Enquête auprès de responsables des relations institutionnelles Etude Harris Interactive pour l’Institut Choiseul

Enquête auprès de responsables des relations institutionnelles

Etude Harris Interactive pour l’Institut Choiseul

Enquête réalisée en ligne du 10 avril au 10 mai 2012. Echantillon de 103 responsables des relations institutionnelles, à partir d’un fichier de contacts fourni par l’Institut Choiseul.

Paris, le 4 juin 2012 – A la demande de l’Institut Choiseul, et à l’occasion du Forum Choiseul organisé le 5 juin 2012 sur « Le rôle social des diplomates d’entreprise », Harris Interactive a réalisé une enquête auprès de responsables des relations institutionnelles1, afin de connaître leurs perceptions et leurs attentes en tant que professionnels et de mettre à jour l’image qu’ils estiment véhiculer auprès de différentes cibles.

 

Que retenir de cette enquête ?

 

  • Pour décrire leur métier, les responsables des relations institutionnelles (RRI) interrogés mobilisent principalement des mots liés à deux facettes essentielles de leur activité. La première, plutôt descriptive, reprend des termes tels que le « lobbying », leur « réseau », la « stratégie » ou encore leur objectif d’ « influence », dans un environnement jugé « politique ». La seconde facette est davantage prospective, et les responsables mettent en avant les exigences et attentes auxquelles leur poste doit répondre : « ouverture », « information », « pédagogie », « expertise », « communication », ou encore « veille » et « relationnel ». En effet, pour être un bon responsable des relations institutionnelles, les RRI ayant participé à l’enquête jugent majoritairement très important d’avoir un sens politique et stratégique (85%), un sens de l’écoute et d’aisance relationnelle(81%), et de mettre en œuvre d’une forme d’éthique et de transparence (74%). Dans une moindre mesure, 63% jugent très importants une bonne maîtrise des dossiers et des procédures (dont 72% parmi les RRI exerçant une activité « Business to Governments »), et 52% un réseau relationnel dense. En revanche, l’aptitude au management des équipes n’apparaît comme une qualité très importante qu’aux yeux de 19% des RRI interrogés (pour 51% « plutôt important » et 25% pas important).

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  • Parmi les responsables des relations institutionnelles interrogés, une large majorité inscrit son activité dans une relation de type « Business to Governments » (BtoG, 69%). Un tiers indique que son activité a davantage trait au « Business to Business »(BtoB, 34% ; 39% parmi les RRI d’entreprise, et 17% parmi les RRI d’institutions ou fédérations). En revanche, moins de deux personnes sur dix décrivent leur activité comme « Business to Consumers » (BtoC, 19%) ou « Business to Business to Consumers » (BtoBtoC, 15%).
  • En interne, les RRI interrogés sont quasi unanimes (91%) pour identifier la présidence ou direction générale de leur structure comme un acteur avec lequel ils travaillent systématiquement (80%) ou de temps en temps (11%), de même que la direction de la communication ou du marketing (89%), même si de façon moins systématique (46%) et plus occasionnelle (43% « de temps en temps »). Plus des deux tiers indiquent également régulièrement travailler avec la direction de la stratégie ou du développement (73%, dont 38% « systématiquement ») ou la direction du développement durable (66%, dont 23%). Notons que les RRI travaillant dans des entreprises sont plus nombreux à se déclarer en contact avec chacune de ces directions que ceux travaillant dans des institutions ou fédérations, dans lesquelles ces directions n’existent sans doute parfois pas.
  • Les responsables des relations institutionnelles témoignent d’une large satisfaction d’exercer leur métier : au global, 95% se déclarent satisfaits de leur métier, dont une majorité absolue (53%) indique même être « très satisfait(e) ». Plus précisément,ces RRI jugent quasi unanimement leur travail intéressant (94% oui, dont 75% « tout à fait ») et agréable (93% oui, dont 44% tout à fait). Notons qu’une nette majorité se déclare même satisfaite de son niveau de rémunération : 70% jugent leur travail bien rémunéré (dont 17% « tout à fait ») contre 25% d’un avis contraire, quand bien même l’on sait qu’il s’agit en général d’un motif d’insatisfaction fréquent parmi les personnes exerçant une activité professionnelle. D’un point de vue organisationnel, les RRI interrogés se déclarent majoritairement satisfaits de leurs relations avec leur hiérarchie (83% satisfaits, dont 30% très satisfaits) et de leur liberté d’agir et d’entreprendre (80%, dont 38%). En revanche, leur satisfaction est beaucoup plus mesurée concernant leur budget de fonctionnement (59% satisfaits, dont 12% « très satisfaits »), le nombre de collaborateurs dans leur équipe (48%, dont 9%) et de leurs possibilités d’évolutions en interne (47%, dont 8%). Notons qu’au global comme dans le détail, les responsables de relations institutionnelles en entreprise se déclarent plus satisfaits que leurs homologues exerçant dans des institutions ou des fédérations. Ainsi, 61% des RRI en entreprise se déclarent très satisfaits au global de leur profession contre 29% de ceux en institution ou fédération.

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  • Les responsables interrogés jugent majoritairement qu’ils entretiennent de bonnes relations avec un grand nombre d’acteurs publics « politiques », même s’ils vont rarement jusqu’à revendiquer de « très bonnes relations » avec eux : plus de huit RRI sur dix indiquent ainsi qu’ils disposent de bonnes relations avec les représentants des institutions publiques et des administrations (91% bonnes relations, dont 25% « très bonnes »), les élus (87%, dont 26% « très bonnes »), les membres de l’exécutif (86%, dont 21% « très bonnes »). Sur l’ensemble des acteurs, tout au plus 6% des RRI interrogés font état de mauvaises relations – même s’il est difficile de distinguer ce qui relève du diagnostic véritable du discours volontariste, car il peut s’avérer difficile pour un responsable des relations institutionnelles d’admettre de mauvaises relations avec chacun de ces acteurs. Ceux-ci sont également les acteurs avec lesquels les RRI déclarent être le plus fréquemment en contact, une majorité absolue indiquant consacrer « beaucoup de temps » aux représentants des institutions publiques et administrations, aux élus et aux membres de l’exécutif (respectivement 65%, 72% et 52%). Notons également qu’en dépit du temps restreint qu’ils déclarent leur consacrer (21% « beaucoup de temps » et 51% « un peu de temps »), les RRI témoignent de bonnes relations entretenues avec les acteurs du monde économique (84% bonnes relations, dont 29% « très bonnes relations »).

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  • En revanche, les responsables des relations institutionnelles indiquent qu’ils entretiennent des relations légèrement moins positives, car souvent moins fréquentes, avec d’autres acteurs publics comme les membres de la société civile en général (seulement 10% déclarant de « très bonnes relations », 14% leur consacrant « beaucoup de temps »), les journalistes(respectivement 9% et 9%) ou le grand public (7% « très bonnes relations » et 4% « beaucoup de temps », contre 77% « très peu » voire « pas du tout » de temps »). Dans un souci de nuance, précisons néanmoins que les RRI exerçant une activité « Business to Consumers » sont sensiblement plus nombreux à témoigner de « plutôt bonnes relations » avec les journalistes ou le grand public.
  • Enfin, lorsqu’ils envisagent l’évolution de leur métier dans les années à venir, les responsables des relations institutionnelles mettent spontanément l’accent sur une plus grande « transparence », jugée à la fois incontournable et bénéfique. Notons par ailleurs l’attente d’une meilleure « reconnaissance » de leur activité, qui irait de pair avec un « développement » du secteur des relations institutionnelles, et notamment sa « professionnalisation », en établissant davantage de liens avec la « communication » – dont on a vu ci-avant qu’elle constitue un interlocuteur certes régulier mais pour le moment pas prioritaire en interne.

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