Qu’attendent les Français des entreprises en matière de climat ?

Enquête Harris Interactive pour Coca Cola European Partners

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 26 au 28 janvier 2021. Échantillon de 1 039 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

À la demande de Coca-Cola European Partners, Harris Interactive a interrogé un échantillon représentatif de la population française sur leurs attentes à l’égard des entreprises en matière de climat.

 

Télécharger le rapport

 

Que retenir de cette enquête ?

 

  • Lorsqu’ils pensent au climat, les Français utilisent spontanément des mots qui témoignent d’une préoccupation vive : « réchauffement » ou « dérèglement » climatique, « danger », « catastrophe », « pollution » … Le champ lexical mobilisé renvoie bien à un enjeu structurel pour notre société.

 

  • Ce contexte préoccupant les Français se combine avec un doute général de la part du grand public concernant l’engagement sociétal des entreprises. Sur l’action en faveur du climat (42%) comme sur la rémunération équitable des collaborateurs (43%), la transparence des informations sur les produits (43%) ou encore l’égalité de traitement entre candidats au moment du recrutement (43%), seule une minorité de Français déclarent aujourd’hui faire confiance aux entreprises pour agir dans le bon sens. Autre indicateur de cette posture sceptique de la part du grand public : un tiers des Français (34%) affirme même ne faire confiance aux entreprises dans aucun des domaines d’intérêt général testés dans le cadre de cette enquête. La défiance étant particulièrement vive chez les seniors (44%).

 

  • Pour autant, ce doute ne constitue pas une résignation : les Français expriment des attentes fortes à l’égard des entreprises pour agir en matière de climat. De multiples actions sont attendues de la part de celles-ci, tout particulièrement pour réduire différents indicateurs climatiques: leurs déchets, leurs émissions de gaz à effet de serre et leur consommation d’énergie. On relèvera que le simple fait de parler de « réduction » génère une adhésion plus forte de la part des répondants. Probablement nos compatriotes y voient des actions concrètes À chaque fois, ce sont près de 9 Français sur 10 qui qualifient cet objectif de prioritaire ; une majorité absolue affirmant même qu’il s’agit d’une dimension « tout à fait prioritaire ». Dans une moindre mesure, les entreprises sont également attendues sur d’autres registres : notons néanmoins que la communication sur les actions en faveur du climat (33% « tout à fait prioritaire ») et la sensibilisation des salariés (32%) se situent relativement en bas des priorités, légèrement en retrait par rapport à l’idée de sensibiliser les actionnaires (41%) ou d’adapter le choix des sous-traitants (38%).

 

  • Quand ils entendent l’expression de « neutralité carbone », les Français en comprennent-ils la signification? Suffisamment pour que les trois quarts d’entre eux affirment voir ce que cela veut dire. Toutefois, seuls 28% des Français indiquent identifier « tout à fait » ce que cela signifie : la compréhension du grand public est sans doute relativement creuse.

 

  • D’ailleurs, dans ce climat de suspicion, lorsqu’une entreprise déclare être « neutre en carbone », les Français adhèrent largement à des affirmations minimisant la portée concrète de cette ambition : 76% estiment que « ce n’est que de la communication » et autant qualifient ce type d’annonce de « greenwashing ». Dans une moindre mesure, les deux tiers des Français estiment néanmoins que cela améliore leur image de l’entreprise concernée et 57% que cela leur donne envie d’acheter ses produits et services. L’impact positif est plus prononcé auprès des jeunes et des personnes issues des catégories populaires. Mais dans l’ensemble, le fait de se déclarer « neutre en carbone » n’est sans doute pas assez concret pour que le grand public puisse investir immédiatement un regard positif sur la démarche.

 

  • À nouveau, le scepticisme exprimé par une partie des Français n’occulte pas des attentes fortes à l’égard des entreprises. Plus précisément, l’attente est particulièrement vive à l’égard des grandes entreprises: plus de 9 Français sur 10 estiment prioritaire qu’elles s’engagent à devenir neutres sur le plan du climat, qu’il s’agisse d’entreprises françaises ou internationales (même si l’intensité de l’attente est un peu plus forte encore à l’égard des grands groupes internationaux). Les PME ou TPE sont également attendues sur le sujet, mais à des niveaux sensiblement moins élevés (respectivement 83% et 76%) et avec une intensité bien moindre (moins d’un tiers « tout à fait prioritaire »).

 

  • D’ailleurs, dans un pays où les pouvoirs publics sont régulièrement convoqués comme premier recours, les grandes entreprises constituent l’acteur dont les Français attendent en priorité qu’il agisse pour le climat (36%), au même niveau que les gouvernements (35%). Qui plus est, le fait de désigner en priorité les grandes entreprises s’avère homogène parmi l’ensemble des catégories de population, quand la mention des pouvoirs publics est davantage mobilisée par les personnes se déclarant proches des formations politiques de gauche. 19% des Français citent les citoyens eux-mêmes comme acteur devant intervenir en priorité, et seulement 3% les ONG ou les petites entreprises.

 

Share

  • climat
  • Coca-Cola
  • confiance
  • engagement sociétal
  • entreprise
  • greenwashing
  • neutralité carbone
  • Réchauffement climatique
  • RSE