L’alimentation à l’heure des arbitrages – Enquête 2/3

Enquête Harris Interactive pour les zOOms de l'Observatoire Cetelem

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 8 au 10 février 2023. Échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 10 mars,

Pénuries, inflation… la réinvention forcée de l’alimentation ?

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Les principaux enseignements de cette enquête

 

  • Les pénuries alimentaires qui ont touché la France en 2022 ont marqué les Français. 77% déclarent avoir été confrontés au moins une fois à une situation de rupture de stock en magasin au cours des 12 derniers mois, se remémorant particulièrement l’absence d’huile ou de moutarde dans les rayons. Toutefois, ces événements n’auront pas, ou très peu, influencé en profondeur la consommation des Français : la plupart ont retrouvé une consommation normale après le retour de leurs produits en magasin (69%), quelques-uns ont fait des stocks (21%) et seuls 10% affirment avoir appris en s’en passer davantage voire complètement.

 

  • Si les pénuries ont pu s’avérer marquantes mais au final relativement indolores pour les Français, l’inflation, elle, semble avoir eu des conséquences plus importantes sur les ménages et les habitudes de consommation. Face à la hausse du prix d’un produit, le premier réflexe rapporté par les Français reste de loin (51%) d’opter pour le même produit dans une marque moins chère (loin devant le fait d’attendre pour une promotion : 11% ; ou de choisir un produit de remplacement moins onéreux : 10%). De fait, les Français indiquent largement avoir augmenté leur recours aux marques low-cost (52%) et marques distributeur (61%), tout en diminuant leur consommation de marques traditionnelles (49%) ou haut de gamme (61%), des changements que pour la plupart, ils entendent inscrire dans la durée (67%).

 

  • Si se passer purement et simplement des produits touchés fortement par l’inflation est loin d’être la stratégie prioritaire des Français (4%), nombreux sont ceux qui ont le sentiment d’avoir dû renoncer ponctuellement à certains produits (69%, et encore bien d’avantage chez les plus jeunes, 83%), ces produits étant le plus souvent des plats préparés (57%), de la viande (50%) ou encore du poisson frais (55%).

 

  • Pour 3 Français sur 4 (74%), les prix de l’alimentation vont continuer à augmenter dans les 12 prochains mois. Seuls 8% anticipent une baisse, dont 1% seulement pensent que les prix vont retrouver leur niveau d’avant l’inflation. Et ces situations inflationnaires ne sont pas pour eux des phénomènes périphériques : fortes variations des prix (79%) et pénuries (69%) sont perçues comme des situations devant se multiplier à l’avenir.

 

  • Pour lutter contre les dérèglements de l’économie alimentaire, les Français estiment en majorité (73%) qu’il faudra à l’avenir miser sur une plus grande indépendance de la France dans sa production – quitte à ce que les produits soient vendus plus chers dans les magasins – plutôt que sur une diversification des échanges commerciaux avec les autres pays. Un réflexe autonomiste sur le plan collectif qui devra s’accompagner d’une meilleure gestion des ressources sur le plan personnel, avec une attention particulière à limiter le gaspillage (39%).

 

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