Les Français et l’immobilier

Baromètre IMOP / Harris Interactive - Vague 3

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 5 au 7 octobre 2021. Échantillon de 1 004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

 

Paris, le 19 octobre,

 

À la demande de l’agence immobilière en ligne IMOP, Harris Interactive a lancé en 2021 un baromètre auprès des Français, concernant leur perception du marché immobilier, leurs éventuels projets et l’impact de la crise sanitaire sur leurs besoins. Après une première vague d’enquête réalisée en février dernier, dans une période de restrictions sanitaires et d’incertitude prolongée quant à l’avenir ; une deuxième vague mi-mai, à l’heure des réouvertures et de l’assouplissement des restrictions ; Harris Interactive a de nouveau interrogé les Français au mois d’octobre, alors que l’épidémie paraît désormais relativement stable depuis plusieurs mois. Dans ce contexte, les Français perçoivent-ils un changement dans la dynamique des prix de l’immobilier ? Se projettent-ils plus facilement dans un futur achat immobilier ? Quelle est leur appétence envers la propriété ? L’équipe de Harris Interactive a recueilli des réponses auprès d’un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, du 5 au 7 octobre.

 

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Que retenir de cette enquête ?

 

Les Français identifient un net rebond du marché de l’immobilier depuis plusieurs mois, même si le regain d’optimisme se tasse quelque peu concernant les mois à venir

 

En l’espace de 8 mois, les représentations du grand public sur le marché immobilier ont été profondément remodelées : en février dernier, seuls 55% des Français identifiaient une augmentation du marché national ; aujourd’hui, ils sont 78%, soit 23 points de plus. Le grand public identifie donc un net rebond des prix immobiliers, qu’ils perçoivent d’ailleurs aussi dans leur agglomération (de 50% à 71%) voire dans leur quartier (de 48% à 65%). Ce diagnostic de hausse est partagé de façon homogène par tous les Français, quelle que soit la taille de leur agglomération.

Par rapport à février, le grand public est aussi plus nombreux à anticiper une hausse continue des prix dans les mois à venir : au niveau national, ce pronostic n’était porté que par 54% des Français en février, contre 65% aujourd’hui. Toutefois, ce chiffre d’octobre représente une relative stagnation par rapport aux réponses déjà collectées en mai (64%). Ainsi, les Français ont de plus en plus le sentiment que le marché immobilier redémarre… mais leur regard sur l’avenir n’a pas radicalement changé depuis mai.

 

La propriété immobilière constitue un idéal largement partagé, mais jugé inégalement accessible aujourd’hui

 

Dans les représentations des Français, la propriété immobilière constitue avant tout une perspective positive : 80% l’envisagent principalement comme une forme de liberté, quand 18% se la représentent plutôt comme une contrainte. Même parmi les actuels locataires, seuls 34% perçoivent la propriété immobilière avant tout comme une contrainte : être propriétaire constitue donc bien une forme d’idéal.

Mais cet idéal a un coût et la plupart des personnes actuellement non-propriétaires estiment que ce coût dépasse leurs moyens. Ainsi, seuls 34% d’entre eux estiment disposer de revenus suffisants pour pouvoir devenir propriétaires et 31% seulement considèrent disposer d’un apport suffisant. En cumulé, ce sont donc seulement 26% des non-propriétaires qui estiment disposer à la fois de revenus et d’un apport suffisants pour franchir le pas…

Pour surmonter cette difficulté, les non-propriétaires sont-ils prêts à envisager de resserrer leurs dépenses au quotidien pour pouvoir devenir propriétaire ? Les avis sont extrêmement partagés : 48% se déclarent prêts à cet effort pour investir, quand autant (48%) privilégient plutôt de renoncer à la propriété immobilière si cela leur permet de dépenser davantage au quotidien.

Au final, quels sont les Français qui caressent un projet d’acquisition immobilière – en étant déjà propriétaires ou non ? 30% du grand public envisagent un achat immobilier au cours des douze mois à venir, dont 14% vont jusqu’à indiquer que leur projet est « certain » – soit des proportions proches de celles déjà observées en février. Toutefois, cette stabilité globale masque un recul de la part de Français ayant l’intention d’acheter une résidence secondaire : 11% aujourd’hui, alors qu’ils étaient 13% en mai et 15% en février. Avec un relatif retour à la normal au niveau sanitaire, l’attrait de la résidence secondaire s’érode-t-il légèrement ?

 

Par rapport à mai, une envie légèrement plus forte d’ancrage dans une résidence principale

 

Lorsqu’on les interroge sur leur lieu de vie idéal, 42% des Français indiquent toujours souhaiter vivre dans une résidence secondaire au moins de temps en temps. Ce désir reste particulièrement remarquable chez les habitants de l’agglomération parisienne (54%). Mais notons que, par rapport à mai dernier, les Français sont aujourd’hui un peu plus nombreux à privilégier la vie dans une résidence principale unique (57%, +2 points) ou dans une résidence secondaire très occasionnelle (27%, +2 points). Dans l’ensemble, les représentations sur la résidence secondaire restent relativement proches de ceux mesurés en mai : idéalement, cette résidence secondaire se situerait au bord de la mer pour 50% des Français qui souhaiteraient en avoir une. Que ce soit comme résidence principale (80%) ou comme résidence secondaire (92%), la maison reste le type de logement idéal, loin devant l’appartement.

En regroupant l’ensemble des préférences des Français, le modèle idéal le plus répandu (32% des Français) consiste en une résidence principale unique, située à la campagne, au bord de la mer ou à la montagne. Néanmoins, le modèle d’une résidence principale urbaine accompagnée d’une résidence secondaire à la campagne, à la mer ou à la montagne séduit plus d’1 Français sur 5 (22%) et 37% des habitants de l’agglomération parisienne.

 

La campagne présidentielle à venir pourrait installer dans une posture d’attente une partie des Français envisageant des projets (notamment immobiliers)

 

Parmi les Français qui déclarent avoir des projets personnels d’ici avril 2022 – ces projets pouvant recouper des formats variés (immobilier, famille, etc.) –, la période de campagne présidentielle pourrait constituer un frein à leur concrétisation. En effet, 42% d’entre eux indiquent aujourd’hui qu’ils comptent attendre de connaître le résultat de l’élection présidentielle avant de concrétiser leurs projets, quand 58% affirment au contraire leur intention de concrétiser ces projets sans attendre. Des données à interpréter avec précaution, puisque les motivations pouvant pousser à cette posture d’attente d’ici avril 2022 sont multiples et pas nécessairement liés au scrutin présidentiel.

 

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