Près d’un Français sur deux s’estime mal informé sur le diabète. 42% pensent présenter un risque de développer un diabète à l’avenir

Près d’un Français sur deux s’estime mal informé sur le diabète. 42% pensent présenter un risque de développer un diabète à l’avenir

Ce sondage a été réalisé en ligne par Harris Interactive du 3 au 10 Novembre 2010, auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus. Les répondants ont été sélectionnés au sein de l’access panel d’Harris Interactive et gérés par quotas et redressements sur les critères de sexe, d’âge, de région, et de catégorie socioprofessionnelle.

 

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Paris, le 12 Novembre 2010 — pour diffusion immédiate – Célébrée chaque année le 14 novembre, la Journée Mondiale du Diabète (JMD) rassemble mondialement des millions de personnes dans une vaste campagne de sensibilisation. L’initiative a été lancée par la Fédération Internationale du Diabète et l’Organisation Mondiale de la Santé en 1991, en réponse aux inquiétudes liées à l’incidence croissante du diabète dans le monde. Le thème de la Journée Mondiale du Diabète pour la période 2009 – 2013 est L’Education et la Prévention du Diabète.

 

En vue de cet événement, Harris Interactive a souhaité interroger les Français sur leur style de vie -afin d’évaluer les pratiques à risques (sédentarité, habitudes alimentaires…)- et sur leur niveau d’information sur cette pathologie (connaissance des caractéristiques de la maladie, des facteurs de risque, pro activité dans la recherche d’information…).

Les principaux enseignements de cette enquête sont les suivants :

 

Le diabète est une maladie chronique à laquelle les Français sont relativement peu sensibilisés

Seulement 46% des Français non diabétiques ont déjà cherché à savoir s’ils étaient atteints de cette maladie. Cette pratique de « dépistage » devient plus commune avec l’âge (66% des plus de 50 ans) et en fonction du profil de risque de l’individu (54% des personnes en surpoids, 77% des personnes obèses).

 

Des Français sédentaires mais qui estiment avoir un régime alimentaire équilibré.

La prévalence de cette maladie dépend en grande partie du style de vie des individus. Ainsi, malgré un mode de vie relativement sédentaire (27% des Français se rendent sur leur lieu de travail à vélo ou à pied ; chaque Français passe quotidiennement 4h30 en moyenne devant un écran d’ordinateur ou de télévision), les Français ont des pratiques relativement saines :

  • Une activité physique régulière : 57% des Français déclarent exercer une activité physique au moins une fois par semaine (62% des hommes / 51% des femmes)
  • Un régime alimentaire plutôt équilibré (notamment chez les CSP+, et chez les Français pratiquant une activité physique régulière) :
    • 68% des Français considèrent que leur régime alimentaire est équilibré entre les différents nutriments (lipides, glucides et protides)
    • 73% estiment qu’il leur garantit un apport suffisant en vitamines
    • 81% pensent que leur alimentation est suffisante en quantité mais pas excessive

Des Français conscients de leur risque de développer un jour un diabète

Par l’accumulation de facteurs de risque favorisant l’apparition de la maladie, la population française de plus de 50 ans présente aujourd’hui un risque significatif de développer un diabète à l’avenir. Ainsi, 28% des 50 ans et plus sont hypertendus, 17% ont un taux de cholestérol élevé, et surtout, 60% sont en surcharge pondérale ou obèses (Indice de Masse Corporelle supérieur à 25 ).
Bien que ce problème de surcharge pondérale soit significativement plus important chez les seniors, il n’en touche pas moins le reste de la population (34% des Français sont en surpoids et 14% obèses), et principalement les hommes (54% des hommes ont un IMC supérieur à 25).

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Ainsi aujourd’hui, 42% des Français pensent présenter un risque de développer un diabète à l’avenir. Cette crainte est significativement supérieure chez les personnes en surpoids (49%) et obèses (59%).

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Un niveau de connaissance de la maladie limité

68% des Français estiment avoir un niveau de connaissance moyen ou faible du diabète. Ce niveau de connaissance s’améliore chez les personnes dites « à risque » (surcharge pondérale / obésité) et chez les individus dont un membre de famille est diabétique.

De plus, près d’un Français sur deux ne s’estime pas bien informé sur cette maladie (47%).

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Il est intéressant de noter que les 15-34 ans sont les moins bien informés (60%) alors qu’ils représentent une population prioritaire en termes de prévention et d’éducation dans leur mode de vie et leur régime alimentaire.

Même si une immense majorité de Français a déjà entendu parler du diabète, peu ont fait la démarche de se renseigner sur cette maladie

98% des Français ont déjà entendu parler du diabète, principalement par les proches (ami, famille 40%) et les médias (TV 28%, Presse 24%) ou une autre personne diabétique (30%) mais 45% d’entre eux n’ont jamais fait de démarche particulière pour se renseigner sur le diabète. Quand ils le font, les Français s’adressent en priorité à leur médecin généraliste (42%) pour obtenir des informations sur cette pathologie.

En outre, la pro activité dans la recherche d’information est d’autant plus forte que la population est âgée (63% des plus de 50 ans ayant déjà entendu parler du diabète se sont renseignés sur cette maladie), féminine (59%) et dite « à risque » (en surpoids 59%, obèse 67%)

 

– Une connaissance partielle du diabète qui se limite aux facteurs de risques, aux principales complications et aux principales caractéristiques de la maladie (problème lié au sucre, maladie chronique)

Peu de Français (environ 30%) connaissent la différence entre le diabète de type 1 (diabète insulino dépendant, qui se caractérise par une absence de production d’insuline) et le diabète de type 2 (diabète non insulino dépendant, qui se caractérise par une résistance de l’organisme à l’insuline).

Ils sont également très peu à connaître les signes précurseurs d’un diabète (taux de glycémie indicateur d’un diabète, naissance d’un enfant de plus de 4 kilos, envie d’uriner régulièrement la nuit).

Cependant, les Français sont au fait des principales complications du diabète (cardiaques, oculaires, rénales), et des principales caractéristiques de la maladie (le sucre est mal ingéré par le corps, maladie chronique évoluant tout au long de la vie) ainsi que des recommandations faites aux diabétiques (règles hygiéno-diététiques). Seules les complications nerveuses ne semblent pas encore être assimilées (neuropathie diabétique, « pied » diabétique).

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D’une manière générale, on observe un niveau de connaissance plus détaillé chez les femmes, les individus ayant une proximité avec la maladie (membre de la famille diabétique) et les populations à risque (plus de 50 ans, en surcharge pondérale ou obèse).

Par ailleurs, les Français mettent en exergue trois principaux facteurs de risque du diabète : la surcharge pondérale/l’obésité (64%), l’hérédité (63%) et une alimentation déséquilibrée (57%).

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