Les Français et l’immobilier

Baromètre IMOP / Harris Interactive - Vague 1

Enquête réalisée en ligne du 16 au 18 février 2021. Échantillon de 1 063 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

 

Paris, le 12 mars,

 

À la demande de l’agence immobilière en ligne IMOP, Harris Interactive a inauguré un baromètre auprès des Français, concernant leur perception du marché immobilier, leurs éventuels projets et l’impact de la crise sanitaire sur leurs besoins. Cette première vague d’enquête a été réalisée du 16 au 18 février 2021, dans une période d’incertitude prolongée quant à l’avenir. Dans ce contexte si particulier, quelles sont les attentes et les perceptions des Français en matière d’immobilier ? L’équipe de Harris Interactive a interrogé un échantillon de 1 063 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

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Que retenir de cette enquête ?

 

Les Français perçoivent majoritairement une tendance à la hausse sur le marché immobilier, un sentiment qui n’est pas toujours conforté par les faits

La plupart des Français identifient une tendance haussière des prix de l’immobilier, qu’il s’agisse à la fois des mois passés que des mois à venir. 55% estiment ainsi que les prix ont augmenté en France ces derniers mois, quand seuls 13% jugent au contraire que les prix ont baissé pendant cette période. Et pour les mois à venir, la dynamique perçue est très similaire, avec 54% d’entre eux qui pronostiquent une hausse des prix contre 12% qui anticipent une baisse.
Le grand public ne perçoit donc pas le léger ralentissement des prix de l’immobilier qui s’exerce sur certains territoires. Ainsi, malgré des prix en baisse sur le marché parisien, les habitants de l’agglomération parisienne sont paradoxalement plus nombreux que la moyenne nationale à avoir perçu une hausse des prix au cours des derniers mois dans leur agglomération (57%, contre 50% parmi la moyenne des Français) et seuls 13% perçoivent une baisse.

 

L’immobilier reste perçu comme une valeur sûre en dépit de la forte incertitude qui imprègne la période

Plus de 7 Français sur 10 jugent que l’immobilier constitue un investissement fiable, et ce, en dépit d’un contexte où l’incertitude pèse sur l’ensemble des marchés. Il est également considéré comme rémunérateur par près de 2/3 des Français (65%). En revanche, seuls 28% l’estiment accessible à tous. On note une spécificité de l’agglomération parisienne, dont les habitants sont plus enclins à juger l’immobilier à la fois fiable (78%) et rémunérateur (72%).
Confiants dans la valeur d’investissement de l’immobilier, 29% de Français déclarent avoir l’envie d’acheter un bien dans les douze mois à venir, que ce soit leur résidence principale, une résidence secondaire ou encore un 3 investissement locatif. Rappelons toutefois qu’il ne s’agit pas de projets concrets mais d’ambitions déclarées, et que seule la moitié d’entre eux (14%) appuie cette intention d’une forme de certitude.

 

Bien que considérées comme chères, les agences permettent néanmoins aux vendeurs de gagner du temps et d’obtenir le meilleur prix de vente, selon les Français

Obtenir le meilleur prix de vente apparaît comme l’exigence première des vendeurs vis-àvis d’une agence immobilière. C’est l’attente la plus souvent exprimée de manière spontanée par le grand public et elle n’est pas entièrement remplie. En effet, moins de 6 Français sur 10 (59%) attribuent aux agences la faculté de permettre aux vendeurs de vendre leur bien au meilleur prix, tandis que les Français sont davantage convaincus par d’autres aspects des agences immobilières – par exemple, par leur capacité à permettre un gain de temps aux vendeurs (77%).

 

Véritable bouleversement dans la vie des Français, la crise sanitaire a amené une part des acheteurs à suspendre leur projet immobilier

La crise sanitaire et le contexte économique qui s’en est suivi semblent avoir eu un effet sur les projets immobiliers des Français. Ainsi, parmi les personnes qui ont eu un projet (plus ou moins ferme) d’achat immobilier en cours pendant la crise sanitaire, 48% déclarent avoir reporté leur projet dont 19% affirment même l’avoir abandonné. Des déclarations qui font écho à la baisse des transactions observée en 2020 par les notaires.

 

La crise sanitaire a également un impact certain sur les besoins en termes d’immobilier, en particulier dans l’agglomération parisienne

Rappelons tout d’abord que le télétravail n’est pas un phénomène universel : il concerne moins des deux tiers des actifs. Parmi ceux qui ont été amenés à le pratiquer, 56% affirment avoir eu besoin de réaménager leur logement en conséquence. Parmi ces 56%, une moitié (28%) s’accommode bien de cette nouvelle organisation domestique, tandis que l’autre (28%) exprime le besoin de disposer de plus d’espace. Ce sont surtout les télétravailleurs de l’agglomération parisienne qui sont concernés par ce besoin d’espace supplémentaire (39%, soit le double du niveau observé parmi les télétravailleurs des zones rurales).

 

Y a-t-il un logement idéal aux yeux des Français ?

Les Français se montrent extrêmement partagés quand on les pousse à arbitrer entre une pièce supplémentaire, une option privilégiée par 51% d’entre eux, ou un logement plus spacieux, préférable pour 47% d’entre eux. Néanmoins, on peut observer une spécificité chez la génération des 25-34 ans, plus nombreux à préférer la pièce supplémentaire (62% d’entre eux).
Dans l’ensemble, les Français préfèrent majoritairement (73%) que l’espace soit plus grand dans les pièces de vie plutôt que dans les pièces où l’on peut s’isoler comme les chambres et préfèrent d’ailleurs fréquemment une cuisine ouverte à une cuisine séparée (59% contre 40%). L’option de la cuisine ouverte séduit tout particulièrement les générations les plus jeunes (68% chez les moins de 35 ans). Près des 2/3 des Français (65%) expriment une préférence de principe pour un gain de superficie au détriment de la proximité du centre-ville, une préférence relativement bien partagée par l’ensemble des générations (y compris les jeunes : 66%) mais plus marquée encore chez les familles (70%). Ces aspirations confirment des tendances déjà largement évoquées suite à la crise sanitaire, pouvant avoir un impact notable sur le développement immobilier.

 

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