Les Français et la crise de la dette en Europe Sondage Harris Interactive pour Jolpress et Image&Stratégie

Les Français et la crise de la dette en Europe

Sondage Harris Interactive pour Jolpress et Image&Stratégie

Enquête réalisée en ligne du 25 au 28 novembre 2011. Echantillon de 1567 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Paris, le 29 novembre 2011 – Harris Interactive a réalisé, à la demande de Jolpress (http://www.jolpress.com) et Image&Stratégie, une enquête sur la perception, par les Français, de la crise de la dette en Europe, ses conséquences et ses solutions. Alors que l’agence de notations Moody’s a annoncé ce lundi que « l’aggravation ininterrompue de la crise de la dette publique et des banques de la zone euro menace la qualité de crédit de tous les pays européens », il s’agissait de percevoir à quel niveau, selon les Français, il était pertinent d’agir face à la crise de l’Euro et de tester l’adhésion à quelques mesures en débat, comme le rachat d’obligations de dettes souveraines par la Banque centrale européenne ou encore le rachat de la dette par les citoyens.

 

Cette enquête fait apparaître que :

 

  • Si la majorité des Français se montre attachée à la souveraineté nationale de chacun des Etats membres et souhaite que chacun puisse prendre des initiatives individuelles face à la crise sans nécessairement avoir l’accord de tous les partenaires européens (64%), près de la moitié d’entre eux revendique néanmoins un plus grand contrôle des budgets des pays membres par la Commission européenne et une moins grande autonomie de chacun des pays (45%).
  • Aujourd’hui, moins d’un tiers des Français indique qu’il serait certainement ou probablement prêt à racheter de la dette française à des taux d’intérêts équivalents à ceux du marché, dont seulement 6% certainement. Si les sympathisants de Droite entrevoient davantage cette possibilité que les sympathisants de Gauche, reste que la confiance dans la situation économique, et sans doute dans la capacité des responsables politiques à y faire face, semble aujourd’hui trop dégradée pour que les Français envisagent d’investir dans le rachat de la dette. Notons que les catégories populaires et les personnes ayant les revenus les plus bas apparaissent comme moins prêtes que l’ensemble de la population, et a fortiori que les membres des catégories supérieures et les ménages les plus aisés, à racheter de la dette française.
  • Les Français se montrent très critiques à l’égard de l’action des institutions européennes pour faire face à la crise : seuls 16% jugent qu’elles se sont montrées efficaces pour limiter les effets de la crise financière et les dangers pesant sur la zone euro. Ils sont également mitigés sur les effets que pourrait avoir le rachat, par la Banque centrale européenne, d’une partie importante des dettes des Etats de la zone euro. Si 59% estiment que cela ferait baisser la spéculation sur la dette et 50% que cela enraierait la propagation de la crise à d’autres Etats, 56% jugent également que cela dissuaderait les Etats de faire de réels efforts pour réduire leurs déficits et 53% que cela pourrait favoriser l’inflation dans la zone euro.

 

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