Objets connectés : the next big thing ?

Les prévisions des experts sont très variables quant à la taille de ce marché d’ici à 2020. Mais qu’en pense le grand public ?

Paris, le 17 juin 2014 – Au printemps 2014, Harris Interactive a réalisé une grande étude en 2 volets, l’un qualitatif, l’autre quantitatif, pour mieux comprendre le point de vue des Français sur les objets connectés.
Cette étude vient compléter l’Observatoire des Objets Connectés, réalisé en partenariat avec l’EBG et dont la première vague, conduite en janvier, faisait apparaitre que le grand public ignore les bénéfices associés aux objets connectés. Cette nouvelle étude s’inscrit dans une approche originale et inédite consistant à artificiellement éduquer l’échantillon représentatif de 3 000 Français interrogé pour l’occasion, à travers l’explication des principaux bénéfices associés.

Quels sont les enseignements de cette étude ?

Un développement inéluctable, mais perçu avec fatalisme
Ainsi, si le grand public ne remet aucunement en question le développement de ce marché, inéluctable pour près de 6 Français sur 10 (57%), il l’aborde cependant davantage avec résignation qu’avec une réelle conviction : seuls 2 Français sur 5 en moyenne (39%) se déclarent ouvertement favorables à son développement ! Moins d’1 Français sur 2 (46%) pense qu’il se laissera aisément convaincre par l’acquisition d’un objet connecté, et 47% d’entre eux qu’on s’en lassera rapidement !

Des bénéfices mal appréhendés
Concernant les bénéfices perçus, près d’1 Français sur 2 (49%) pense que les objets connectés lui faciliteront la vie au quotidien, et 44% qu’ils leur permettront de faire des économies (de temps, d’argent, d’énergie…) ou d’accroître leur sécurité dans de nombreux domaines (maison, voiture, santé…).

De nombreuses craintes qu’il faudra lever
Les objets connectés suscitent ainsi plus d’interrogations et de craintes. Au-delà des craintes génériques et communes à toute innovation ressortent principalement, d’une part les freins liés à la sécurité et aux données personnelles pour près de 7 Français sur 10, et d’autre part, les craintes indirectement liées à l’usage des objets connectés. Par exemple, la multitude d’objets et de données à gérer inquiète 57% des Français.

Un besoin d’éducation manifeste
L’étude s’est enfin attardée à mesurer l’impact de l’explication des bénéfices de la trentaine d’objets analysés sur le niveau d’intérêt et d’intention d’achat du grand public, et ce pour 7 grands univers de produits et services.
Et l’impact est conséquent puisqu’en dehors des objets déjà commercialisés dont les bénéfices sont mieux maîtrisés par le grand public, on observe en moyenne une augmentation d’au moins 50% du niveau d’intérêt et un niveau d’intention d’achat qui double entre l’avant et l’après explication. Il apparait donc que le grand public perçoit encore très mal les bénéfices de ces objets connectés. On passe par exemple de 30% à 48% d’intérêt, et de 14% à 28% d’intention d’équipement pour la voiture connectée après en avoir explicité les fondamentaux (sécurité routière, aide à la conduite, fonctionnalités d’information et de divertissement). Même constat pour le thermostat intelligent (+24 pts d’intérêt, +15 pts d’intention d’équipement), le réfrigérateur connecté (+12 pts d’intérêt, +11 pts d’intention d’équipement) ou encore la balance connectée (+12 pts d’intérêt, +11 pts d’intention).

Retrouvez plus de résultats ainsi que le focus sur deux univers étudiés en cliquant sur ce lien : http://www.harrisinteractive.fr/news/2014/12062014.asp

Share