Les urbains et leur rapport à la mobilité

Enquête Toluna Harris Interactive pour Air Liquide

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 2 au 4 février 2024. Échantillon de 1013 personnes représentatif des habitants d’agglomérations de 100 000 habitants et plus, âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

 

Paris, le 29 mars,

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Les urbains aspirent à une mobilité décarbonée.

Les urbains ont une véritable prise de conscience de l’importance de réduire leur empreinte carbone en ce qui concerne leur mobilité. En effet, plus des deux tiers d’entre eux (68%) déclarent être soucieux de l’impact environnemental de leurs déplacements au quotidien et tout particulièrement les 25-49 ans (78%).

Pour cela, les urbains affirment être prêts à contribuer par leurs usages à la diminution de l’empreinte carbone des transports. 65% d’entre eux indiquent envisager d’avoir recours à l’avenir à des moyens de transport plus respectueux de l’environnement. Un niveau qui s’établi même à 68% des 25-34 ans et 71% des 18-24 ans.

Néanmoins, ils ne sont pas prêts à changer leurs habitudes. La majorité d’entre eux déclarent soit ne pas souhaiter se déplacer à des moments différents par rapport à leurs horaires habituels (53%), réduire leurs déplacements (56%) ou encore diminuer le nombre de moyens de transports qu’ils utilisent actuellement (56%). 35%   n’envisagent même aucun de ces trois changements.

Le coût reste le critère prioritaire. Parmi les urbains qui déclarent être insatisfaits de leurs conditions de déplacements au quotidien, plus d’un tiers (36%) déclarent que l’aspect économique est une des raisons de cette insatisfaction. De plus, 63% des urbains envisagent d’avoir recours à des moyens de transport moins onéreux.

Les urbains souhaitent que les transports “intensifs” à base d’énergies fossiles soient remplacés rapidement par des véhicules n’émettant pas de CO2. Près de deux tiers des urbains souhaitent que les transports en commun (70%), les véhicules de livraison de colis à domicile (70%) et les taxi/VTC (64%) se déplacent exclusivement avec des énergies n’émettant pas de CO2 dans les 5 ans à venir.

En revanche, les automobilistes (et motocyclistes) restent encore à convaincre. La majorité (59%) des automobilistes / motocyclistes[1] ne seraient pas prêts à réduire l’utilisation de leur véhicule motorisé individuel au profit des transports collectifs. Même les automobilistes / motocyclistes occasionnels[2] déclarent ne pas être prêts à remplacer cette utilisation par un recours aux taxis ou aux VTC pour leurs déplacements occasionnels en ville ou en périphérie (62% d’entre eux).

 

L’hydrogène : un accélérateur reconnu du virage vers la mobilité collective décarbonée.

Les urbains estiment que les transports fonctionnant avec des carburants issus d’énergies fossiles participent largement au dérèglement climatique. 68% d’entre eux sont d’accords avec cette affirmation. Une même proportion estime également que ces transports sont dangereux pour la santé des personnes habitant en ville.

L’hydrogène s’installe dans les esprits même si les pratiques restent marginales. Près de trois-quarts des urbains (72%) affirment connaître les véhicules à hydrogène (dont 3% qui déclarent avoir déjà eu l’occasion de se déplacer dans des véhicules à hydrogène).

L’hydrogène apparaît comme une solution pertinente pour décarboner une grande partie des usages « intensifs ». Là aussi, près de trois quarts des urbains estiment que l’utilisation de l’hydrogène serait pertinente pour les transports en commun (74%), les véhicules de livraison de colis à domicile (73%) ou encore les taxis/VTC (71%).

Les urbains seraient prêts à utiliser davantage les transports en commun (les bus en particulier) s’ils fonctionnaient à l’hydrogène. La moitié des urbains (48%) affirment qu’ils auraient davantage recours aux transports en commun s’ils fonctionnaient à l’hydrogène, d’autant plus chez les 18-35 ans (59%).

Une impatience en faveur d’une accélération du déploiement de l’hydrogène. Plus de la moitié des urbains (53%) souhaitent que l’utilisation des véhicules à hydrogène soit généralisée dans les 5 ans (18% dans les 6 à 10 ans et 8% dans plus de 10 ans). De plus près de 4 urbains sur 10 (38%) estiment que le développement de l’utilisation de l’hydrogène dans le domaine des transports n’est pas assez rapide.

 

[1] C’est-à-dire les urbains qui déclarent utiliser une voiture, une moto ou un scooter plusieurs fois par semaine et qui prennent les transports en commun maximum une fois par mois.

[2] C’est-à-dire les urbains qui déclarent utiliser une voiture, une moto ou un scooter, mais maximum une fois par semaine.

 

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