Quelle consommation des Européens pour la fin d’année ?

Enquête Harris Interactive pour ONEY

Enquête Harris Interactive pour Oney, réalisée en ligne, du 6 au 9 septembre 2022, auprès d’un échantillon de 1 051 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus ; et du 9 au 14 septembre 2022, auprès d’un échantillon de 1 045 personnes représentatif de la population espagnole âgée de 18 ans et plus, et d’un échantillon de 1 047 personnes représentatif de la population portugaise âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).

 

Paris, le 11 octobre,

 

Pour cette 3ème étude de l’année, Harris Interactive a interrogé pour Oney un échantillon représentatif des populations française, espagnole et portugaise concernant leurs intentions d’achats envisagées pour la fin d’année 2022.

Quelles sont les intentions d’achat envisagées par les Européens pour cette fin d’année 2022 ? Quelle est leur perception du crédit à la consommation ? Pensent-ils utiliser le paiement en plusieurs fois ?

 

Que retenir de cette enquête ?

 

Un contexte inflationniste propice à la réduction des dépenses de la part des Européens, particulièrement prononcée chez les Portugais

En cette fin d’année 2022 marquée par un contexte d’inflation qui touche toute l’Europe, on observe une forte volonté des Européens de limiter leurs dépenses, notamment sur les dépenses contraintes, dont les prix ont connu au cours des derniers mois une forte progression. A ce titre, 2 Européens sur 3 déclarent qu’ils anticiperont de réduire leurs dépenses liées aux frais d’énergie. Les Français se sentent moins exposés à la hausse des prix de l’énergie que les autres : 53% d’entre eux indiquent qu’ils tenteront de diminuer leurs frais dans ce domaine d’ici la fin de l’année, contre 64% des Espagnols et 73% des Portugais. Ainsi malgré la « dérogation ibérique » dont les deux pays ont bénéficié de la part de l’Union européenne, pour limiter le prix de l’électricité, leurs populations apparaissent comme sensibilisés à la limitation de leur consommation.

 

Si certains postes de dépenses fixes (logement, frais de santé, frais d’assurance) font l’objet de marge de manœuvre réduite, plus de la moitié des Européens déclarent qu’ils chercheront à réduire certaines de leurs dépenses liées aux plaisirs dans les prochains mois (vêtements, décoration, équipements électroniques et électroménagers, sorties culturelles, voyage), là encore symptomatiques d’un sentiment de limitation à venir, particulièrement important pour les Portugais. En effet, ces derniers envisagent davantage que leurs voisins européens de réduire leurs dépenses dans la plupart des domaines testés.

 

Au carrefour des dépenses contraintes et des dépenses « plaisirs », l’alimentation. Si 43% d’entre eux déclarent qu’ils chercheront à diminuer leurs dépenses en la matière sur la fin de l’année, on observe en parallèle que 28% anticipent de dépenser plus que l’année dernière, sensiblement plus prononcé en Espagne (32%) et au Portugal (30%) qu’en France (24%). Dans ce contexte de crise énergétique et inflationniste, les Européens, sans rogner de manière significative l’ensemble de leurs dépenses, mettent en place des stratégies de consommation, pour consommer autrement, équilibrer leur budget dans un moment d’augmentation des prix et de tension sur le pouvoir d’achat. Outre l’alimentation, plus de 2 Européens sur 3 affirment avoir l’intention d’acheter au moins autant de produits que l’an dernier en matière de bien-être et d’hygiène (71%) ou de santé (67%), avec peu de distinction dans les usages anticipés selon les différents pays.

 

 

Expérimenté par une majorité d’Européens, le crédit à la consommation reste envisagé par 1 Européen sur 5 dans un avenir proche

La moitié des Européens indiquent avoir déjà souscrit un crédit à la consommation (54%), dont un quart en ont souscrit plusieurs fois (26%). Les Portugais indiquent avoir davantage recours au crédit à la consommation que leurs voisins Européens : deux tiers d’entre eux déclarent déjà y avoir souscrit contre la moitié pour les Français et les Espagnols.

 

Peu importe le pays, le recours aux crédits à la consommation se fait essentiellement pour des achats uniques, ponctuels (81%) et concerne avant tout des biens onéreux comme l’achat d’un véhicule (44%), de matériel informatique (32%) ou de mobilier (23%). Les pratiques des Espagnols se distinguent de celles de leurs voisins, ces premiers déclarant sensiblement plus que les autres utiliser le crédit à la consommation pour leurs achats du quotidien (24% contre 19% des Français et 16% des Portugais) et déclarent l’avoir utilisé davantage pour des achats liés à leur santé (18%) et les dépenses de voyages ou de tourisme (21%).

 

Alors que la moitié des Européens affirment avoir déjà eu recours au crédit à la consommation, cette solution apparait comme un moyen particulièrement envisagé dans les prochains mois : 1 Européen sur 5 affirme avoir l’intention d’y recourir dans les mois à venir. Dans le détail, 18% des Français déclarent qu’ils songent à en contracter un, 24% des Espagnols et 23% des Portugais. A l’inverse, les Européens anticipent davantage de se tourner vers leurs économies personnelles (49%) et le paiement fractionné (39%) comme solution de paiement dans les mois à venir.

 

Pour les Européens qui envisagent de souscrire un crédit à la consommation, cela se fait surtout dans l’optique de financer l’achat d’un véhicule (35%), de matériel informatique (32%) ou de mobilier (25%), soit les mêmes catégories de produits pour lesquelles les Européens indiquaient avoir eu recours à cette forme de financement par le passé. Au-delà de ces achats traditionnellement mentionnés, l’alimentation émerge à un niveau non négligeable auprès des Espagnols (24%) et des Portugais (25%). Des proportions non négligeables de consommateurs déclarant ainsi envisager d’utiliser un crédit à la consommation pour payer leur consommation alimentaire, confortant l’idée d’une angoisse pour une partie de la population quant à la possibilité de boucler leur fin de mois dans une avenir proche.

 

A l’inverse, les Européens n’envisageant pas d’utiliser de crédit à la consommation dans les prochains mois justifient souvent ce choix par un refus de principe du recours au crédit (37%), des taux d’emprunt trop importants (35%) ainsi qu’une peur du surendettement (30%) ou la nonnécessité de faire un crédit (30%). Plus particulièrement, les Portugais se distinguent par une crainte plus prononcée quant aux conséquences négatives que peut amener son recours. Ainsi 36% des Portugais qui n’envisagent pas de souscrire à un crédit à la consommation mettent en avant la peur du surendettement (36%), l’augmentation des taux de crédit (28%) dans les prochains mois mais également de manière sensiblement plus importante que leurs voisins Français et Espagnols la peur de ne pas être capable de rembourser en cas de perte de maladie et d’emploi (17%).

 

Utilisé par 1 Européen sur 3, le paiement fractionné constitue davantage un critère déterminant dans les choix de consommation des Espagnols

Depuis le début de l’année 2022, un peu plus d’un tiers des Européens disent avoir expérimenté le paiement en plusieurs fois que ce soit en ligne ou en magasin sans distinction majeure entre les pays (31%) et près de 4 Européens sur 10 projettent de l’utiliser d’ici la fin de l’année (38%), toujours à des niveaux similaires entre les pays.

 

Le paiement en plusieurs fois apparait en premier lieu lié aux produits informatiques, high-tech et électroménager pour l’ensemble des Européens. En effet, 43% de ceux qui projettent d’utiliser le paiement en plusieurs fois déclarent avoir l’intention d’y avoir recours avant tout dans ce secteur, loin devant les meubles (26%) ou les voyages (21%). L’intention des Espagnols d’utiliser ce mode de paiement dans le domaine de l’informatique s’avère en retrait (38%) par rapport aux Français (44%) et 4 aux Portugais (47%), alors que dans le même temps, l’utilisation du paiement fractionné pour des dépenses d’alimentation, là encore, est envisagée par 19% des Espagnols, 14% des Portugais et 10% des Français

 

Ainsi ce mode de paiement apparait comme un critère principal dans le choix du lieu de consommation pour un tiers des Européens : 33% indiquent choisir en priorité les enseignes proposant ce type de financement, avec des niveaux sensiblement proches entre les trois pays. Relevons que la disponibilité de ce mode de paiement auprès d’un commerçant joue davantage dans les pratiques de consommation des Espagnols que pour l’ensemble des Européens : la moitié d’entre eux pourraient être amenés à ne pas effectuer leur achat immédiatement dans l’enseigne si celle-ci ne proposait pas le paiement fractionné.

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