Visibilité et risques nocturnes sur la voie publique

Enquête Toluna - Harris Interactive pour Assurance Prévention

Enquête réalisée en ligne du 06 au 11 octobre 2022. Échantillon de 2 039 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 26 octobre,

 

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Que retenir de cette enquête ?

Pour les usagers de la voirie, circuler, que ce soit à pied, à vélo, en trottinette électrique ou en voiture est loin d’être anodin. L’usage de la voirie est en effet associé à un sentiment de vulnérabilité, quel que soit le mode de transport auquel les usagers ont recours. Particulièrement, les usagers des vélos (91% se sentent vulnérables au moins de temps en temps) et des trottinettes électriques (88%) témoignent d’un sentiment de vulnérabilité plus important que la moyenne lorsqu’ils circulent.

 

Déjà importants pour les usagers qui se sentent personnellement vulnérables, les risques apparaissent comme exponentiels dans les situations où la visibilité baisse, par exemple la nuit ou à la tombée du jour. Dans ces situations, l’inquiétude des Français augmente, que ce soit pour eux-mêmes (82%) ou pour les autres (75%). Et dans le même temps s’accroît le sentiment de vulnérabilité, à nouveau particulièrement marqué chez les usagers des vélos (90% ont le sentiment de devenir encore plus vulnérables), des deux-roues motorisés (85%) et des trottinettes électriques (82%). Ces usagers s’identifient eux-mêmes comme particulièrement à risques, et d’autant plus en danger que la visibilité sur la voirie baisse.

 

Pour faire face à la dangerosité de la route, et particulièrement lorsque la visibilité baisse, les Français ont le sentiment d’appliquer les bons réflexes pour se protéger et protéger les autres : 92% pensent les mettre en œuvre au moins de temps en temps, et 70% systématiquement. A noter que les usagers des deux-roues (62%) et des trottinettes (57%) reconnaissent adopter les bons gestes moins fréquemment que les autres utilisateurs.

 

Dans les faits, force est de constater que les usagers appliquent aujourd’hui un nombre non négligeable de bons réflexes, lorsqu’ils sont en situation de déplacement, y compris quand la visibilité est réduite : emprunter uniquement les voies réservées comme les trottoirs (93% le font, et 73% le font systématiquement) et ne pas porter un casque audio (81% et 61%) lorsqu’ils sont piétons ; allumer ses feux (90% et 73%), respecter la priorité des piétons (94% et 73%), ou vérifier l’état de ses systèmes de signalement lumineux et sonore (89% et 60%), lorsqu’on est à vélo ou à trottinette.

 

Néanmoins, on note que le caractère systématique de l’application de ces bons réflexes n’est pas totalement acquis, signe que les usagers des différents moyens de transport ont encore une marge de progression pour renforcer leur sécurité lorsque la visibilité baisse (et notamment chez les usagers des deux-roues motorisés ou des trottinettes). Réduire sa vitesse (49%), porter un casque (49%) ou des accessoires réfléchissants (49%) sont ainsi des automatismes pour un peu moins de la moitié des usagers des trottinettes ou des vélos seulement (même s’ils sont majoritaires à les porter au moins de temps en temps). A nouveau, les usagers des trottinettes se montrent d’ailleurs moins consciencieux que leurs homologues cyclistes, et reconnaissent appliquer les gestes de sécurité moins fréquemment.

 

Ainsi, entre conscience des risques et connaissance des bonnes attitudes à adopter, les Français sont sensibles aux enjeux de sécurité sur la route. Et la perspective du changement d’heure, c’est-à-dire d’une baisse structurelle de la visibilité, sur la voirie les interpelle : nettement (pour plus de 8/10 d’entre eux), ils pensent renforcer leur vigilance sur la voirie après le 30 octobre, et ce quel que soit le mode de transports qu’ils utilisent. Qu’ils soient usagers du vélo ou de la trottinette, les gestes qu’ils adoptent aujourd’hui le plus dans les situations où la visibilité est réduite sont également ceux qu’ils ont le plus l’intention de renforcer : allumer leurs feux, respecter la priorité des autres usagers en utilisant notamment uniquement les voies qui leurs sont réservées, etc.

 

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