Observatoire des parcours de soins des Français – Thème 3 : Les Français et les médecines douces

Enquête Harris Interactive pour Santéclair

 Enquête réalisée en ligne du 16 au 25 octobre 2019, par l’institut Harris Interactive pour Santéclair, auprès d’un échantillon de 1500 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Santéclair a sollicité Harris Interactive afin de mettre en place un Observatoire des parcours de soins des Français, sous forme d’une série d’études visant à mesurer les perceptions et attentes des Français par rapport aux différents aspects de ce parcours. Les résultats de la troisième thématique étudiée, « les Français et les médecines douces », démontrent l’intérêt incontestable qu’une majorité de nos concitoyens y portent : 71% ont déjà eu recours à au moins une pratique de médecine douce avec, comme quintet de tête des mieux perçues et connues, l’ostéopathie (80% de bonne image), la diététique (73%), l’homéopathie (72%), l’acupuncture (72%) et la psychologie (63%). Pourtant plusieurs freins dans le recours à ces pratiques sont clairement exprimés en ce qui concerne leur manque d’accessibilité, d’abord financière mais aussi géographique, ainsi que des interrogations sur leur crédibilité scientifique et leur encadrement professionnel.

 

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Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

 

  • Une appétence forte pour des pratiques en phase avec les aspirations sociétales contemporaines

Les médecines douces sont globalement et très majoritairement perçues comme efficaces pour soigner les petits maux (91%) et comme pratiques complémentaires à la médecine traditionnelle (88%) par rapport à laquelle elles apparaissent comme plus respectueuses de l’organisme et de l’environnement. Ainsi particulièrement en phase avec des aspirations qui traversent tous les champs de la société, les médecines douces se révèlent même aujourd’hui considérées comme innovantes par une plus grande proportion de la population (37%) que la médecine traditionnelle (25%, alors que 38% pensent qu’elles ne sont ni plus ni moins innovantes).

 

  • Jusqu’à 92% de satisfaction des personnes y ayant recours et peu de refus catégorique chez celles n’ayant jamais pratiqué

Parmi les 3 Français sur 10 n’ayant jamais eu recours aux médecines douces, seule une minorité y oppose un refus de principe lié au fait de ne pas croire en l’efficacité de ce type de soins, ou de ne pas avoir confiance envers leurs praticiens (respectivement 17% et 13% de ceux qui n’ont jamais consulté de praticiens de médecines douces). Ce sont avant tout l’absence de besoin médical, le coût des consultations et le manque d’information à leur égard qui sont mis en avant comme raison de l’absence de recours à ces médecines.

Chez ceux, majoritaires (7 sur 10), ayant déjà consulté des praticiens de médecines douces, les taux de satisfaction tendent vers le plébiscite quant à leur apport. Bien que la satisfaction soit variable selon la discipline, elle est au minimum de 68% dans le cas des personnes ayant eu recours à l’hypnose pour atteindre 92% chez celles ayant eu recours à l’ostéopathie (dont 54% de « tout à fait satisfaites » chez ces dernières, qui sont par ailleurs 28% à considérer cette pratique comme indispensable pour elles).

 

  • Un besoin d’information sur les pratiques et la qualité des praticiens

Les Français sont 56% à s’estimer mal informés sur les médecines douces en général. Parmi ceux y ayant recours ou qui pourraient l’envisager, ce besoin d’information concerne notamment les éléments permettant de valider le professionnalisme des praticiens et la certification de leurs pratiques puisque c’est le critère des diplômes / de la formation qu’ils sont les plus nombreux à considérer comme important dans le choix d’un spécialiste à consulter dans ce domaine (90%, dont 41% « très important »). Par ailleurs, le fait qu’un praticien soit labellisé par une instance professionnelle est également un critère de choix qu’ils sont 88% à estimer important (dont 35% le considèrent « très important »).

 

  • L’accessibilité financière : la première difficulté des personnes ayant recours aux médecines douces, un des principaux freins pour les autres

Parmi les Français déclarant avoir déjà consulté des praticiens en médecine douce, ils sont 5 sur 10 à indiquer avoir déjà dû renoncer à ces soins en raison du coût la consultation (et même plus de 3 sur ces 5 déclarant avoir dû y renoncer plusieurs fois). Aussi, lorsqu’ils font part des difficultés rencontrées dans le cadre de leurs consultations de praticiens de médecine douce, celles-ci concernent d’abord des questions de prise en charge / de remboursement (60% en font état) et de tarif pratiqués (55% en font état). Les difficultés quant à l’accessibilité géographique ne viennent que dans un second temps avec 44% des personnes ayant déjà eu recours à des professionnels en médecine douce qui disent avoir rencontré des complications pour trouver un praticien proche de chez elles.

 

  • L’apport de leur complémentaire santé encore mal identifié par un tiers des Français, mais satisfaisant pour les deux tiers de ceux bénéficiant de leurs prestations sur les médecines douces

Si les Français sont très majoritaires à souhaiter une prise en charge mutualisée des coûts liés aux consultations et traitements de médecine douce au même titre que les autres soins, que ce soit par l’assurance maladie obligatoire (51%) ou par les complémentaires santé (36%), ils restent près du tiers (30%) parmi ceux bénéficiant d’une complémentaire à ignorer si leur contrat comporte un forfait spécifique pour le remboursement de leurs soins de médecine douce. Pourtant, lorsqu’ils savent bénéficier de ce type de « forfait médecine douce » dans leur contrat de complémentaire santé, ils sont 64% à se déclarer satisfaits du niveau de prise en charge des soins de médecine douce que cela leur procure, 68% à être satisfaits des disciplines et soins couverts et 76% des modalités de prise en charge.

 

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