Les Français et l’intelligence artificielle

Enquête Harris Interactive pour LinkedIn

Enquête réalisée en ligne du 13 au 14 mars 2019. Echantillon de 1940 personnes, représentatif de la population Française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Le 28 novembre 2018, le gouvernement a présenté un plan de recherche national pour l’Intelligence Artificielle (IA) : de 2019 à 2022, la France a prévu d’investir plus de 665 millions d’euros pour poursuivre deux objectifs principaux : faire partie des 5 premiers pays considérés comme experts en intelligence artificielle et devenir le leader européen de la recherche sur l’IA.
C’est dans ce contexte qu’Indeed a confié à Harris Interactive la réalisation d’une enquête afin de mesurer auprès des Français les freins et leviers autour de l’intelligence artificielle, principalement dans le monde professionnel.

 

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Que retenir de cette étude ?

 

  • Les Français estiment que l’IA joue un rôle important au niveau collectif mais moins dans leur environnement immédiat. En effet, si les Français trouvent majoritairement le rôle de l’IA important dans les entreprises (61%) et dans la société française (57%) ils se montrent plus réservés concernant son importance dans leur propre secteur d’activité (39% parmi les actifs), dans leur entreprise (36% parmi les actifs) et a fortiori dans leur vie personnelle (31%). L’importance du rôle de l’IA est davantage mise en avant par les jeunes et par les salariés des plus grandes entreprises.
  • Les Français estiment majoritairement qu’un humain reste nécessaire pour la gestion du personnel dans les entreprises, notamment en ce qui concerne le recrutement de salariés (71%), l’évolution professionnelle (69%) et l’éventualité d’un licenciement (70%). Ils se montrent un peu plus positifs sur la capacité de l’IA concernant les tâches qui n’incluent pas d’interaction humaine comme la rédaction d’offres d’emploi (24%). D’une manière générale les hommes et les jeunes ont une nouvelle fois davantage tendance à « croire » en l’IA.
  • Concernant les conséquences positives que pourrait avoir le développement de l’IA, les Français ont surtout tendance à voir en l’intelligence artificielle une opportunité d’avoir plus de temps libre (42%). Ils sont en revanche beaucoup plus critiques sur les répercussions qu’elle pourrait avoir sur la vie privée (59% anticipent des conséquences négatives) sur le nombre d’emplois (65%) et sur la qualité des relations humaines (64%). Dans l’ensemble, les moins de 35 ans et les catégories sociales aisées sont les plus nombreux à se projeter d’une façon positive dans l’IA.
  • À propos de l’utilisation concrète de l’IA, les Français se déclarent prêts à y recourir pour effectuer les tâches ménagères (68%). Ils sont plus divisés pour les autres possibilités, notamment ce qui peut impliquer leur santé et sécurité comme l’utilisation de véhicules autonomes et les examens, diagnostics, dossiers médicaux (44% pourraient l’envisager). Plus généralement, les Français se montrent plutôt enclins à pouvoir envisager au moins une application de l’IA : 80% se déclarent concernés et davantage encore parmi les hommes (82%), les jeunes (87%) et les catégories aisées (85%)
  • Dans l’hypothèse d’un développement de l’IA et en réfléchissant aux possibles conséquences, les Français pensent avant tout que son développement aura un impact pour tout le monde même sur les personnes qui ne souhaitent pas avoir recours à ces services (78%). Seuls 17% estiment que les conséquences de l’IA resteront cantonnées aux personnes qui choisiront d’y avoir recours.
  • D’une façon générale, les Français sont partagés concernant la possibilité de déléguer une part de leur travail, que ce soit à un humain ou à une IA, même s’ils sont moins nombreux à déclarer pouvoir en donner une part à un programme (58%). Les hommes, les catégories aisées et les moins de 35 ans sont les plus nombreux à déclarer qu’au moins une part de leur travail pourrait être confiée à une IA. Quant au souhait de pouvoir déléguer une part de leur travail, les Français se montrent réticents même si le souhait de déléguer à une IA est plus présent chez les hommes et les cadres.
  • Au-delà du coté opérationnel, quelle image ont les Français des entreprises utilisant une IA ? Bien qu’Ils estiment que la présence d’une intelligence artificielle en entreprise est une preuve de modernité (56%) et un gage de rentabilité (39%), sa présence ne donne pas davantage envie aux actifs d’y travailler (15%). En outre, les Français se montrent une nouvelle fois mitigés concernant l’impact d’une IA sur les relations humaines, puisqu’ils sont seulement 12% à estimer qu’une entreprise utilisant l’intelligence artificielle serait plus attentive aux conditions de travail de ses salariés.
  • Enfin, les actifs déclarent que dans le cadre d’un entretien d’embauche, ils seraient moins stressés face à une intelligence artificielle (22%, contre 41% face à un humain) et estime aussi que celle-ci aurait le moins de préjugés (13% contre 67% pour un humain). Néanmoins, au global, un interlocuteur humain reste le choix premier des potentiels candidats, notamment parce qu’il comprendrait mieux leurs motivations (73%), qu’il s’attarderait plus sur la cohérence de leur parcours (56%) et qu’il évaluerait mieux leur personnalité (58%).

 

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