Les Français et l’euthanasie active Etude Harris Interactive pour Grazia

Les Français et l’euthanasie active

Etude Harris Interactive pour Grazia

Enquête réalisée en ligne du 17 au 20 février 2012. Échantillon de 1787 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Les rappels cités dans cette note sont issus d’une enquête réalisée en ligne du 17 au 19 août 2011 pour VSD, auprès d’un échantillon de 1041 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive.

Paris, le 12 mars 2012 – A la demande de Grazia, Harris Interactive a réalisé un sondage sur l’attitude des Français à l’égard de l’euthanasie active alors que ce débat ressurgit dans le cadre de la campagne pour la prochaine élection présidentielle. Cette enquête vise à mesurer l’acceptation sociale et personnelle du principe de l’euthanasie active aujourd’hui en France : l’euthanasie active doit-elle être autorisée par la loi française ? Le cas échéant, à qui revient-il de prendre la décision ? Et personnellement, les Français envisagent-ils de recourir à l’euthanasie active en cas de maladie incurable entraînant des souffrances ?

 

Que retenir de cette enquête ?

 

  • 91% des Français se déclarent aujourd’hui favorables à ce que l’euthanasie active soit autorisée par la loi française pour des patients atteints de maladies incurables et qui en feraient explicitement la demande. Si 40% d’entre eux ne conditionnent pas cette pratique (+2 points par rapport à août 2011), estimant qu’elle devrait être possible « dans tous les cas », la majorité, 51%, considère que cette pratique doit être limitée aux patients souffrant de douleurs que la médecine ne peut plus soulager (-3 points). 7% des Français apparaissent en revanche hostiles à cette légalisation de l’euthanasie.
  • Dans le cas où le patient atteint d’une maladie incurable et entraînant des souffrances est dans l’incapacité d’exprimer son avis,les Français favorables à l’inscription dans la loi de l’euthanasie active considèrent que la prise de décision du recours à l’euthanasie doit être confiée à la fois aux proches et à un collège de médecins (94%). Ils se montrent moins favorables à ce que la loi confie cette décision aux proches seuls (62%) ou aux médecins seuls (56%). La concertation de la décision entre les proches et le milieu médical apparaît comme la meilleure solution, et ce encore plus qu’en août dernier, date à laquelle 92% des Français s’y déclaraient favorables, 67% d’entre eux se déclaraient alors favorables à une prise de décision par les proches uniquement et 59% par un collège de médecins.
  • Enfin, 86% des Français envisagent d’avoir recours à l’euthanasie active s’ils étaient un jour atteint d’une maladie incurable entraînant des souffrances, dont 41% certainement et 44% probablement, soit au total 3 points de plus qu’en août 2011 (83%). Moins d’un Français sur dix (9%) indique alors qu’il ne demanderait pas au corps médical d’avoir recours à l’euthanasie en cas de maladie incurable entraînant des souffrances, dont 3% certainement pas.

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