Les Français qui renoncent à se soigner

Sondage Harris Interactive pour Grazia

 

Enquête réalisée en ligne du 31 octobre au 2 novembre 2012. Echantillon de 1 807 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Paris, le 12 novembre 2012 – A la demande de Grazia, et dans un contexte où la question du coût de la santé pour les patients est au cœur du débat public dans le cadre de discussions sur les dépassements d’honoraires, Harris Interactive a interrogé les Français sur leurs comportements en matière de soins. Ont-ils déjà renoncé à des soins qu’ils savaient utiles, voire nécessaires ? Pour quelles raisons certains d’entre eux ont-ils pu renoncer à ces soins ? De quels types de soins s’agissait-il ?

 

Que retenir de cette enquête ?

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  • Un Français sur trois (33%) déclare avoir déjà renoncé à des soins, pour lui-même ou pour un membre de son foyer sous sa responsabilité, contre 67% affirmant n’avoir jamais été confrontés à cette situation. 22% des Français indiquent même avoir renoncé à des soins à plusieurs reprises, pour 11% une seule fois. Le fait de renoncer à des soins pour soi-même ou pour un proche semble plus fréquent parmi les personnes âgées de 50 à 64 ans (40%), parmi celles dont le foyer dispose d’un revenu net mensuel inférieur à 1 200€ (60%) ainsi que parmi les femmes (40% au moins une fois) – ce qui s’explique en partie par la répartition asymétrique des tâches au sein des foyers, conduisant les femmes à davantage prendre en charge les soins des enfants. Les personnes âgées de 65 ans et plus, dont l’on sait qu’elles ont plus fréquemment besoin d’un suivi médical, sont 26% à déclarer avoir déjà renoncé à des soins, soit une proportion légèrement inférieure à la moyenne (33%).
  • Parmi ce tiers de Français affirmant avoir déjà renoncé à des soins, on constate que la principale justification avancée est nettement le manque de moyens financiers (72%), devant les délais excessifs d’attente (21%), la faible nécessité attribuée aux soins (18%) et le manque de temps (12%). Les autres motivations sont citées par moins d’une personne sur dix, qu’il s’agisse de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous (7%), d’une peur (5%), de l’éloignement du domicile (4%) ou de la difficulté à savoir qui consulter (3%). Plus précisément, le manque de moyens financiers et les délais d’attente excessifs sont particulièrement mobilisés par les personnes témoignant avoir renoncé plusieurs fois à des soins (respectivement 80% et 24%), quand les personnes indiquant n’y avoir renoncé qu’à une seule occasion sont plus nombreuses que la moyenne à avancer que ces soins n’étaient pas vraiment nécessaires (23%).
  • Au global, près d’un quart des Français (24%) déclarent donc avoir déjà renoncé à des soins spécifiquement pour des raisons financières. Dans les foyers disposant de moins de 1 200€ nets par mois, ce sont même près d’une personne sur deux (47%) qui indiquent avoir dû renoncer à des soins par manque de moyens financiers. Les personnes âgées de 18 à 24 ans sont quant à elles plus nombreuses à témoigner d’un renoncement à des soins par sentiment que cela n’était pas nécessaire : au global, cette situation concerne 12% des 18-24, contre 6% pour la moyenne de la population.

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  • Les femmes semblent donc plus exposées que les hommes à cette situation de renoncement aux soins pour motifs financiers – ce qui entre en cohérence avec les niveaux moyens de revenus plus faibles dont elles disposent. Plus précisément, les femmes âgées de 50 à 64 ans et celles disposant des revenus les plus bas sont particulièrement nombreuses à témoigner avoir déjà dû renoncer à des soins pour des raisons financières (respectivement 38% et 49%).
  • Enfin, soulignons que les soins auxquels les Français déclarent le plus renoncer sont principalement des soins dentaires, cités par 60% des personnes concernées, devant les soins ophtalmologiques (37%). Les autres types de soins semblent moins concernés, qu’il s’agisse de soins de dermatologie (18%), de kinésithérapie (16%), généralistes (15%), orthopédiques (8%), pédiatriques (1%) ou d’imagerie médicale (13%). De façon plus spécifique, notons également que 19% des femmes indiquant avoir renoncé à des soins font référence à la gynécologie.

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En savoir plus :

 

 

Le communiqué de presse

L’ensemble des résultats

 

 

 

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