L’allocution de Nicolas Sarkozy suite à sa mise en examen

Etude Harris Interactive pour LCP

Paris, le 3 juillet 2014

Que retenir de cette enquête ?

  • Interrogés suite à l’allocution de Nicolas Sarkozy le 2 juillet sur Europe 1 et TF1, les Français ayant entendu parler de cette intervention se montrent très partagés sur la prestation de l’ancien président de la République : 47% l’ont trouvé convaincant contre 49% qui partagent un avis contraire. Les plus critiques se retrouvent naturellement parmi les sympathisants de gauche (89% pas convaincus) et du Modem (74% pas convaincus) quand les proches de la droite (80% et jusqu’à 94% de ceux de l’UMP) se déclarent à l’inverse massivement convaincus par cette prise de parole.
  • Les principaux éléments mis spontanément en avant par les personnes ayant jugé positivement son intervention s’articulent autour des « arguments » exposés par Nicolas Sarkozy dans ses déclarations, et de ce qui est perçu comme un « acharnement politique » dont ce dernier serait victime. A l’inverse, les plus critiques évoquent la « multitude » des affaires dans lesquelles l’ancien Président est cité. A cette occasion, Nicolas Sarkozy leur est apparu dans sa posture habituelle (« comme toujours »), peu crédible de leur point de vue, le terme « mensonge » étant d’ailleurs fréquemment cité par ces derniers.
  • C’est sur ses intentions futures en politique que Nicolas Sarkozy a été jugé le plus convaincant lors de son allocution, sans qu’un réel consensus ne se dégage (50% convaincus, dont seulement 15% tout à fait convaincus). L’évocation de l’indépendance de la justice française et des chefs d’accusation ayant conduit à sa mise en examen suscitent des jugements sensiblement plus négatifs : 51% (dont 33% pas du tout convaincus) et 52% (dont 34% pas du tout) respectivement sur chacun de ces deux sujets. Notons que sur l’ensemble de ces dimensions, les proches de l’UMP jugent positivement (à plus de 60%) les propos de Nicolas Sarkozy. Dans une moindre mesure, les proches du FN et les personnes sans sympathie partisane, qui quoique plus partagés se montrent toutefois relativement bienveillants dans leur jugement.
  • Au final, l’image de l’ancien Président apparaît légèrement dégradée sur les derniers mois. Si sa détermination demeure une qualité majoritairement attribuée à Nicolas Sarkozy (62%), seul un Français sur trois le juge « honnête ». L’ensemble des autres traits d’image tend à reculer d’un à plusieurs points depuis octobre 2013. Seuls les proches de l’UMP conservent une image extrêmement positive de ce dernier (plus de 80% d’opinions positives sur l’ensemble des traits d’image testés), qui voit même son capital sympathie renforcé auprès de cette frange de la population (91%, soit + 7 points).

 

En savoir plus :

Share