Les femmes de la « génération Y » et la parité Sondage Harris Interactive pour Coca-Cola

Les femmes de la « génération Y » et la parité

Sondage Harris Interactive pour Coca-Cola

Enquête réalisée en ligne du 29 février au 2 mars 2012. Echantillon de 1000 personnes représentatives des femmes âgées de 18 à 34 ans, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Paris, le 7 mars 2012 – À l’occasion de la journée mondiale de la femme, le 8 mars 2012, et à la demande de Coca-Cola, Harris Interactive a réalisé une enquête sur le thème de la parité hommes-femmes auprès d’un échantillon représentatif de femmes françaises âgées de 18 à 34 ans, qui appartiennent à ce que l’on surnomme la « génération Y » : cette appellation fait référence d’une part à la familiarité « naturelle » de cette génération avec les nouvelles technologies (le Y pouvant représenter les écouteurs d’un baladeur), et d’autre part à son regard critique sur le monde qui l’entoure (le « Y » se prononçant en anglais comme le mot « why ?», qui signifie « pourquoi ? »). Cette enquête visait à interroger le regard des Françaises de la « génération Y » sur la question de la parité, pour appréhender leur définition de ce concept, pour identifier le regard qu’elles portaient sur l’état de la parité dans différents domaines aujourd’hui en France et pour percevoir de façon plus dynamique l’évolution qu’elles percevaient dans la société française à ce sujet.

 

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

 

  • Selon les femmes de la « génération Y », la parité est un terme vaste. S’il est spontanément associé d’abord à un principe d’égalité des salaires, qui n’est pas entièrement appliqué, il recouvre de nombreuses dimensions : plus de neuf femmes sur dix assimilent la parité à un principe égalitaire à différents moments de la vie professionnelle (égalité de salaires en premier lieu, mais également égalité de vitesse d’évolution professionnelle ou encore de considération de candidatures), tandis qu’environ huit femmes sur dix estiment que des dimensions personnelles et familiales (égalité dans les tâches ménagères, dans l’éducation d’un enfant) correspondent aussi à leur définition de la parité. Notons également que la discrimination positive dans l’accès à l’emploi est considérée comme partie intégrante de la parité par plus de trois femmes sur quatre.
  • Ces jeunes Françaises ont nettement l’impression que la parité a progressé en bien par rapport à la génération de leur mère : c’est l’avis exprimé par environ trois femmes sur quatre. Elles expliquent cette amélioration de la parité par de grandes tendances sociétales : l’évolution générale des mentalités dans la société française (72%) et le plus grand accès des femmes à l’éducation supérieure (57%).
  • Pour autant, elles estiment que ces différentes composantes de la parité sont faiblement satisfaisantes en France aujourd’hui: les aspects économiques, qui étaient jugés essentiels dans la définition de la parité, sont aussi ceux qui sont évalués comme très peu satisfaisants aujourd’hui, de même que la représentation des femmes à différents postes de décision. La dimension personnelle et familiale est en revanche jugée de façon moins négative : les Françaises se montrent partagées sur l’égalité obtenue en matière de tâches ménagères, et elles se disent plutôt satisfaites au regard de l’égalité dans l’éducation des enfants (60% satisfaisant), sans doute parce qu’elles ont le sentiment de disposer d’une liberté de choix plus importante sur ces critères personnels.
  • Les femmes de la « génération Y » portent enfin un regard critique sur l’état actuel de la parité dans différents secteurs professionnels en France, tout particulièrement sur la sphère politique nationale et les grandes entreprises privées (moins de 25% « satisfaisant »). Même dans les secteurs où elles jugent la parité majoritairement satisfaisante (médias, entreprises publiques, administration), leur approbation est d’une intensité faible, puisque moins d’une femme sur dix utilise la réponse « très satisfaisante », les autres se reportant principalement sur la réponse nuancée « plutôt satisfaisante ».

 

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