Regard des Français sur les enjeux liés au vapotage

Enquête Harris Interactive pour France Vapotage

Enquête réalisée en ligne du 10 au 20 mai 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 3001 personnes. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Si les conséquences de la cigarette sur la santé ne sont aujourd’hui plus remises en cause, les alternatives comme l’e-cigarette ou cigarette électronique, ajouts récents aux options des fumeurs, interrogent encore les Français. Comment perçoivent-ils le vapotage ? Quels en sont pour eux les opportunités et les dangers ? Qu’attendent-ils des pouvoirs publics à leur égard ? Autant d’interrogations auxquelles l’enquête menée par Harris Interactive pour France Vapotage s’attachera à apporter des réponses, en mettant en lumière les regards comparés de populations aux expériences diverses : fumeurs de tabac, vapoteurs et vapofumeurs ayant des pratiques mixtes.

 

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Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

 

Une meilleure information et une plus grande publicité attendues sur le vapotage

 

  • Introduites en France depuis une dizaine d’années, les cigarettes électroniques soulèvent encore des interrogations mal identifiées chez les Français : 57% d’entre eux se sentent mal informés sur elles, notamment les femmes ou les personnes les plus âgées. Naturellement, ceux qui aujourd’hui vapotent sont bien mieux renseignés que la moyenne : 71% pour ceux qui ne font que vapoter, 76% pour les vapofumeurs, qui à la fois vapotent ou fument de manière régulière, contre 43% de l’ensemble des Français. Les fumeurs, eux, ont à ce stade un niveau d’information qui correspond à la moyenne nationale : 43% d’entre eux se sentent bien informés sur l’e-cigarette et 57% se sentent mal informés, alors même qu’ils pourraient être les principaux concernés par une utilisation de ce produit.
  • Non seulement l’information des Français sur la cigarette électronique est perfectible, mais ils sont en demande de davantage de renseignements, notamment en ce qui concerne les effets de la cigarette électronique sur la santé (62%), et les preuves de son efficacité à diminuer la consommation de tabac (54%). D’autres points plus techniques sont également, dans une moindre mesure, source d’attentes de la part des Français, par exemple davantage de lisibilité sur les lieux où l’utilisation de la cigarette électronique est autorisée (49%), et la manière dont ces produits fonctionnent (43%).
  • Parmi les Français les plus désireux de recevoir de l’information sur la cigarette électronique, on retrouve ceux qui vapotent exclusivement ou vapotent en partageant cette consommation avec celle du tabac, qui présentent un intérêt beaucoup plus important que la moyenne sur ces différents points. Les fumeurs, eux, aussi, ont tendance à se montrer plus demandeurs d’information que la moyenne, tout en restant bien en deçà dans leurs revendications que les vapoteurs, signe d’un intérêt présent mais pas encore massif chez ceux qui fument sans jamais s’être portés vers la cigarette électronique jusqu’à présent.
  • Désireux de plus d’information, la majorité des Français (62%) se montrerait favorable à ce que les campagnes publicitaires de prévention incitent les fumeurs à se tourner vers le vapotage pour réduire leur consommation de tabac. On note que les vapoteurs se montrent les plus convaincus, la moitié des fumeurs (51%) soutenant cette fois également ce projet de campagnes en faveur de l’e-cigarette.

 

L’efficacité de l’e-cigarette, déterminante dans sa perception par le grand public

 

  • Si le niveau d’information des Français sur la cigarette électronique semble perfectible, 57% d’entre eux, estiment qu’utiliser une e-cigarette s’avère moins risqué que fumer du tabac. Un sentiment plus fort encore chez ceux qui vapotent, exclusivement (91%) ou dans une consommation mixte (69%). Si cette perception est généralisée, 41% estiment tout de même que les deux pratiques sont aussi nocives l’une que l’autre, et une très petite minorité (2%) estime que la cigarette électronique serait plus dangereuse pour la santé.
  • Considérée comme moins nocive pour la santé, la cigarette électronique est perçue par les Français comme un recours avantageux au tabac, notamment dans le cadre d’une diminution ou d’un sevrage de sa consommation. Aujourd’hui, 73% des Français partagent le sentiment que la cigarette électronique s’avère efficace pour réduire la consommation de tabac des fumeurs, un constat que renforcent ceux qui se sont mis à vapoter (91% en sont convaincus chez les vapoteurs exclusifs, 97% chez les vapofumeurs réguliers). Et une courte majorité (53%) estime qu’il s’agit également d’un moyen efficace pour arrêter totalement le tabac.
  • Le sentiment que l’e-cigarette est moins nocive que le tabac, et son usage en remplacement/compensation d’un usage du tabac apparaissent d’ailleurs comme les principales motivations ayant poussé les vapoteurs à l’essayer. Trouver une alternative à sa consommation de tabac (54%), prendre soin de sa santé (43%), ainsi qu’éviter une reprise du tabac (26%) apparaissent parmi les principales motivations aux côtés de la volonté de faire des économies (41%) et de moins gêner son entourage (33%).
  • Aujourd’hui, la plupart des fumeurs (58%) déclarent pouvoir envisager de passer à la cigarette électronique. On note cependant de vraies divergences entre ceux qui vapotent déjà aujourd’hui et les fumeurs exclusifs. Alors que 87% de ceux qui fument et vapotent déclarent qu’ils pourraient envisager au cours des prochains mois de passer à un vapotage exclusif, les fumeurs qui ne vapotent pas ne sont que 28% à envisager un passage mixte ou exclusif à la cigarette électronique.. L’argument principal à son encontre relève de la sensation, les fumeurs dans cette situation estimant pour 62% d’entre eux que la sensation n’est pas la même que l’e-cigarette. L’autre enjeu est un enjeu de santé, ces fumeurs exprimant des doutes sur les effets de la cigarette électronique sur la santé (38%), certains ayant également des doutes sur la fiabilité des produits (27%). La démarche d’information auprès de ces fumeurs, déjà identifiés comme moins renseignés sur l’e-cigarette, apparaît ainsi comme un véritable levier pour les aider à passer d’une consommation à l’autre.

 

Une forte attente vis-à-vis des pouvoirs publics concernant la promotion de l’e-cigarette

 

  • Parce qu’ils la perçoivent comme moins nocive que le tabac, les Français soutiennent la promotion de la cigarette électronique par les pouvoirs publics. 59% d’entre eux se montrent favorables à ce que les pouvoirs publics encouragent les fumeurs à passer à l’e-cigarette, un mouvement que soutiennent particulièrement ceux qui se sont déjà mis à vapoter (vapoteurs exclusifs : 81% ; vapofumeurs : 87%). Les fumeurs de tabac, eux-mêmes se montrent, pour près de la moitié d’entre eux, ouverts à cette idée (45%).
  • On note que le soutien à cette implication des pouvoirs publics est d’autant plus fort que les Français estiment que pour l’instant, ils s’impliquent peu ou pas dans la mise en valeur de la cigarette électronique comme alternative valable au tabac: 73%, un constat qui fait l’unanimité chez tous, fumeurs exclusifs ou vapoteurs exclusifs. Signe de cette absence de mise en valeur par les instances de protection de la santé et organismes de prévention, les médecins – alors qu’ils sont toujours la référence sur les questions de santé des Français – sont rarement les référents de ceux qui décident de passer à la cigarette électronique (17%), qui généralement, s’informent auprès des vendeurs (41%) sur Internet (35%) ou auprès d’amis (32%). Il y a ainsi une attente à ce que l’information sur la cigarette électronique soit plus présente, plus détaillée, mais change également de niveau et soit relayée par des acteurs davantage institutionnels.

 

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