Le modèle social français, attentes et perspectives Sondage Harris Interactive pour Liaisons Sociales

Le modèle social français, attentes et perspectives

Sondage Harris Interactive pour Liaisons Sociales

 

Enquête réalisée en ligne du 13 au 16 mars 2012. Echantillon de 1948 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 3 avril 2012 – A la demande de Liaisons Sociales, Harris Interactive a réalisé une enquête interrogeant les Français sur le regard qu’ils portent sur ce que l’on appelle le « modèle social français ». Les campagnes présidentielles sont l’occasion, pour partie, de produire une réflexion collective sur l’état de notre pays, sur son identité, son passé et ses perspectives. Indéniablement le « modèle social » français est au cœur des représentations et interrogations. En ces temps de crise financière, comment les Français entrevoient-ils le modèle social : comment le définissent-ils ? Le considèrent-ils comme un atout ou un frein au développement de la société française ? Quelles peuvent en être les perspectives ? Et quelles sont les marges de manœuvre pour le préserver si tant est que les Français souhaitent le conserver ?

 

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

  • Les Français considèrent quasi unanimement qu’il existe un modèle social spécifique en France (90% d’accord). Ce modèle social constitue selon eux un élément positif de protection sociale (90% d’accord) et structurant de l’identité nationale française (86% d’accord), auquel les Français se déclarent attachés (82% attachés), et qui ne semble constituer un frein à la compétitivité économique du pays que pour un tiers d’entre eux (35%).
  • Selon les Français, le modèle social du pays regroupe de nombreuses composantes, dont l’assurance-maladie constitue l’élément le plus décisif (72% « c’est un élément très important »), et dont seules « les 35 heures » ne font pas nécessairement partie, 52% jugeant cet aspect important contre 45% ne le jugeant pas important.

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  • Les Français ne semblent pas prêts à envisager des évolutions fortes dans le modèle social actuel, même si les sympathisants de Droite et les personnes disposant des plus hauts revenus sont plus nombreux à juger les garanties actuelles trop protectrices.Les salariés opposent également une fin de non-recevoir à l’hypothèse de réduire leur salaire pour des horaires équivalents dans l’optique d’aider leur entreprise dans une période de lourdes difficultés économiques (75% indiquent qu’ils n’y sont pas prêts).
  • Six Français sur dix (59%) souhaitent la suppression de la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, même si l’idée d’une réduction du nombre de fonctionnaires est largement majoritaire.
  • Le « modèle social français » est une référence politique protéiforme, puisque les Français considèrent que son meilleur garant est le candidat pour lequel ils ont l’intention de voter au premier tour de l’élection présidentielle. En conséquence, les deux candidats les plus cités comme « meilleur garant du modèle social » sont ceux qui sont en tête aujourd’hui des intentions de vote, François Hollande (28%) et Nicolas Sarkozy (24%).

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