Les Français, l’e-administration, l’enregistrement de données personnelles en ligne et l’Open Data Sondage Harris Interactive pour Berger-Levrault

Les Français, l’e-administration, l’enregistrement de données personnelles en ligne et l’Open Data

Sondage Harris Interactive pour Berger-Levrault

Enquête téléphonique réalisée par l’institut Harris Interactive du 27 septembre au 2 octobre 2012. Echantillon national de 1005 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).

Paris, le 17 octobre 2012 – A la demande de Berger-Levrault, Harris Interactive a interrogé un échantillon représentatif de Français afin de mesurer leur perception de l’e-administration, de la possibilité offerte d’enregistrer des données personnelles en ligne et de l’Open Data, en reprenant les questions barométriques posées lors de la deuxième vague de cette enquête, en janvier 20121 .

 

Que retenir de cette enquête ?

 

  • La dématérialisation des services publics partage les Français : 27% la jugent trop présente (+5 points), 26% déclarent au contraire qu’il n’y a aujourd’hui pas assez de possibilités offertes d’effectuer des démarches administratives en ligne (+4 points) et 44% considèrent que ces possibilités ne sont ni trop ni pas assez importantes.
  • L’enregistrement de données personnelles en ligne soulève des inquiétudes parmi les Français qui soulignent avant tous les aspects négatifs de cette démarche avant d’en reconnaître les avantages : tout comme lors de l’enquête réalisée au début de l’année 2012, ces derniers craignent majoritairement dans un premier temps une possible déshumanisation des services publics et s’interrogent sur la sécurisation et la confidentialité des données enregistrées en ligne, même s’ils reconnaissent également un apport, notamment en termes d’accessibilité et d’adaptabilité.
  • Les Français reconnaissent majoritairement des avantages à l’Open Data : ils soulignent l’impact positif de ce mouvement en termes d’accessibilité pour tous à l’information et considèrent également cette diffusion comme une avancée pour chaque citoyen, reconnaissant également dans une moindre mesure qu’il pourrait s’agir d’un progrès pour la démocratie, qui gagnerait en transparence.
  • Plus largement, soulignons que face à ces différentes questions, la ligne de partage correspondant à la « fracture numérique » observée en début d’année 2012 se confirme : une distinction s’opère toujours entre des populations « très connectées »(plutôt jeunes, urbaines, appartenant aux catégories supérieures, utilisant souvent Internet) qui plébiscitent le développement de l’e-administration, y voient des avantages et y ont recours et des populations plus éloignées d’Internet (plutôt âgées, rurales, peu ou pas diplômées et se connectant peu ou pas du tout à Internet), qui ont davantage tendance à remettre en cause les nouvelles possibilités permettant d’effectuer des démarches administratives en ligne, qui suscitent chez elles des inquiétudes.

 

1 Rappels : Enquête réalisée par téléphone du 13 au 18 janvier 2012, auprès d’un échantillon de 1005 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

En savoir plus :

Le communiqué de presse

L’ensemble des résultats

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