Le regard des masseurs-kinésithérapeutes sur leur profession

Etude Harris Interactive pour L’Ordre National des Masseurs-Kinésithérapeutes

Paris, le 22 janvier 2014 – L’enquête menée par Harris Interactive pour l’Ordre National des Masseurs-Kinésithérapeutes visait à dresser un état des lieux de l’opinion des professionnels à l’égard de leur métier et du cursus de formation qui s’y rapporte: Quel est l’état d’esprit des masseurs-kinésithérapeutes dans le cadre de l’exercice de leur profession ? Sont-ils bien considérés en France par les pouvoirs publics, par rapport aux autres professions médicales ? Quelles évolutions ont-ils notées dans ce domaine au cours des derniers mois ? Que pensent-ils de la formation actuelle des masseurs-kinésithérapeutes ? Quelle est leur attitude face à la réforme des formations envisagée par le gouvernement pour leur profession ?

Que retenir de cette enquête ?

  • 39% des masseurs-kinésithérapeutes se disent motivés dans l’exercice de leur profession, 23% confiants. Mais ils sont nombreux également à se montrer inquiets (25%).
  • Près d’un masseur-kinésithérapeute sur deux (47%) estime que les Français les consultent davantage que par le passé. 30% pensent que la situation n’a pas évolué.
  • La considération et la reconnaissance de la profession par les pouvoirs publics apparaissent déficitaires aux yeux des masseurs-kinésithérapeutes interrogés : une majorité (56%) juge que le niveau de considération dont ils bénéficient est inférieur à ce que les pouvoirs publics expriment en direction d’autres professionnels de santé, 34% pensent que la prise en compte de la profession par les pouvoirs publics s’est dégradée au cours des derniers mois. La réforme de la formation de ces professionnels envisagée par le gouvernement n’est sans doute pas étrangère à ce ressenti.
  • Plus de sept masseurs-kinésithérapeutes sur dix (72%) posent un regard positif sur la formation des praticiens aujourd’hui en France, qu’ils jugent de bonne qualité. Le sentiment que la formation est en adéquation avec les compétences requises, de leur point de vue, pour garantir la qualité des soins et la sécurité des patients (69%, jusqu’à 79% au sein des partisans de la réforme) alimente sans aucun doute ces jugements positifs. Les formations gagneraient toutefois à être davantage accessibles. 54% regrettent qu’elles ne soient réservées qu’à quelques-uns. Enfin, 70% des masseurs-kinésithérapeutes s’accordent parallèlement à penser qu’elles n’attestent pas d’une reconnaissance de la profession à sa juste valeur par les pouvoirs publics.
  • Les résultats attestent d’une crispation sensible des professionnels à l’égard des pouvoirs publics. La réforme envisagée, annoncée le 25 janvier dernier à l’issue de l’arbitrage ministériel sur la réingénierie de certaines formations médicales, qui reconnaîtrait le diplôme de masseur-kinésithérapeute au grade de licence et non au grade de Master, est loin d’apaiser ce ressenti, bien au contraire. A ce titre, 62% des praticiens s’y disent opposés contre seulement 24% qui la soutiennent.
  • A travers le souhait de retenir le grade international de master comme niveau de validation universitaire du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, les praticiens entendent pouvoir bénéficier des mêmes conditions que celles qui ont été accordées aux orthophonistes et aux sages-femmes (92% dont 79% « tout à fait d’accord ») et être reconnus au niveau international (90% dont 75% tout à fait d’accord).

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