Usages & attentes vis-à-vis des applications mobiles

sages & attentes vis-à-vis des applications mobiles

Enquête réalisée en ligne par l’institut Harris Interactive au cours du 4ème trimestre 2012. Echantillon total de 7 000 individus représentatifs de la population des internautes français âgés de 15 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).

Dans le cadre de son nouveau cycle de Cafés digitaux initié fin 2012, Harris Interactive a conduit une véritable investigation auprès de smartphonautes1 et de tablonautes2 afin de répondre aux questions clés que se posent l’ensemble des éditeurs d’application : Qui sont les smartphonautes et les tablonautes et quels sont leurs usages ? Sur l’ensemble des applications téléchargées, combien sont réellement utilisées ? Comment réussir son application et en pérenniser l’usage ? Quels sont les impacts d’une bonne ou d’une mauvaise application pour la marque éditrice ?…

 

Quels sont les grands enseignements de cette étude ?

 

  • Fin 2012, le profil des tablonautes est relativement proche de celui des internautes lorsqu’internet atteignait 20% de pénétration. Celui des smartphonautes se rapproche quant à lui du profil des internautes quand internet approchait les 40% de pénétration. Dans les 2 cas, des profils encore majoritairement masculins, fortement CSP+ et ancrés en région parisienne.

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  • Sur l’ensemble des grands usages du web, le réflexe « applications » a tendance à l’emporter sur le navigateur (pour les smartphonautes davantage que pour les tablonautes), à l’exception de la consommation (achat, comparaison). En cause, outre l’absence d’applications pour une partie encore non négligeable des marchands, le côté mono-enseigne des applications moins propice aux fortes habitudes de comparaison.
  • Plus de 80% des smartphonautes utilisent des applications chaque semaine et 60% quotidiennement
  • Le 1er enjeu pour toute application native est de parvenir à exister face à une offre pléthorique : en moyenne, 35 applications sont installées sur les mobiles des smartphonautes et jusqu’à 56 sur les iphones ! Ramenés au nombre total d’applications disponibles au sein des 2 principaux stores du marché (App Store et Google Play), cela confère à une application mobile une part de voix maximale d’environ 1 pour 20 000 !
  • Le 2nd enjeu pour toute application est de parvenir à prolonger son cycle de vie en créant de la récurrence d’usage : sur 35 applications mobiles installées, 11 sont utilisées toutes les semaines mais 10 ne sont jamais utilisées !
  • Le 3ème et dernier enjeu de toute application repose dans sa capacité à fidéliser ses utilisateurs et à perdurer sur un marché à très forte rotation : sur 9 applications téléchargées au cours des 3DM par les smartphonautes, 3 ne sont déjà plus utilisées !
  • En tête des principaux ingrédients d’une bonne application mobile selon les smartphonautes (en dehors des applications de jeux et de critères d’ordre technique), on retrouve : la rapidité d’accès à l’information (62%), la simplicité et le confort de navigation (61%) et la sécurisation des données personnelles (59%). Logique quand on sait par ailleurs que le 1er bénéfice perçu d’une application par rapport à un site mobile réside dans le gain de temps. Quand à la préoccupation par ailleurs croissante sur la sécurité des données, elle est renforcée sur le mobile par la crainte de se le voir volé et que des données sensibles puissent passer dans des mains tierces.
  • Face à une entreprise ou une marque qui proposerait une application mobile ne répondant pas du tout à leurs attentes, 57% des smartphonautes chercheraient tout simplement à utiliser l’application équivalente d’un concurrent avec un très fort risque qu’ils n’y reviennent plus jamais par la suite.
  • Parmi les principales raisons invoquées pour ne plus utiliser certaines des applications téléchargées au cours des 3 derniers mois (en dehors des applications de jeux) figure en tête l’absence d’utilité réelle de ces applications téléchargées uniquement par curiosité (pour 59% des abandonnistes), devant des contenus qui ne correspondent pas aux attentes (pour 51% des abandonnistes). Cela témoigne d’un usage encore relativement important des stores pour découvrir de nouvelles applications et passer le temps, phénomène illustré par un autre résultat important : 37% des smartphonautes consultent les magasins d’applications au moins une fois par semaine !

 

1. Smartphonautes : internautes personnellement connectés à internet depuis un smartphone au cours des 30 derniers jours
2. Tablonautes : internautes personnellement connectés à internet depuis une tablette tactile au cours des 30 derniers jours

 

En savoir plus :

jlbouveret@harrisinteractive.fr

L’expertise digitale d’Harris Interactive

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