Élections départementales

Etude Harris Interactive pour LCP et 20Minutes

Paris, le 20 mars 2015 – A quelques jours des prochaines élections départementales, Harris Interactive a réalisé pour LCP et 20Minutes une enquête mesurant les intentions de vote des Français au 1er tour du scrutin organisé les dimanches 22 et 29 mars prochains.

Plus précisément, Harris Interactive a interrogé un échantillon de Français inscrits sur les listes électorales dans les territoires concernés par les prochaines élections départementales – en France métropolitaine, ce critère exclut les inscrits à Paris et dans la Métropole de Lyon.

Cette enquête réalisée par Harris Interactive s’inscrit dans un contexte de meilleure information par les Français appelés à voter dimanche prochain : ceux-ci sont non seulement plus au courant de la tenue du scrutin départemental, mais ils ont également mieux identifié les candidats que les semaines précédentes. En effet, le matériel de campagne leur est désormais parvenu, les affiches sont apparues sur les panneaux électoraux et les prises de parole des responsables politiques nationaux ont accru la notoriété du scrutin.   Ce sondage a été réalisé après les affrontements à distance entre Nicolas Sarkozy et Manuel Valls dans l’Essonne, mais pour partie avant, aussi bien la prise de position de l’ancien Président de la République concernant les repas « sans porc » dans les cantines, que l’attentat en Tunisie. Même si ces deux éléments n’ont que peu de rapport avec les contours de l’action des prochains conseils départementaux, on sait qu’ils pourraient avoir une incidence sur la participation au scrutin.

Dans la lignée des enquêtes qu’Harris Interactive a menées au cours des dernières semaines, cette étude se singularise par la réalisation d’intentions de vote « sur offre réelle », c’est-à-dire que chaque interviewé s’est vu proposer les listes des binômes de candidats, ainsi que leur nuance politique, qui se présentent précisément dans le canton dans lequel il est inscrit.
Ainsi les répondants ont été confrontés à une situation correspondant précisément à la situation réelle qui s’offrira à eux dimanche lors du premier tour du scrutin. Les binômes, ainsi que les nuances leur étant associées, sont issus des données publiées par le Ministère de l’Intérieur et complétées par les informations transmises à Harris Interactive par les formations politiques.

De plus, Harris Interactive a également interrogé les inscrits concernés (c’est-à-dire hors Parisiens et résidents de la Métropole de Lyon) quant à différents leviers de mobilisation, leur attitude à l’égard de l’élection potentielle de candidats selon leur étiquette politique, ainsi que sur leurs attentes de soutien mutuel entre UMP et Parti socialiste dans le cas où un binôme de l’une de ces formations serait opposé à une candidature du Front National dans le cadre du second tour.

Que retenir de cette première enquête ?

    • Le sondage, réalisé en proposant aux interviewés l’offre réelle dans le canton au sein duquel ils sont inscrits, traduit l’intention de 29% des exprimés de voter en faveur d’un binôme soutenu par le Font National (et ce en dépit de la manière dont certains « dérapages » ont pu être exposés), 28% pour un binôme soutenu par l’UMP, l’UDI ou d’Union de la Droite, 19% pour des personnalités soutenues par le PS, le PRG ou d’Union de la Gauche.

 

    • On le sait, dimanche soir, un des enjeux sera de savoir « qui arrive en tête ». Si l’on regarde, à quelques jours du scrutin, les rapports de force agrégés au niveau national, on peut considérer que 33% des Français ont l’intention de voter pour la Gauche hors extrême-Gauche, 37% pour le centre et la Droite, 29% pour le Front National.

 

    • Parmi différents ressorts pouvant pousser les électeurs à se déplacer aux urnes, 72% des interrogés concernés par le scrutin indiquent être incités à aller voter par la perception des réelles chances pour le binôme qu’ils supportent d’accéder au second tour. Ce levier de mobilisation est légèrement plus prégnant auprès des sympathisants de l’UMP (85%) et du Front National (88%) que parmi les personnes proches du Parti socialiste (83%). Par ailleurs, le risque de voir le binôme supporté ne pas être en mesure de se qualifier pour le second tour est considéré comme une incitation à se rendre aux urnes par plus 61% des Français, en particulier par les sympathisants socialistes (79%). Enfin, aller voter pour faire barrage au Front National apparaît comme une incitation clivante : 54% des Français se reconnaissent dans cette motivation et 44% peu ou pas.

 

    • Si certains cantons verront s’affronter au second tour des binômes de Gauche, de Droite et du Front National au sein de triangulaires, d’autres connaîtront probablement une élimination dès le premier tour des candidats de Gauche ou de Droite. Les responsables de ces familles politiques seront alors appelés à réagir en donnant ou non des consignes de vote. Dans le cas de figure d’un duel Gauche/Front National, les Français apparaissent partagés entre l’attente d’un appel de la part de l’UMP à voter pour la Gauche (41%) ou l’absence de consigne de vote (39%), contre 13% attendant un appel à voter pour le Front National et 7% souhaitant que l’UMP appelle à voter Blanc. Les sympathisants de ce parti se prononcent plus volontiers pour la solution dite du « ni-ni », c’est-à-dire l’absence de consigne (56%), de façon nettement plus prononcée que la semaine dernière (+12 points)2. Dans un cas de figure symétrique, si cette fois-ci le Parti socialiste était éliminé dès le premier tour, 45% des Français attendraient qu’il appelle à voter pour le candidat de Droite, et même 73% des sympathisants socialistes (+3 points), et 40% qu’il ne donne pas de consigne de vote (contre 7% souhaitant qu’il appelle à voter pour le Front National et 7% Blanc, 1% ne se prononçant pas).

 

    • Alors que le premier tour des élections départementales aura lieu ce dimanche, seul un Français sur deux (51%) déclare un intérêt pour ce scrutin, soit une légère progression par rapport à la mesure effectuée la semaine dernière (+2 points). Restent toutefois 49% des Français qui ne se déclarent pas intéressés par ces élections départementales, dont l’on sait qu’elles sont souvent marquées par une abstention élevée. En dépit de cet intérêt peu marqué, notons toutefois que les Français connaissent relativement bien la majorité politique dans leur département.

 

    • Appelés à porter un regard projectif sur la future majorité de leur Conseil départemental, 27% des Français concernés par ces élections trouvent qu’il s’agirait d’une bonne chose si leur majorité était de Gauche, notamment les sympathisants de Gauche (73%), contre 34% trouvant qu’il s’agirait là plutôt d’une mauvaise chose et 37% exprimant une opinion mitigée. La perspective d’avoir une majorité de Droite est aussi considérée comme positive par plus d’un quart des Français (28%), surtout les personnes se disant proches de cette famille politique (69%), contre 24% trouvant qu’il s’agirait plutôt d’une mauvaise chose et 46% ni une bonne ni une mauvaise. Enfin, plus d’un Français sur deux (60%, +4 points) qualifie de mauvaise chose une hypothétique majorité frontiste dans leur conseil départemental.

 

 

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