Les Françaises et l’amour Sondage Harris Interactive pour Grazia

Les Françaises et l’amour

Sondage Harris Interactive pour Grazia

Enquête réalisée en ligne du 4 au 7 juillet 2011. Echantillon de 733 femmes, issues de l’access panel Harris Interactive, représentatif des Françaises âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes: âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Paris, le 30 juillet 2011 – A la demande de Grazia, Harris Interactive a réalisé un sondage auprès d’un échantillon représentatif de Françaises afin de cerner leurs représentations de l’amour et du bonheur : quels sont les éléments indispensables d’une vie heureuse ? Quelle place de l’amour, de la vie commune, de la sexualité, de l’argent dans le couple ? Quelles sont les qualités attendues du partenaire idéal ? Il s’agissait, à travers cette enquête, de mettre à jour d’éventuelles représentations partagées ou au contraire de sentiments divergents sur l’amour aujourd’hui, dans une société où le nombre de célibataires ne cesse d’augmenter.

 

Que retenir de cette enquête ?

  • Aux yeux des femmes, la sexualité et la vie en couple apparaissent moins indispensables à une vie heureuse que le fait d’être entouré d’ami(e)s ou d’avoir un travail épanouissant. Un tiers des femmes déclare par ailleurs indispensable d’avoir des enfants pour être heureuse.
  • Si une majorité de femmes juge indispensable (18%) ou important (56%) d’avoir une sexualité épanouie, 85% d’entre elles, placées face au dilemme de devoir choisir entre un partenaire sexuellement actif mais infidèle et un partenaire peu actif sexuellement mais absolument fidèle, optent pour le second choix. La fidélité est d’ailleurs la qualité la plus recherchée chez le partenaire idéal (56%), devant la sincérité (41%).
  • Les femmes françaises sont partagées quant à l’existence d’un amour durant toute l’existence : 53% croient à l’amour à vie quand 46% estiment que l’amour est plutôt pour une partie de la vie.
  • Seules 14% des femmes interrogées déclarent que la situation dans laquelle la femme gagne plus que l’homme est nécessairement source de tensions dans le couple, cette proportion passant même à 6% parmi les femmes concernées par cette situation.

 

Dans le détail :

 

Pour les femmes françaises, le bonheur passe d’abord par le fait d’avoir des ami(e)s : en effet, 36% estiment cela « indispensable » et 52% « important ». Les jeunes femmes de 18 à 24 ans sont même 51% à faire de l’amitié un élément essentiel, tout comme 47% des femmes qui ne sont pas en couple.

 

Un travail épanouissant constitue également une condition sine qua non du bonheur pour 27% des Françaises, 57% déclarant plutôt que c’est un élément important. Notons que 34% des femmes appartenant aux catégories supérieures en font un critère indispensable, contre 24% des femmes des catégories populaires, les femmes seules privilégiant également cet aspect par rapport aux femmes en couple (34% contre 23%). L’amour arrive à peu près au même niveau que le travail, avec 30% des femmes qui le jugent indispensable et 53% important pour une vie heureuse. Ce point est davantage mis en avant par les jeunes femmes de 18 à 24 ans (40% « indispensable ») et de 25 à 34 ans (38% « indispensable ») que par les femmes de plus de 35 ans (27% « indispensable »). Remarquons également que 25% des femmes vivant seules jugent ce critère secondaire voire inutile pour leur bonheur, contre seulement 9% pour les femmes en couple.

 

Si un cinquième des femmes déclare que le fait d’avoir des enfants est secondaire ou inutile au bonheur (21%), un peu plus d’un tiers (34%) indique que cela joue, au contraire, un rôle indispensable et 44% un rôle important. Plus les femmes avancent en âge, et plus elles ont tendance à accorder de l’importance à cet élément (de 66% répondant « indispensable » ou « important » chez les 18-24 ans à 83% chez les 50 ans et plus). Les mères en font davantage une condition importante voire indispensable du bonheur que les femmes n’ayant pas d’enfant (93% contre 68%).

 

La vie de couple et la sexualité apparaissent comme des conditions moins indispensables mais néanmoins non négligeables pour les Françaises : le premier point est jugé indispensable à hauteur de 23% et important à hauteur de 49% ; pour le second, les chiffres sont respectivement de 18% et 56%. La vie de couple est logiquement davantage appréciée par les femmes qui sont effectivement en couple (30% l’estiment indispensable au bonheur contre 7% des femmes seules) alors que la sexualité est davantage considérée comme secondaire voire inutile par les femmes de 50 ans et plus (27%).

 

53% des femmes définissent l’amour comme « forcément pour la vie » quand 46% pensent qu’il ne dure « plutôt qu’une partie de la vie ». Les plus susceptibles de croire à l’amour à vie sont les 18-34 ans (61% contre 48% des 50 ans et plus) et les femmes en couple (62% contre 35% des femmes seules). Notons également que les femmes qui se déclarent proches d’un parti de Droite y croient davantage que les femmes se situant à Gauche de l’échiquier politique (59% contre 41%) et que les femmes qui gagnent plus que leur partenaire remettent davantage en cause cette idée (51% penchant pour cette réponse contre 67% des femmes qui gagnent moins que leur partenaire).

 

Nous l’avons constaté, si la sexualité est jugée importante dans une vie heureuse par une majorité de femmes, elle ne constitue cependant pas une condition première du bonheur. En revanche, les Françaises accordent une grande importance à la fidélité, qualité la plus attendue du partenaire idéal (citée à hauteur de 56%, et même 65% chez les 18-24 ans). Par conséquent, mises en situation de choisir entre un homme actif sexuellement mais infidèle et un homme fidèle mais peu actif en matière de sexe, elles répondent en majorité préférer l’homme constant (85% contre 13% optant pour l’homme volage). On observe que les célibataires et que les femmes qui pensent que l’amour ne dure qu’une partie de la vie sont un peu plus susceptibles que la moyenne de choisir l’activité sexuelle au détriment de la fidélité (respectivement 19% et 23%).

 

Outre la fidélité, les Françaises attendent avant tout du partenaire idéal qu’il se montre sincère (41%), impliqué dans la vie familiale (37%), gentil (34%), drôle (30%) et intelligent (29%). Ces qualités passent avant la générosité (18%), l’implication dans les tâches ménagères (10%), le caractère protecteur (9%), le courage (9%) ou le dynamisme (6%). Constatons que seules 5% des femmes attendent parmi les trois qualités principales que le partenaire idéal se révèle romantique. Enfin, la réussite professionnelle (4%) et la beauté (3%) sont très peu citées. Le portrait-robot du partenaire idéal diffère quelque peu en fonction du profil des répondantes. Si la fidélité est la première qualité citée par quasiment toutes les catégories de femmes (à l’exception de celles qui ne font pas rimer l’amour avec toujours, qui privilégient la sincérité, à hauteur de 45%), la suite de la hiérarchie n’est par exemple pas identique chez les femmes célibataires et les femmes en couple. Les premières attendent du partenaire idéal avant tout de la sincérité (45%) mais aussi de l’humour (40%) quand les secondes demandent implication dans la vie familiale (41%), sincérité (40%) mais aussi humour (37%). Les femmes des catégories supérieures insistent plus sur l’humour et l’intelligence que les femmes des catégories populaires (respectivement 39% et 36% contre 26% et 20%). Enfin, notons que les jeunes femmes de 18 à 24 ans recherchent davantage que la moyenne un homme protecteur (16%) alors que les femmes d’âge intermédiaire sollicitent l’implication dans la vie familiale (47% chez les 25-34 ans et 42% chez les 35-49 ans) et les femmes âgées de 50 ans et plus souhaitent plus un homme intelligent (36%) et généreux (23%).

 

Quant à l’argent, il n’apparaît pas ou peu dans les visions des femmes lorsqu’elles pensent à l’amour. Ou, à tout le moins, elles ne déclarent pas que cet aspect est important. Non seulement, aucune des interviewées ne cite la richesse parmi les trois qualités principales qu’elles recherchent chez le partenaire idéal, mais en plus, elles ne font pas de l’argent gagné par les partenaires un enjeu dans la relation. En effet, seules 14% pensent que le fait que la femme gagne plus que l’homme est nécessairement sources de tensions dans un couple, alors que 85% jugent que cela peut être bien vécu au sein du couple. Si ce sondage ne nous dit ce que les hommes répondraient à une telle question, il met en lumière l’optimisme des femmes face à une situation de plus en plus répandue. Parmi les femmes de notre échantillon connaissant cette situation, la proportion de femmes estimant cela problématique baisse même à 6%.

 

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