Les zOOms de l’Observatoire Cetelem | 24 heures dans la vie des Français – Les Français à 20 heures

Enquête Toluna Harris Interactive pour les zOOms de l'Observatoire Cetelem

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 28 au 29 novembre 2023. Échantillon de 1041 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 21 décembre,

 

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Points clés : que retenir de cette enquête ?

 

  • Après une journée de travail, les Français rejoignent leur domicile à des horaires relativement dispersés : 37% arrivent chez eux avant 18h, 33% entre 18h et 19h et les 30% restant ne rentrent qu’après 19h, pour une moyenne nationale de 18h12. Les journées se finissent plus tard chez les habitants de l’agglomération parisienne qu’ailleurs – une différence d’environ 30 minutes.
  • Si le dîner n’apparaît pas comme le repas le plus important aux yeux des Français (26% seulement, contre 33% pour le petit-déjeuner et 41% pour le déjeuner), il semble le plus systématique. En effet, 79% des Français indiquent dîner systématiquement les jours de semaine, un chiffre moins élevé pour le déjeuner, surtout chez les actifs et étudiants (61%). Quant au petit-déjeuner, seuls 69% indiquent avoir l’habitude d’en prendre un en semaine.
  • Par ailleurs, le moment du dîner est très lié au foyer et à sa composition: c’est un repas que l’on prend chez soi, plutôt seul lorsque l’on vit seul, plutôt accompagné lorsque l’on vit à plusieurs. En semaine, les Français passent rarement des soirées à l’extérieur de chez eux : 44% indiquent ne jamais le faire, et la plupart des autres ne le font qu’occasionnellement – 1 à 2 fois par mois tout au plus. Aussi, pour beaucoup, se retrouver avec les autres membres du foyer pour le dîner fait figure de tradition (86% des personnes vivant à plusieurs). 30% jugent cependant qu’il est parfois difficile de rassembler tous les membres du foyer pour ce repas – un chiffre plus élevé chez les jeunes.
  • Que font les Français à 20h ? Spontanément, ils indiquent le plus souvent regarder la télévision ou un écran. Une activité qui se fait parfois après le dîner (qui a lieu en moyenne à 19h20), ou bien qui peut accompagner le repas lui-même : ainsi, 25% des Français indiquent dîner systématiquement devant un programme sur un écran et 52% indiquent le faire au moins souvent. Ils sont même nombreux à consulter deux écrans en même temps : 39% des jeunes indiquent régulièrement regarder leur téléphone lorsqu’ils dînent en famille. La télévision et le journal de 20h restent ainsi des institutions qui génèrent de l’attachement (64%), mais dont les usages évoluent.
  • Les Français déclarent s’endormir en moyenne un peu avant 23h, à 22h44, une moyenne qui varie assez peu selon les profils mais qui s’avère néanmoins un peu plus tardive chez les plus jeunes (23h09 chez les 18-24 ans) que chez les seniors (22h38 chez les 65 ans et plus).

 

I. De retour chez soi : avec quelle énergie ?

 

  • La fin de la journée de travail (ou d’études) se situe en moyenne autour de 18h15 (18h12 précisément). Mais cette moyenne cache une grande diversité des situations : 37% des actifs et étudiants indiquent terminer avant 18h, 33% entre 18h et 19h, quand les autres terminent après 19h (30%). L’heure moyenne estimée du retour au domicile après une journée de travail diffère relativement peu selon l’âge mais davantage selon la composition du foyer, allant de 17h38 chez les personnes vivant seules avec des enfants, à 18h21 chez celles vivant en couple avec enfant(s). C’est surtout entre l’agglomération parisienne et les autres zones d’habitation qu’on note une différence notable, avec des Franciliens qui finissent nettement plus tardivement (18h43 en moyenne) qu’ailleurs en France (entre 18h01 et 18h12 selon la taille d’agglomération).
  • Rentrés chez eux, les Français se sentent légèrement plus souvent fatigués, avec besoin de repos (56%), que prêts à faire encore des choses et à être actifs… Néanmoins, plus de 4 Français sur 10 ont au contraire le sentiment d’avoir encore de l’énergie, et davantage encore chez les hommes et les 18-24 ans.
  • Parmi les différentes activités qui peuvent être réalisées le soir en semaine, certaines sont plutôt associées à la période avant le dîner quand d’autres sont de préférence effectuées après le repas. Les activités les plus dynamiques, comme les courses alimentaires, le sport, le travail, les tâches ménagères, le fait de se promener, sont faites de préférence avant le dîner. Au contraire, après le dîner, on privilégie les activités moins exigeantes, ou qui demandent moins d’énergie et qui peuvent favoriser le repos : regarder un film ou une série, lire, ne rien faire… Certaines activités sont assez indifféremment placées avant ou après le dîner : s’informer, scroller sur les réseaux sociaux peuvent ainsi accompagner les Français tout au long de la soirée.

 

 

II. La place du dîner dans la journée : essentiel mais léger

 

  • Après une journée de semaine, manger un repas le soir semble incontournable pour la grande majorité des Français, et ce, davantage que le repas du midi. 79% de la population indique prendre systématiquement un dîner les soirs de semaine – à titre de comparaison, lors d’une journée de travail en présentiel, seuls 61% des actifs et étudiants déclarent prendre systématiquement un déjeuner d’après le volet 2 de notre enquête. Ainsi, seule 1 personne sur 5 indique se passer de dîner ou se contenter d’un encas au moins de temps en temps. Parmi ceux qui dînent, la majorité indique qu’il s’agit d’un repas important pour eux, et qu’ils ne peuvent pas le sauter (79%), une option qui semble légèrement plus envisageable chez les 18-24 ans et les habitants de l’agglomération parisienne.
  • Si le dîner semble plus systématique que le déjeuner chez les Français, ce repas semble néanmoins plus difficile à caractériser : il est en concurrence avec le déjeuner pour le statut du repas le plus long (48% pour le dîner et 47% pour le déjeuner), ou encore pour celui du repas où l’on cuisine le plus (47% et 50% respectivement). Mais il apparaît souvent comme le repas le plus léger (45%, devant le petit-déjeuner à 39% et le déjeuner à 16%). En revanche il n’apparaît pas nécessairement comme le repas le plus cher ou le plus qualitatif, deux attributs plus souvent associés au déjeuner. Au global, seuls 26% des Français voient le dîner comme le repas le plus important de la journée, ce qui le place en dernière position, derrière le déjeuner et le petit-déjeuner… sauf chez les 18-24 ans, qui accordent nettement davantage d’importance à ce repas (41%), et ce, alors même qu’ils sont davantage enclins à y renoncer ou à se contenter d’un encas. Ainsi, on ne saute pas le dîner, ou rarement… mais cela n’en fait pas pour autant le repas le plus important de la journée aux yeux des Français.

 

 

III. Le dîner, un moment associé au foyer

 

  • Les Français prennent leur repas du soir en moyenne vers 19h20, soit environ une heure après leur retour chez eux. Un horaire décalé chez les habitants de l’agglomération parisienne (19h47 en moyenne). La quasi-totalité des Français, lorsqu’ils dînent, prennent ce repas plutôt chez eux qu’à l’extérieur, et ce, dans toutes les catégories de population. Ainsi, seule une courte majorité d’entre eux (56%) indiquent qu’il leur arrive de passer des soirées à l’extérieur de chez eux en semaine au moins de temps en temps, quand 44% indiquent ne jamais le faire. Les hommes, les jeunes et les citadins étant davantage enclins à sortir en semaine que les autres catégories de population.
  • Passent-ils à table seuls ou en compagnie d’autres personnes ? Cela semble dépendre principalement de la composition du foyer. Ainsi, les personnes vivant seules dans leur foyer dînent en général en solitaire (91%) plutôt qu’accompagnées (9%), tandis que c’est l’inverse chez les personnes vivant en couple avec des enfants (9% plutôt seules contre 91% plutôt en compagnie d’autres personnes). Ceux qui élèvent seuls leurs enfants ont plutôt tendance à dîner avec eux, sans que cela soit systématique : 33% déclarent dîner en général seuls contre 67% accompagnés.
  • Partager le dîner avec les autres membres du foyer fait partie intégrante des us et coutumes des Français. Chez ceux qui vivent à plusieurs, 86% y voient une « tradition » dont 54% pour qui c’est « tout à fait » le cas. Une tradition plutôt facile à maintenir à en croire les personnes interrogées, qui rapportent assez rarement des difficultés d’ordre pratique : seuls 34% indiquent des difficultés pour trouver un menu qui convienne à tous (dont 10% de « Oui, tout à fait ») et 30% des difficultés pour rassembler tous les membres du foyer au même moment pour dîner ensemble. Cependant – un autre effet des traditions ? – ce sont les femmes qui semblent le plus porter la responsabilité de ce repas. En effet, 44% d’entre elles ont clairement le sentiment que c’est sur elles que repose l’organisation du repas… un sentiment nettement moins répandu chez les hommes (19%).
  • Le dîner apparaît donc comme un rituel partagé avec les autres membres du foyer… mais aussi avec les écrans qui s’invitent à la table de nombreux Français. Certes, pendant un dîner en famille, on échange et on discute (78% le font systématiquement ou souvent), mais il arrive souvent que l’on regarde un programme sur un écran (81% au moins rarement, dont 52% systématiquement ou souvent). Dans une moindre mesure, les écrans des téléphones s’invitent aussi parfois au repas : 24% des personnes interrogées indiquent que les membres de leur foyer l’utilisent systématiquement ou souvent pendant le dîner, quand 20% avouent le faire eux-mêmes.

 

 

IV. Les Français le soir : tous devant la télé ?

 

  • Que font les Français à 20h lors d’une soirée de semaine classique ? Très nettement, regarder la télévision fait partie des activités les plus citées spontanément par les Français eux-mêmes – quoiqu’ils ne précisent pas si cette télévision est regardée pour ses chaînes ou comme support d’accès vers d’autres canaux (Netflix, Prime, Youtube, etc.), et si ses programmes sont regardés en direct ou en différé. Néanmoins, le journal télévisé et les informations sont souvent mentionnés. De manière légèrement moins fréquente, les Français citent des activités liées au dîner (sa préparation, le repas en lui-même, parfois pris devant la télévision, ainsi que la vaisselle et le rangement).
  • Il est donc manifeste que la télévision, malgré l’émergence de divertissements et moyens d’information plus récents, occupe encore les soirées de nombreux Français. Loin d’être en voie d’extinction, le journal télévisé de 20h constitue largement le moyen d’information privilégié pour s’informer sur la journée passée, une fois le soir venu : à choisir entre plusieurs options, la plupart des Français privilégient le journal de 20h en direct, loin devant la presse ou les modes d’information plus récents comme les chaînes d’information en continu ou les réseaux sociaux. Le fait de regarder le journal de 20h en différé ne semble pas tellement être entré dans les mœurs des Français aujourd’hui, seuls 6% le choisissent comme moyen privilégié pour s’informer le soir. Cependant, ces chiffres moyens cachent des disparités importantes selon les générations, avec une hégémonie notable des réseaux sociaux chez les 18-24 ans.
  • En somme, les Français montrent dans leur ensemble un attachement certain au journal télévisé de 20h, et sont loin de voir ce rendez-vous comme un format désuet ou voué à s’éteindre. En effet, plus de la moitié de la population (64%) indiquent y être attachés, et seuls 32% pensent qu’il est voué à disparaître au profit de nouvelles manières de s’informer.

 

 

V. La soirée, en transition vers le sommeil

 

  • Entre les partisans d’une routine de coucher à heure fixe (47%) et ceux qui au contraire ont le sentiment de se coucher à des heures variables selon les soirs (53%), les Français sont partagés. Des choix qui semblent dépendre assez peu du sexe, du fait d’avoir ou non des enfants dans son foyer… mais qui diffèrent légèrement selon l’âge et l’environnement de vie : ainsi, les moins de 35 ans et les habitants de l’agglomération parisienne se montrent légèrement plus flexibles quant à leur horaire de coucher que les autres catégories de population. De même, entre privilégier son sommeil ou les autres activités que l’on peut faire, les Français sont divisés : seule une courte majorité (54%) mettent en avant leur sommeil, une priorité nettement plus marquée chez ceux qui n’ont pas d’enfant dans leur foyer (60%) que chez ceux qui en ont.
  • Une fois couchés, les Français semblent pouvoir trouver le sommeil relativement facilement (67%), même si seuls 18% indiquent qu’il est « très facile » pour eux de s’endormir, quand 49% jugent cela « plutôt facile ». Peu de différences sont à noter entre les différentes catégories de population d’une manière générale, mais les hommes semblent avoir moins de peine à trouver le sommeil que les femmes. Les Français déclarent en moyenne s’endormir un peu avant 23h (22h44), de quoi assurer une nuit d’environ 8h avant de se lever le lendemain en moyenne à 7h et de recommencer une nouvelle journée.

 

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