Les Français et la scolarisation des élèves en situation de handicap

Enquête Harris Interactive pour Trisomie 21 France, FNASEPH et ANPEA

Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 juillet 2019 auprès d’un échantillon de 1001 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables  suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e)

 

Quel regard les Français portent-ils sur l’insertion des personnes en situation de handicap ? Quelle place doit selon eux être accordée aux élèves en situation de handicap au sein de l’école ?

 

Les Français considèrent dans leur majorité que les personnes en situation de handicap font face à des difficultés d’insertion sociale

  • De manière spontanée, les Français associent avant tout le handicap à sa dimension physique (fauteuils roulants, problèmes d’accessibilité).
  • La majorité d’entre eux estiment que les personnes en situation de handicap font face à de nombreuses difficultés dans l’ensemble des aspects de la vie quotidienne, que ce soit pour se déplacer, se loger, travailler…
  • Compte tenu de ces difficultés, l’ensemble des personnes en situation de handicap, qu’il s’agisse des adultes ou des enfants, sont majoritairement considérées comme plutôt mal insérées dans la société, et cela concerne un peu plus, aux yeux des Français, le handicap psychique/mental que le handicap physique/sensoriel.

 

Les Français se déclarent majoritairement favorables à une école plus inclusive

  • La majorité des Français se prononcent pour une scolarisation des enfants présentant différents types de handicaps avec d’autres enfants dans des établissements publics.
  • C’est avant tout le cas en ce qui concerne les enfants à mobilité réduite ou ayant des troubles «dys» : une telle scolarisation dans des conditions «ordinaires» est même jugée préférable pour ces enfants.
  • Ils y sont aussi majoritairement favorables, de manière un peu plus nuancée toutefois, pour des enfants présentant des handicaps de type surdité/cécité, autisme, ou déficiences intellectuelles (de type trisomie 21). Dans ces 3 cas, ils se montrent un peu plus partagés sur le type d’établissement le plus adapté dans l’absolu à la scolarisation de ces enfants.

 

S’ils sont favorables à ce type de scolarisation «inclusive», les Français sont néanmoins conscients des potentielles difficultés qu’elle peut engendrer

  • Que l’on parle du handicap physique/sensoriel ou du handicap psychique/mental, dans les deux cas, les Français estiment que le fait d’accueillir un élève présentant un handicap est plutôt favorable à l’ouverture d’esprit des enfants de la classe…
  • … mais que cela peut présenter en parallèle différents types de difficultés (organisation d’activités collectives, maintien de l’attention et du calme, mise en œuvre du programme).

 

L’insertion est jugée globalement plus difficile pour les enfants présentant un handicap psychique/mental que pour ceux présentant un handicap physique/sensoriel

  • Près de 2 Français sur 3 (64%) estiment qu’il est plus difficile de scolariser les premiers.
  • Et, hormis l’organisation de sorties scolaires, ils ont tendance à considérer que le handicap psychique/mental est plus difficile à intégrer que le handicap physique/sensoriel dans une vie de classe.

 

Pour une politique du handicap volontariste

  • Les Français estiment majoritairement que les moyens consacrés à la scolarisation des enfants présentant un handicap ne sont pas suffisants, et sont partagés sur le fait que la situation se soit améliorée ou non ces dernières années.
  • L’immense majorité d’entre eux se disent favorables à des initiatives des pouvoirs publics pour une école plus inclusive. Ils se montrent même plutôt optimistes, puisque près des trois quarts d’entre eux estiment que c’est un projet qui a des chances de se réaliser.

 

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