Les Français et les enjeux de santé liés à leur environnement de vie

Enquête Toluna Harris Interactive pour France Assos Santé

Enquête réalisée en ligne du 8 au 13 décembre 2023. Échantillon de 2 086 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

 

Paris, le 12 février,

 

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  • La santé constitue un sujet de préoccupation important pour les Français, une majorité d’entre eux se montrant attentifs aux impacts de divers facteurs sur celle-ci : leur alimentation (88%), leur consommation (83%) ou encore leur environnement de vie (81%). Une attention particulièrement prononcée chez les catégories aisées. Soucieux de leur santé, les Français se sentent par ailleurs exposés à divers facteurs de risques mais identifient particulièrement les ondes électromagnétiques (60%), les substances toxiques présentes dans les produits alimentaires (51%) et la pollution de l’air à l’extérieur de leur domicile (50%) comme les éléments auxquels ils s’estiment être le plus confrontés. Pour autant, à l’exception des substances toxiques présentes dans certains produits alimentaires du quotidien (51%), les facteurs de risques auxquels les Français se sentent le plus exposés ne sont pas nécessairement considérés comme les plus inquiétants, les Français étant davantage préoccupés par les pesticides et leurs résidus (37%) ou la pollution de l’eau (34%).

 

  • Si les Français font surtout confiance aux professionnels du secteur de la santé et aux scientifiques pour trouver des informations sur les mesures à adopter en cas de pollution avérée de leur environnement de vie (40% déclarent qu’ils se tourneraient vers l’ARS de leur région, 39% vers leur médecin traitant et 37% vers les scientifiques), accéder à l’information en matière de santé s’avère être une tâche difficile pour nombre d’entre eux. En effet, moins de la moitié d’entre eux indiquent qu’il leur est facile de trouver des renseignements sur les différentes formes de pollution qu’il s’agisse d’informations généralistes (les reconnaitre, en estimer la quantité dans les produits, etc.) ou d’informations sur les meilleures façons de s’en protéger. Présentant écart important entre le sentiment d’exposition (élevé) et le sentiment d’information (faible), les risques liés aux substances toxiques présentes dans les produits alimentaires apparaissent comme un sujet particulièrement sensible – d’autant plus qu’ils sont également présents parmi les plus inquiétants pour les Français. C’est également le cas, dans une moindre mesure, des pesticides ou des substances toxiques dans les produits non alimentaires.

 

  • Dans ce contexte, les Français se prononcent pour une plus grande transparence dans l’accès aux informations sur les risques qui pourraient impacter leur santé et leur environnement. Afin de faciliter l’accès à ces données, les Français se montrent en grande partie favorables à la mise en place de plusieurs types d’étiquetages santé obligatoires, en premier lieu sur les produits ménagers (92%) ou les produits d’hygiène (91%). Ils soutiendraient également la mise en place d’un étiquetage environnemental permettant de mieux identifier la pollution générée par un produit tout au long de sa durée de vie (conception, usage, recyclage), afin de mieux comprendre comment leur consommation peut affecter leur environnement de vie.

 

  • On l’a vu, l’alimentation concentre les premières inquiétudes des Français à l’égard de leur santé. Ainsi, lorsqu’ils consomment des produits alimentaires, les Français se montrent évidemment attentifs au prix (54%) mais y adjoignent de plusieurs autres critères déterminants : la composition du produit (43%) ainsi que sa provenance (37%) et ses qualités nutritionnelles (32%). Le Nutri-Score apparaît de fait comme un critère de choix important, influençant le comportement d’achat de près de 8 Français sur 10 qui privilégient régulièrement le produit affichant le meilleur score pour leurs achats. Néanmoins, comme pour les facteurs de risques sur la santé, les Français éprouvent parfois des difficultés pour identifier certaines informations sur leurs produits alimentaires. Si ces difficultés ne concernent pas la valeur nutritionnelle des produits (72% estiment facile de l’identifier pour un produit, notamment grâce au Nutri-Score) ou leur teneur en sucre (71%), elles concernent surtout les additifs présents dans les produits (49%), leur degré de transformation (35%) ou la présence de pesticides (22%), majoritairement reconnus comme difficiles à identifier. Et, même lorsqu’ils s’estiment capables de déterminer les spécificités d’un produit, il peut s’avérer complexe pour eux de choisir entre les différents critères (bon Nutri-Score, provenance locale, production biologique, etc.) : près de la moitié indiquent des difficultés à identifier quel critère aura le plus d’impact positif sur leur santé, et même les plus confiants restent modestes quant à leurs capacités.

 

  • Afin de faciliter une plus grande transparence, les Français se déclarent majoritairement en faveur de plusieurs mesures concernant la mise en valeur des informations sur les produits alimentaires comme l’obligation d’un logo d’information nutritionnelle sur les emballages (88%), le Nutri-Score étant aujourd’hui laissé à la discrétion des producteurs. Dans l’optique d’allier santé et alimentation, ils se montrent également favorables à plus de réglementation sur les publicités pour les produits défavorables à la santé (trop gras, trop salés, trop sucrés, etc. ; 85%) ou encore à l’interdiction des publicités pour les produits défavorables à la santé visant les enfants (79%).

 

  • Concernant les substances présentant des risques d’addiction comme l’alcool et le tabac, les Français se montrent assez critiques à propos de l’action des pouvoirs publics. Malgré les nombreuses mesures et campagnes déjà engagées, plus de la moitié d’entre eux considèrent que les pouvoirs publics n’en font aujourd’hui pas suffisamment en matière de lutte contre le tabac et l’alcool, l’alcool apparaissant même plus en déficit que le tabac. Et même si 71% des Français considèrent que le message sanitaire obligatoire utilisé sur les publicités pour de l’alcool est relativement visible, ils se déclarent majoritairement favorables à plusieurs mesures visant à encadrer davantage la consommation de ce produit. Très enclins à interdire la promotion de ces produits (par les influenceurs, près des établissements scolaires, voire partout dans l’espace public), ils se montreraient également prêts à envisager des mesures financières impactant notamment l’alcool vendu en grande quantité (65%).

 

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