La sécurité des deux-roues motorisés : quels comportements ? Quelles attentes de la part des conducteurs à l’égard des assurances ? – vague 2

Enquête Harris Interactive et BPCE Assurances pour la Banque Populaire

Enquête réalisée en ligne du 21 avril au 6 mai 2022. Échantillon de 1 033 personnes, représentatif des utilisateurs de deux-roues motorisés (moto ou scooter) au moins une fois par mois. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de l’interviewé(e) et fréquence d’utilisation d’un deux-roues motorisé.

 

Paris, le 15 juin 2022,

 

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Que retenir de cette enquête ?

 

Pratiques de conduite et virages dangereux : des conducteurs qui font majoritairement preuve d’une certaine prudence

De façon générale, les conducteurs de deux-roues motorisés estiment conduire leur moto ou scooter avant tout à la vitesse maximale autorisée (43%, +5 points depuis l’an dernier) ou plus lentement que celle-ci (41%, -6 points). Seulement une minorité d’entre eux (16%, mais ce score est en légère hausse) déclarent conduire leur cylindrée plus vite que la vitesse maximale autorisée. Notons que dépasser celle-ci est plus revendiqué que la moyenne de la part des hommes (19%), des habitants de communes rurales (23%) et de ceux qui conduisent les plus grosses cylindrées (28%).

 

Dans le détail, c’est en ville que les conducteurs se montrent les plus prudents : 45% (-4 points) déclarent rouler plus lentement que la vitesse maximale autorisée, 43% (+4 points) à cette vitesse maximale et seulement 12% (+3 points) au-dessus de celle-ci.

 

En cas de virage dangereux, les deux tiers des conducteurs de deux-roues motorisés estiment réduire leur vitesse, pour plus de sécurité (+3 points), alors que 18% (-4 points) déclarent conserver leur vitesse car ils apprécient la sensation d’aller vite dans un virage et 14% choisissent même d’accélérer.

 

Le risque d’accident : une expérience souvent déjà rencontrée et une sensibilisation en hausse sur les pratiques à adopter

Une part non négligeable des conducteurs de deux-roues motorisés déclarent avoir déjà été témoins d’un accident de la route d’un autre motard (58%, +4 points) ou impliqués eux-mêmes dans un accident de la route (46%). Au global, c’est plus des deux tiers des conducteurs d’un deux-roues motorisé qui déclarent avoir connu au moins l’une de ces situations (68%, un score en hausse de 5 points). Sans surprise, ceux qui utilisent tous les jours ou presque leur scooter ou moto (80%) ont, plus que la moyenne, déjà été témoins ou impliqués dans un accident de la route.

 

Lorsqu’ils sont impliqués dans un accident de la route, près de 7 conducteurs sur 10 déclarent que les services d’urgence ont été contactés (69%, +3 points), principalement par une personne impliquée dans l’accident : directement par eux-mêmes (32%) ou par une autre personne (37%). Prévenir les services d’urgence par le biais d’une application smartphone détectant automatiquement les chutes reste très anecdotique (seulement 2%).

 

La majorité des conducteurs de deux-roues motorisés se disent bien informés sur la manière dont il faut réagir lorsqu’ils sont impliqués (73%) et/ou témoins d’un accident (75%, +4 points). D’ailleurs, cette année, les conducteurs semblent appréhender davantage la première priorité en cas d’accident de la route impliquant un motard : sécuriser les lieux, évoqué par 71% des conducteurs (+9 points), alors que prévenir les secours est cité par une proportion similaire à l’an dernier (71%). Notons que les conducteurs identifient bien les services d’urgence à contacter en priorité : les pompiers (52%) et le SAMU (36%).

 

Prévention routière : des compagnies d’assurance légitimes et qui ont un rôle à jouer

Comme en 2021, les conducteurs associent spontanément la prévention routière au champ lexical du risque (« accident », « attention », « danger ») et à des pratiques identifiées comme dangereuses (« vite », « alcool »). Et, ils témoignent d’une confiance forte dans les services d’urgences (les sapeurs-pompiers (90%), les ambulanciers (87%)) et les forces de l’ordre (les gendarmes (85%), les agents de police (84%, +4 points)) ainsi qu’aux associations de prévention routière (83%, +3 points). Même si elles suscitent une adhésion plus faible, les compagnies d’assurances recueillent toutefois la confiance de 64% des conducteurs de deux-roues motorisés (une baisse de 3 points depuis l’an dernier).

 

D’ailleurs, plus encore que l’année dernière, les conducteurs jugent prioritaire qu’une assurance de deux-roues motorisés propose des outils de prévention à ses assurés (63%, +5 points), en permettant un accès à une application d’assistance à la conduite (87%), en proposant des stages de sensibilisation aux risques de la route (87%, +3 points) ou encore en incitant à l’entretien de leur véhicule dans des garages partenaires (82%).

 

Liberty Rider : une application connue par plus d’un conducteur sur deux

En 2022, 54% des conducteurs déclarent avoir déjà entendu parler de l’application Liberty Rider. Une notoriété plus forte auprès des jeunes et d’une population urbaine.

 

Dans le cadre d’un contrat d’assurance moto, si un assureur proposait un accès complet à une application comme Liberty Rider, cela serait associé à des bénéfices manifestes par plus de 4 conducteurs sur 5. Une compagnie d’assurances qui serait alors jugée, aux yeux des conducteurs, moderne (85%), s’adaptant aux comportements de ses assurés (85%), prenant soin de ses assurés (83%) ou encore considérée comme un véritable acteur dans la prévention (83%).

 

Communiquer sur la prévention routière : la pédagogie avant tout

Une majorité des conducteurs de deux-roues motorisés déclarent avoir déjà vu, lu ou entendu au moins une campagne de communication sur la prévention au cours des derniers mois (61%). Des campagnes avant tout associées à la télévision (56%), à internet et aux réseaux sociaux (33%) et à la radio (27%).

 

En priorité, une campagne de prévention routière devrait se centrer aux yeux des conducteurs de deux-roues motorisés sur le fond des messages et la pédagogie : rappeler les bons comportements à adopter sur la route (88%) et mettre en avant les services ou les outils de prévention disponibles (85%). Le niveau d’adhésion est un peu moins élevé envers une campagne choquante, avec des images fortes et des situations qui heurtent (72%).

 

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