Le regard des 18-35 ans sur les sites et applications de rencontre

Sondage Harris Interactive pour Glamour

Enquête réalisée en ligne du 20 au 22 et du 27 au 29 octobre 2015. Échantillon de 527 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 35 ans. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, secteur d’activité et région d’habitation de l’interviewé(e).

À la demande de Glamour, Harris Interactive a interrogé un échantillon représentatif de Français âgés de 18 à 35 ans sur leur perception des sites et applications de rencontre.

Que pensent-ils de ces nouveaux moyens de faire des rencontres ? Favorisent-ils selon eux le « grand amour » ou les rencontres d’un soir ? Que pensent ceux qui ont déjà eu une expérience sur ces sites ou applications ? Et plus précisément, comment une application comme Tinder est-elle perçue aux yeux des 18-35 ans ?

Principaux enseignements

 

  • 57% des jeunes de 18 à 35 ans jugent plus difficile qu’il y a quelques années de trouver une relation amoureuse sérieuse, quand seuls 27% considèrent qu’il est plus ardu de faire des rencontres.

    Femmes et hommes s’accordent pour trouver plus compliqué qu’autrefois de trouver une relation sérieuse.

  • Les sites de rencontre bénéficient d’une bonne notoriété auprès des 18-35 ans

    notamment Meetic et Adopte un mec. Tinder apparait un peu moins populaire, même si l’application est connue par 77% d’entre eux, dont 56% qui déclarent savoir précisément ce dont il s’agit. Les hommes apparaissent comme de plus grands connaisseurs de Tinder (80% contre 73% des femmes).

  • 44% des 18-35 ans déclarent être ou avoir déjà été inscrits sur un site/ une application de rencontre.

    10% déclarent utiliser actuellement ce moyen de rencontre (7% des femmes et 14% des hommes).

  •  Les 18-35 ans estiment que les sites et applications dédiés sont un moyen comme un autre de faire des rencontres mais considèrent dans le même temps qu’ils favorisent les rencontres d’un soir.

    Ils estiment ainsi très majoritairement qu’ils offrent la possibilité de rencontrer des gens qu’on n’aurait pas pu rencontrer ailleurs (89%) et sont un moyen comme les autres de rencontrer quelqu’un (87%). Les 18-35 ans assumeraient d’ailleurs majoritairement d’avoir rencontré quelqu’un par ce biais (59% en parleraient à tout le monde, 33% aux personnes de confiance uniquement et seulement 8% à personne). Dans le même temps, 76% considèrent qu’ils favorisent les rencontres d’un soir. Ce type de jugement est notamment émis envers Tinder. Spontanément, les 18-35 ans ne perçoivent pas l’application comme un moyen de faire des rencontres sérieuses mais plus comme un moyen d’entrer facilement en contact avec des personnes pour des rencontres « superficielles » et « sans lendemain ».

  • La majorité des 18-35 ans (62%) n’ont pas l’impression qu’un des deux sexes soit plus privilégié que l’autre par ce type de sites ou d’applications.

    Lorsqu’un avantage est attribué à l’un des deux, les femmes considèrent que les hommes tirent plus de bénéfices de ces sites et applications (23% contre 10% des hommes qui partagent cet avis) quand les hommes pensent qu’il s’agit des femmes (29% contre 12% des femmes).

  • En majorité, les utilisateurs de ces sites et applications n’affichent pas de déception.

    45% déclarent ne pas avoir été déçus de leurs rencontres via des sites/ applications, mais 33% ont été déçus. A noter que la rencontre physique n’est pas systématique puisque 21% déclarent ne jamais avoir rencontré une personne avec qui ils ont échangé sur un site ou une application de rencontre.

  • Les conséquences de la fréquentation de ces moyens de rencontre apparaissent assez mitigées.

    43% des utilisateurs considèrent que cela leur a fait autant de bien que de mal quand 37% attribuent à cette pratique un aspect majoritairement positif et 20% dressent un bilan principalement négatif. A noter que les femmes sont plus nombreuses à déclarer que les sites ou applications de rencontre leur ont fait plus de mal que de bien (23% contre 17% des hommes).

  • De façon générale, les 18-35 ans semblent considérer que les sites et applications peuvent être une solution comme une autre de faire des rencontres.

    S’ils ne sont pas particulièrement négatifs et si les utilisateurs ou anciens utilisateurs ne semblent pas majoritairement déçus d’avoir essayé ces nouveaux moyens de rencontre, ils interrogent néanmoins la profondeur des relations qui voient le jour par ce biais. Ce qui peut sans doute contribuer à expliquer le fait que si les rencontres ne semblent pas plus malaisées, l’instauration d’une relation amoureuse sérieuse soit perçue comme un défi de plus en plus difficile à relever.

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La note détaillée

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