Les Français et leur alimentation pendant les fêtes de fin d’année

Comment les Français appréhendent-ils leur alimentation et leur poids à l’approche des fêtes de fin d’année ?

Enquête réalisée en ligne du 27 au 30 novembre 2015. Échantillon de 1 840 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

À l’approche des traditionnelles « fêtes de fin d’année » et à la demande du Mouvement pour l’Équilibre Nutritionnel (MENU), Harris Interactive a interrogé un échantillon représentatif de Français sur leurs représentations et leurs pratiques alimentaires dans le cadre de cette période festive.
Il s’agissait d’abord de comprendre le contexte global dans lequel s’inscrivent ces fêtes de fin d’année : les Français sont-ils attentifs à différentes composantes de leur alimentation ? Comment ont-ils l’habitude de compenser leurs éventuels excès alimentaires ? Connaissent-ils l’apport calorique des aliments et boissons qu’ils consomment ? Au final, il s’agissait également d’identifier si les Français s’attendent à prendre du poids entre la fin décembre et le début janvier, et dans quelles proportions. Cette étude reprenant des questions posées l’an dernier à la même époque permet également de mesurer d’éventuelles évolutions.

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

  • Plus de six Français sur dix déclarent aujourd’hui être attentifs à leur poids

    à leur silhouette (72%), à la sélection des aliments et boissons qu’ils consomment (65%) et au fait de pratiquer une activité physique régulière (61%). En revanche, seules 29% des personnes interrogées affirment faire attention aux calories qu’elles consomment lors des repas, une proportion en hausse de 7 points par rapport à la mesure réalisée l’an dernier à la même époque par Harris Interactive (cliquez ici pour la consulter). De façon transversale, les femmes se déclarent plus attentives que les hommes à leur silhouette et à leur alimentation.

  • Plus précisément, les Français éprouvent toujours des difficultés à estimer l’apport calorique des aliments et boissons qu’ils consomment.

    Certes, 59% affirment le connaître, mais seulement 12% jugent qu’ils le connaissent « de manière assez précise », quand 47% concèdent que leur connaissance n’est qu’approximative, 40% indiquant qu’ils ne le connaissent pas du tout (soit +2 points par rapport à 2014).

    Le niveau de connaissance globale déclaré est plus élevé auprès des femmes (63% indiquent qu’elles connaissent leurs apports caloriques au moins de manière approximative), des personnes les plus âgées mais aussi de ceux qui se situent aujourd’hui en-deçà de la « corpulence normale » telle que définie par l’Indicateur de Masse Corporelle (IMC).
    En revanche, les hommes sont 45% à reconnaître ne pas du tout connaître leurs apports caloriques, de même que 51% des jeunes (moins de 35 ans) et que 54% des personnes ne pratiquant jamais d’activité physique.

  • Lorsqu’ils souhaitent réduire ou rééquilibrer leurs apports caloriques, les Français optent principalement pour deux solutions

    d’une part, réduire leur quantité d’alimentation (« manger moins » : 56%) sans pour autant « faire un régime » (seulement 9%) ni « sauter un repas » (6%) ; d’autre part, se montrer plus actives, que ce soit en adoptant un mode de vie plus dynamique (« marcher plus, monter les escaliers » : 43%) ou en « faisant du sport » à proprement parler (31%).Par contraste, seulement 10% des personnes interrogées indiquent choisir de consommer des produits hypocaloriques ou allégés. Qui plus est, lorsque l’on invite ces personnes à décrire plus précisément les produits concernés, on s’aperçoit qu’il existe une confusion forte dans leur esprit entre les produits faiblement caloriques (viandes maigres, légumes, etc.) et les produits hypocaloriques (yaourts allégés, substituts au sucre, etc.).

  • Les Français qui déclarent pratiquer une activité sportive, ne serait-ce qu’occasionnellement, indiquent faire du sport pour des raisons variées, mais la perte de poids ne constitue qu’une motivation marginale selon les personnes interrogées

    seulement 29% estiment pratiquer une activité sportive pour cette raison.
    En effet, les deux motivations les plus invoquées sont le fait de s’aérer, prendre l’air (58%, davantage cité par les hommes, les profils plus âgés et ceux exerçant une activité de promenade/randonnée) et de se dépenser, d’évacuer la pression (57%, davantage cité par les femmes et les jeunes).40% affirment faire du sport pour se divertir et 27% pour partager un moment avec des amis ou des proches, ces deux motivations étant particulièrement citées par les hommes et surtout par les personnes pratiquant un sport collectif.

  •  Dans ce contexte, près de la moitié des Français (46%) s’attend à prendre du poids durant les fêtes de fin d’année 2015

    une anticipation plus largement partagée par les femmes, les jeunes, mais aussi les personnes actuellement en surpoids (selon l’IMC) et celles qui souhaitent aujourd’hui perdre du poids. Plus précisément, parmi cette moitié de Français s’attendant à peser davantage à l’issue des fêtes, la prise de poids anticipée est souvent faible, de l’ordre de 1 à 2 kilos (66%) voire moins d’un kilo (18%).

    Seuls 16% des personnes interrogées affirment qu’elles pensent prendre plus de 2 kilos pendant cette période, même si ce pronostic est nettement plus répandu (41%) parmi les personnes qui appartiennent déjà à la catégorie « obésité élevée » déterminée par l’IMC.

 

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