Se loger en toute sérénité

Enquête Harris Interactive pour Century21

Enquête réalisée en ligne les 20 et 21 octobre 2021. Échantillon de 1 022 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 12 avril,

 

Les Français se sentent-ils bien informés sur les risques liés à leur logement ? Quels défauts les Français redoutent-ils le plus ? Ont-ils déjà été confrontés à la découverte de vices cachés une fois installés ?

 

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Que retenir de cette enquête ?

 

  • Lorsqu’on les interroge sur les risques qui pourraient concerner leur logement, les Français indiquent particulièrement redouter deux types d’incidents : l’incendie (44%) et le dégât des eaux (39%). Des dégâts particulièrement dévastateurs dans les logements qui relèguent au second rang les préoccupations liées aux enjeux de chaudière/chauffage, toiture, d’électricité ou de nuisibles, et ce, que ce soit chez les propriétaires ou les locataires.

 

  • Sur ces risques comme sur tous les autres qui pourraient concerner leur logement depuis qu’ils y sont installés, les Français se sentent relativement bien informés (incendie, 63% ; dégât des eaux, 60% ; risques liés à l’électricité, 60%). Mais on constate rapidement que l’intensité de ce sentiment d’information est faible : moins d’un quart, quel que soit le problème concerné, estime se sentir réellement « bien informé » sur les risques particuliers qui pourraient concerner leur lieu de vie. A nouveau, si les propriétaires se sentent légèrement mieux informés que les locataires sur la question, on ne note pas de différence majeure, signe que le niveau d’information est unilatéralement perfectible.

 

  • Si l’incendie est l’incident le plus redouté par les Français, ce n’est heureusement pas le problème le plus fréquemment expérimenté (seuls 14% indiquent avoir connu un incendie chez eux au cours de leur vie, dans leur logement actuel ou un précédent). Néanmoins, les Français ont très majoritairement déjà connu des désagréments à leur domicile : 82%. Le problème le plus fréquemment rencontré est ainsi la panne de chaudière ou de chauffage (49%), juste devant le dégât des eaux (46%), un sinistre où cette fois, crainte et niveau d’expérience sont malheureusement à des niveaux proches. En lien avec les dégâts des eaux, les problèmes de tuyauterie sont également cités par de nombreux Français, tout comme les problèmes d’isolation ou de nuisibles. A nouveau, on note peu de différences dans les expériences des propriétaires et des locataires, si ce n’est que les premiers restituent d’avantage les soucis de toiture, quand les second rapportent plus de problèmes d’isolation, de ventilation ou de nuisibles dans leur logement.

 

  • Non seulement les Français sont nombreux à avoir déjà expérimenté des désagréments au sein de leurs logements, ils sont également nombreux (54%) à avoir découvert dans leur logement des vices cachés après leur installation (ou leur achat le cas échéant). Si la plupart du temps, il s’agissait de défauts peu graves, entrainant seulement de petits aménagements (41%), près d’un quart des Français rapportent des vices cachés graves (24%) qui ont entrainé des travaux importants ou ont les ont empêchés de vivre dans leur logement pendant un temps. 35% ont par ailleurs rapporté avoir été confrontés à des vices cachés contre lesquels ils étaient impuissants (problèmes de voisinage, enjeux ne pouvant être gérés qu’en collectivité, nuisances sonores ou odeurs, etc.). On note cette fois un écart important entre les propriétaires et les locataires, ces derniers se déclarant plus nombreux à avoir expérimenté des vices cachés (61% contre 49%), notamment des défauts contre lesquels ils ne pouvaient rien faire (46% contre 29%).

 

  • Conséquence de ce phénomène les Français indiquent très majoritairement que, s’ils devaient aujourd’hui acheter un bien immobilier, la crainte de trouver des vices cachés serait un facteur de stress important de leur processus d’achat. Un facteur de stress qui jouerait sur l’ensemble des Français, mais qui est encore un peu exacerbé par ceux qui se projettent dans des achats immobiliers à l’avenir (79%, et 81% chez ceux qui ont ce projet d’ici 3 ans). S’ils découvraient des vices cachés avant l’achat, les Français feraient très nettement le choix de renoncer au bien qu’ils envisageaient, particulièrement s’il s’agit de risques liés aux fondations (88%), à la toiture (82%), à l’isolation (81%) ou à la présence de nuisibles (81%) au sein du logement. A nouveau ceux qui se projettent dans un achat, et notamment dans un achat à court terme partagent la vision de l’ensemble des Français.

 

  • S’ils auraient majoritairement peur de rencontrer des vices cachés dans le cadre d’un achat (75%) (et donc de se tromper sur la valeur réelle du bien qu’ils achètent, 74%) les Français font aujourd’hui plutôt confiance aux solutions leur permettant de prévenir ces désagréments, et notamment, les diagnostics permettant d’évaluer sa valeur et son état (71%). S’ils font également confiance à leur propre expertise (61%), ils sont nombreux à indiquer qu’ils ne sauraient aujourd’hui pas vers qui se tourner pour les aider à dépister les vices cachés au sein d’un logement (46%), et majoritairement, ils ne comptent pas plus sur l’honnêteté du vendeur du bien (seuls 48% lui feraient confiance) ou de l’agent immobilier (50%) pour être transparent sur le sujet.

 

  • Les craintes qui existent autour de la question des vices cachés, et les nombreux témoignages qui en rapportent l’expérience créent un fort besoin de réassurance auprès des Français. S’ils devaient acheter un logement aujourd’hui, la majorité seraient intéressés par un service leur proposant de pousser plus loin les diagnostics existants pour lever les doutes sur les potentiels défauts de leur logement (83%, et 78% après qu’il leur ait été annoncé une tarification de 300€ pour ce service). Mais ce nouveau diagnostic n’intéresse pas que les potentiels acheteurs : les Français se projettent largement dans le recours à ce service du point de vue du vendeur (78% et 72%), permettant de renforcer la confiance entre les parties lors de l’acte d’achat.

 

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