Les Français et la pollution de l’air

Enquête Toluna Harris Interactive pour Pro BTP

Enquête réalisée en ligne du 25 au 27 juillet 2023. Échantillon de 1003 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

 

Paris, le 4 septembre,

 

  • Les Français se déclarent attentifs, voire très attentifs aux enjeux de la qualité de l’air au quotidien, qu’il s’agisse de la qualité de l’air intérieur (80%) ou extérieur (78%) qui les entoure. A ce titre, ils jugent généralement que cette qualité de l’air est relativement bonne dans leur environnement, quoiqu’ils différencient assez nettement la qualité de l’air chez eux (7,3/10) et dans les autres environnements, au travail ou dans la rue au sein de leur commune, qu’ils estiment systématiquement moins élevée.

 

  • Et pour cause, chez eux, les Français indiquent identifier assez nettement les gestes à suivre pour garantir ou améliorer la qualité de l’air (75%). Ils répertorient aisément les différents gestes qui sont conseillés par les autorités de santé, à savoir l’aération de son logement au moins 30 minutes par jour (en été : 93%; ou en hiver : 92%), ou encore le nettoyage régulier des systèmes d’aération de son logement (92%). Mieux, ils indiquent largement suivre ces recommandations dans leur vie quotidienne, en tous cas, ils affirment les suivre, même si la réalité est parfois légèrement différente du déclaratif. Ainsi, ils indiquent régulièrement aérer leur logement au moins une demi-heure par jour, que ce soit en été (91%) ou en hiver (85%) ou faire le ménage/la poussière (87%), en privilégiant les produits naturels (77%) et en respectant les dosages (84%).

 

  • Concernant la qualité de l’air extérieur, les choses sont moins simples et les Français ont plus de mal à se sentir informés. Moins de la moitié d’entre eux indiquent avoir assez d’éléments pour bien mesurer la qualité de l’air dans leur commune (que ce soit via des panneaux d’information, des applications, etc.) et donc pour réussir à prévoir les pics de pollution à venir. Moins de la moitié également ont le sentiment de bien maîtriser les gestes à adopter, qu’il s’agisse de faire de la prévention ou de réagir aux pics de pollution. Malgré leur sentiment d’information très relatif, les Français semblent appliquer des principes de précaution lors des pics de pollution en choisissant régulièrement d’éviter de faire du sport (en intérieur : 64%; ou en extérieur : 67%) ou en limitant leurs déplacements (66%) . Seul le port du masque n’apparait pas comme un réflexe majoritaire pour les Français (33%).

 

  • Au regard de l’intérêt qu’ils portent à la question de la qualité de l’air, les Français semblent attendre une mobilisation collective où tous les acteurs du champ social soient impliqués. Ainsi, parmi les 3 principaux acteurs qui selon eux doivent prendre en main l’amélioration de la qualité de l’air, ils mettent au même niveau ou presque l’Etat via des législations, les entreprises par des régulations, et les citoyens eux-mêmes par leurs actions quotidiennes. La qualité de l’air devant être un sujet de préoccupation pour tous, les Français se montrent favorables à de nombreuses mesures qui pourraient l’améliorer. Ils sont notamment sensibles aux mesures incitatives, comme le développement de services de transport en commun moins polluants (88%), l’encouragement des modes de transports doux (86%) ou la promotion du covoiturage (80%). Des mesures contraignantes dans les politiques publiques sont également soutenues par de nombreux Français, parmi lesquelles l’action sur les entreprises (90%), la création de quotas d’espaces verts dans les grandes villes (89%) ou le renforcement des politiques de mise aux normes des logements (84%). Les mesures contraignant l’usage direct des citoyens, comme la mise en place de la circulation alternée (66%), la création de ZFE (60%) ou l’interdiction de la circulation des véhicules thermiques dans lors des pics de pollution (50%) restent également soutenues, mais dans une moindre mesure.

 

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