Municipales 2020 – Intentions de vote à Paris – Vague 2

Enquête Harris Interactive pour LCI, RTL et 20 Minutes

Enquête réalisée en ligne du 28 février au 2 mars 2020. Échantillon de 1119 personnes inscrites sur les listes électorales à Paris, issu d’un échantillon de 1278 personnes représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : Sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, arrondissement de l’interviewé(e) et vote aux élections précédentes pour les intentions de vote.

 

Harris Interactive a réalisé avec l’Agence Epoka un sondage d’intentions de vote à Paris auprès des parisiens inscrits sur les listes électorales, après la clôture du dépôt des listes.

 

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Que retenir de cette étude ?

 

Les élections vont se dérouler dans un contexte où :
  • Deux thématiques sont nettement mobilisées dans le cadre de la campagne électorale : la propreté (54%, +2 points en deux semaines), la sécurité (47%, +7). Elles sont suivies par les transports en commun (38%), la préservation de l’environnement (31%) et la circulation ainsi que le stationnement (30%).
  • Assez logiquement, les électeurs du centre et de droite évoquent plus les deux premiers thèmes, ceux de gauche et les écologistes celui de l’environnement.

 

En ce qui concerne les intentions de vote, nous pouvons retenir :
  • Les intentions de vote en faveur des listes soutenues par Rachida Dati (25%, +2) progressent comme celles d’Anne Hidalgo (24%, +1). L’appétence à voter pour les listes d’Agnès Buzyn est stable (17%) alors que les intentions de vote en faveur de David Belliard (11%, -2) et Cédric Villani (8%, -2) poursuivent leur baisse. On note qu’en dépit de la présence de listes « divers droite » (3%) la liste « Les Républicains » poursuit sa croissance.
  • Dans le détail, les listes d’Anne Hidalgo bénéficient du report d’un électeur sur deux ayant voté pour elles en 2014, de 17% des Parisiens ayant voté Danielle Simonet et de 19% de l’électorat EELV de la précédente élection. De leur côté les listes de Rachida Dati bénéficient en premier lieu du vote NKM en 2014 (55%). La liste La République en Marche bénéficie de report de votes non négligeable venant des électeurs socialistes de 2014 (13% d’entre eux) et surtout de Nathalie Kosciusko-Morizet (23%). La liste officielle de la majorité profite donc de reports de voix d’électorats plutôt à droite alors que le dissident Cédric Villani voit ses voix plutôt venir de la gauche.

 

Aucune personnalité n’apparait, aujourd’hui, pour une majorité d’électeurs comme pouvant être un « bon » maire de Paris
  • On le sait, l’opinion, le jugement sur la capacité à faire un bon maire, le vote et ses conséquences électorales ne vont pas toujours de pair. Aussi Agnès Buzyn bénéficie de 48% de « bonne opinion », Anne Hidalgo de 45% (tout comme Cédric Villani) Rachida Dati de 44%. De même Agnès Buzyn apparait plus consensuelle (49% indiquent qu’elle pourrait faire un bon maire), devant Rachida Dati (47%) et Anne Hidalgo (45%).
  • Enfin, Paris a ceci de spécifique qu’outre son mode de scrutin, les alliances de second tour n’ont pas été édictées clairement par les protagonistes. Il s’avère que les différentes configurations potentielles sont accueillies favorablement la plupart du temps par les différents électorats :
    • 67% des électeurs des listes de David Belliard sont favorables à une liste d’alliance entre celles des écologistes et de la maire sortante (et 90% des électeurs des listes Hidalgo y sont favorables),
    • 84% des électeurs des listes d’Agnès Buzyn sont favorables à une liste d’alliance entre celles de Cédric Villani et de l’ancienne ministre de la Santé. Notons cependant que moins d’un électeur sur deux du dissident y est favorable (47%, -13 points),
    • 72% des électeurs des listes de Cédric Villani sont favorables à une liste d’alliance entre celles du mathématicien et de l’écologiste (60% parmi les électeurs de ce dernier).
A 10 jours du scrutin, les acteurs sont identifiés. Les thématiques commencent à s’affirmer. Restent encore de fortes fluidités entre les électorats dans un contexte où l’on ne vote pas toujours en France pour la personnalité la plus consensuelle et dans ce contexte parisien où le comportement électoral par arrondissement est primordial.

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