Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire – Enquête 3/3

Enquête Toluna Harris Interactive pour les zOOms de l'Observatoire Cetelem

Enquête réalisée en ligne du 21 au 22 juin 2023. Échantillon de 1043 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 10 juillet,

 

Dérives, addiction… Du bon usage des réseaux sociaux

 

  • Parmi les menaces le plus redoutées sur les réseaux, figure en premier lieu le risque de piratage, mentionné par plus d’1 Français sur 2 parmi les risques les plus craints. Une crainte particulièrement forte chez les Français les plus âgés, qui le mentionnent loin devant les autres types de risques. Les plus jeunes, quant à eux, redoutent davantage les risques liés à la santé mentale, dont le risque de harcèlement que les failles dans la sécurité des données.

 

  • Loin derrière le piratage et le harcèlement, l’addiction se place seulement en 6e position parmi les dangers les plus redoutés pour soi-même (sur un ensemble de 10 types de risques). Et pourtant, près des 2/3 des Français estiment avoir des proches « accros » aux réseaux, et 36% ont aujourd’hui le sentiment d’y être eux-mêmes « accro ». Un chiffre élevé dans l’ensemble, qui cache de fortes disparités d’âge : chez les plus jeunes, qui indiquent très majoritairement passer plus de 2h par jour sur les réseaux (70%) le sentiment d’être aujourd’hui « accro » atteint une majorité (57%).

 

  • Comme l’addiction, le harcèlement sur les réseaux sociaux apparait comme un problème majeur pour la vie collective (90%). Et pour cause, plus d’1 Français sur 5 estime avoir déjà été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, un chiffre sensiblement plus élevé parmi les moins de 35 ans.

 

  • Parmi les dérives associées au réseau sociaux se pose également la question du droit à l’image et à la vie privée, notamment pour les enfants mineurs. Publier des photos de ses enfants mineurs sur les réseaux sociaux semble être devenu une habitude aussi ancrée que celle de publier des photos de soi… et dans la moitié des cas, les parents ne préviennent pas leurs enfants de ces publications. Face à ce constat, la majorité des Français tirent la conclusion qu’il est nécessaire de renforcer la loi pour mieux protéger le droit à l’image des enfants, y compris vis-à-vis de leurs parents (89%, dont 57% de « correspond très bien »).

 

  • Qu’il s’agisse des problèmes d’addiction, de harcèlement, ou encore de sécurité des données, les Français pointent du doigt la faiblesse de l’action de l’Etat, tout comme celle des plateformes. A leurs yeux, il faudrait davantage réguler l’usage des réseaux sociaux pour en prévenir les dérives pour mieux protéger les utilisateurs, une mission qui incomberait en priorité aux plateformes elles-mêmes (54%) plutôt qu’aux pouvoirs publics (24%).

 

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