Le regard des Français sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales

Sondage Harris Interactive pour La Lettre de la Citoyenneté

Paris, le 24 novembre 2014 – Depuis vingt ans, La Lettre de la Citoyenneté publie une enquête barométrique pour suivre dans le temps le regard des Français concernant le droit de vote des étrangers résidant en France pour les élections locales et européennes. Dans son état actuel, la loi ouvre aux ressortissants de l’Union Européenne le droit de vote aux élections municipales et européennes se déroulant en France, mais cela ne concerne pas les résidents étrangers issus de pays n’appartenant pas à l’Union Européenne.

La vague 2013 du baromètre avait été réalisée quelques heures après l’annonce par François Hollande que le droit de vote aux élections municipales et européennes serait étendu à tous les étrangers résidant en France après les élections municipales de 2014, conformément à l’engagement pris par le candidat du Parti socialiste pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2012. Au moment où Harris Interactive a réalisé, cette année, l’enquête, ce sujet semble s’être éloigné de l’agenda politique : il n’a plus été évoqué par l’exécutif depuis plusieurs mois.

Que retenir de cette enquête ?

  • Une fois informés que les étrangers des pays de l’Union Européenne résidant en France ont le droit de vote aux élections municipales et européennes, moins d’un Français sur deux (47%) se déclare favorable à l’extension de ce droit aux étrangers non-membres de l’Union Européenne vivant dans le pays.
  • Ce chiffre correspond à un nouveau recul (-7 points) par rapport à la dernière mesure réalisée en 2013, qui avait elle-même déjà régressé (-5 points) par rapport au pic atteint en 2011 (59% favorables, soit la proportion la plus élevée recueillie depuis le début de ce baromètre en 1994).
  • Si les Français sont de moins en moins nombreux à soutenir cette extension du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, cela n’est pas dû à un revirement des sympathisants de Gauche – qui restent largement favorables à cette idée –, mais à un durcissement des opinions des sympathisants du Centre, de la Droite et du Front National, de plus en plus opposés à cette réforme.

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