Observatoire de la protection des entreprises – Vague 2

Enquête Harris Interactive pour Securitas

Enquête menée en ligne et par téléphone du 30 août au 16 septembre 2021. Echantillon de 328 décisionnaires en entreprise en matière de gestion des risques et de sécurité au sein d’entreprises de plus de 10 salariés (DG, Gérant, Responsable de la sécurité, Responsable des services généraux…).

 

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Les enseignements clefs du sondage

  • Des entreprises qui se sentent toujours exposées à de multiples risques, avec toutefois un moindre sentiment d’exposition aux risques en matière de santé des salariés, tandis que le sentiment d’exposition aux risques socio-économique croît.
    Les entreprises se déclarent exposées, au moins faiblement, en moyenne à 8,4 types de risques sur les 11 testés, un score stable par rapport à l’an passé. Par rapport à la vague 1, notons un plus faible sentiment d’exposition aux risques liés à la santé physique et mentale des salariés et à l’inverse, un plus fort sentiment d’exposition aux risques socio-économiques. Si la crise sanitaire semble moins aiguë, les inquiétudes quant au climat économique et social demeurent. Quant aux risques d’intrusion, vol et dégradation, ils restent parmi les risques les plus identifiés par les entreprises, avec les risques informatiques. Comme l’an passé, on constate que le nombre de risques auxquels l’entreprise se sent exposée s’accroît avec le nombre de salariés.

 

  • Les accidents du travail, une préoccupation importante des entreprises, surtout dans le secteur secondaire.
    Si les risques pesant sur la santé des salariés semblent moindres en cette rentrée 2021, ils constituent toujours des risques non-négligeables pour les entreprises. 71% des décisionnaires interrogés indiquent ainsi être préoccupés par les risques d’accidents du travail au sein de leur entreprise, dont même 40% très préoccupés. Ce degré de préoccupation est nettement plus élevé dans les entreprises des secteurs de l’industrie (94%), du BTP (90%) et du Commerce / CHR / Transports (90%). Il concerne aussi bien les accidents de service que les accidents de trajet et les maladies professionnelles.

 

  • Un sentiment de protection en léger progrès, à relier peut-être à une plus forte externalisation des missions de protection et un plus fort recours aux technologies.
    La proportion d’entreprises se sentant, de manière générale, bien protégées face aux divers risques ne progresse pas (92%). Mais la proportion d’entreprises se sentant « très bien » protégées est en hausse sensible (28%, +8 pts). Quand on regarde dans le détail des risques, c’est notamment le cas face aux risques de vol, d’intrusion et de dégradation (26%, +7 pts), comme pour la plupart des autres risques. Une tendance sans doute à relier au fait que de plus en plus d’entreprises déclarent recourir à des prestataires externes pour assurer leur sécurité (76%, +6 pts), mais aussi aux nouvelles technologies (89%, +10 pts).

 

  • Des entreprises de sécurité privée peu mises en valeur pendant la crise, en dépit du rôle majeur qu’elles ont joué.
    Moins d’un tiers des répondants indiquent avoir entendu parler des entreprises de sécurité privée pendant la crise. Pourtant, ceux capables d’émettre une opinion, estiment majoritairement qu’elles ont joué un rôle important durant la période pour sécuriser les usines et lieux de production (73%), les établissements de santé (72%) et les commerces (71%) ou encore pour protéger les locaux des entreprises fermées (66%) ou sécuriser le transport des marchandises (62%).

 

  • Une attente de pédagogie, voire de transferts de compétences
    La principale attente envers un prestataire de sécurité reste sa capacité faire preuve de pédagogie (90%, dont 48% très importante). A côté des compétences techniques et relationnelles ou de la compétitivité des tarifs, on trouve également la capacité à former des collaborateurs en interne au sein de l’entreprise (89%, +10 pts par rapport à la vague 1). Cette pédagogie et ce transfert de compétences passent par une information plus forte des entreprises, notamment sur la réglementation et leurs obligations légales (64% des décisionnaires intéressés, dont 21% très intéressés), ainsi que sur la prévention des accidents du travail (59%, dont 18%), dont on a vu qu’il s’agissait d’une préoccupation forte. Cela passe aussi par des formations à ce sujet sur les gestes de premiers secours (63%, dont 31% très intéressés), la conduite à tenir en cas d’incendie (59%, dont 25%) ou les manières d’éviter les accidents du travail (58%, dont 26%). Formations qui, d’après les répondants, doivent s’adresser à tous les collaborateurs de l’entreprise.

 

  • Des technologies de plus en plus nécessaires, en appui des hommes
    Aujourd’hui, près de 9 entreprises sur 10 indiquent utiliser des solutions technologiques pour se prémunir face aux risques, et même 29% des solutions technologiques avancées. Des chiffres en hausse notable par rapport à la vague 1 et qui expliquent sans doute le sentiment croissant que le secteur de la sécurité privée est plutôt avancé en matière de technologies (65%, +5 pts). 3/4 des répondants déclarent accorder autant leur confiance aux hommes qu’aux nouvelles technologies pour assurer la sécurité de leur entreprise (73%, +8 points), l’alliance des deux apparaissant de plus en plus comme la combinaison optimale.

 

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