Observatoire de la Présidence Française de l’Union Européenne – Vague 2

Enquête Harris Interactive pour CommStrat

Enquête réalisée en ligne du 21 au 24 janvier 2022. Échantillon de 2496 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 2 février,

 

Un mois après l’entrée en vigueur de la présidence française de l’Union européenne, CommStrat et Harris Interactive ont conduit la 2ème vague de leur observatoire de la Présidence Française de l’Union européenne. A intervalles réguliers nous interrogeons ainsi le regard que portent les Français sur l’Union européenne et sur la présidence française, et les sujets prioritaires que la France devrait, selon eux, mettre en avant durant cette période.

 

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Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

  • Près de 6 Français sur 10 déclarent avoir une bonne opinion de l’Union européenne (58%), soit une proportion légèrement plus élevée que celle mesurée en novembre 2021 (+4 points). Une perception meilleure toutefois auprès des jeunes générations (74% des 18-24 ans, 68% des 25-34 ans).

 

  • Selon les Français un certain nombre de sujets devraient être mis en avant au cours de la PFUE, avec un ordre des priorités qui a peu changé : la santé, le pouvoir d’achat (avec une forte progression depuis novembre) et la lutte contre le terrorisme. A noter que le pouvoir d’achat est le sujet ayant vu son niveau de priorité le plus augmenter (69% estiment ce sujet « tout à fait prioritaire » dans le cadre de la PFUE, +10 points depuis septembre 2021), avec la place de la France en Europe (41%, +10 points depuis septembre).

 

  • Plus de 3 Français sur 4 estiment que la PFUE sera une bonne chose pour la France (78%) et pour l’Union européenne (76%), des résultats élevés bien qu’en léger recul depuis novembre dernier (-3 points pour la France, -2 points pour l’Union européenne).

 

  • Les Français partagent toujours le même point de vue concernant les conséquences de la PFUE qu’en novembre. Plus de la moitié d’entre eux considèrent que la présidence française de l’Union européenne ne fera pas changer grand-chose en Europe (56%), bien qu’un tiers d’entre eux (32%) pensent néanmoins que cela peut faire évoluer les choses dans le bon sens en Europe (contre 12% pensant que cela va les faire empirer). Ces proportions sont très stables depuis novembre dernier.

 

  • Cette enquête interrogeait par ailleurs l’équilibre à maintenir dans les relations entre la France et l’Union européenne. 7 Français sur 10 estiment qu’à l’avenir il faudrait que la France ait plus de poids que l’Union européenne. Une tendance en hausse de 5 points depuis septembre, à mettre en parallèle avec l’accélération de la campagne pour l’élection présidentielle française.

 

  • Un mois après le début du mandat de la France, un peu plus de la moitié des Français (53%) n’ont pas d’opinion jusqu’à présent concernant la présidence française de l’Union européenne. L’autre moitié des Français est partagée entre constat d’échec et de réussite, qui s’explique avant tout par leurs sympathies politiques. Notons que 48% des sympathisants de la majorité présidentielle estiment que la PFUE est une réussite jusqu’à présent, contre 41% d’entre eux n’ayant pas d’opinion. Cette mesure sera reposée à intervalles réguliers jusqu’à la fin du mandat de la France.

 

  • Enfin cette enquête interrogeait également les Français concernant plusieurs mesures en matière de numérique et de protection des citoyens. Dans l’ensemble les Français estiment prioritaire de prendre un certain nombre de mesures, notamment la protection des citoyens contre la collecte systématique de leurs données par les Etats (78% estiment que c’est une mesure prioritaire, dont 42% « tout à fait prioritaire »), la protection des démocraties contre les influences étrangères pendant les campagnes électorales (76% dont 40% de tout à fait prioritaire) ou encore encourager l’émergence de grandes entreprises européennes du numérique pour faire face à la concurrence internationale (76% dont 33% de tout à fait prioritaire).

 

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