Consultation auprès des chauffeurs Uber

Enquête Harris Interactive pour Uber

Enquête réalisée en ligne du 14 octobre au 2 novembre 2021. Échantillon de 2284 chauffeurs utilisant Uber, issus d’une base de données propriétaire d’Uber.

 

Paris, le 29 novembre,

À l’occasion des 10 ans de sa présence en France, Uber a sollicité Harris interactive afin de réaliser une consultation auprès des chauffeurs utilisant l’application afin de connaitre leur profil, leur histoire et leurs aspirations futures. 

 

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Que retenir de cette enquête ?

 

Une professionnalisation rampante de l’activité de chauffeurs Uber 

 

  • Avant d’utiliser Uber, le salariat apparaissait comme la situation majoritaire pour les chauffeurs interrogés : ainsi 6 chauffeurs sur 10 déclaraient être salariés avant leur collaboration avec Uber, 52% se présentaient même comme en CDI et près d’un quart des chauffeurs déclarent qu’ils exerçaient une activité indépendante. Les chauffeurs qui exerçaient une activité professionnelle précédemment sont 36% à présenter spontanément l’exercice d’une activité déjà lié aux transports, que ce soit de personnes ou de marchandises.
    Par rapport à la précédente consultation réalisée en 2016 par Harris interactive auprès des chauffeurs actifs, le taux de personnes se présentant au chômage avant d’utiliser Uber a drastiquement diminué, passant de 44% à 10% que l’on peut interpréter comme le signe d’une professionnalisation des chauffeurs. 

 

  • L’indépendance et la flexibilité apparaissent comme les principales raisons de choix d’une carrière en tant que chauffeur avec Uber. Plus de la moitié des chauffeurs interrogés déclarent avoir choisi de devenir chauffeurs avec Uber pouvoir travailler quand ils voulaient (57%) et pour pouvoir être leur propre patron (55%). Ces résultats, en hausse respectivement de 9 et 20 points tendent à mettre en avant une volonté d’indépendance de la part des chauffeurs quant à leur activité professionnelle, volonté qui trouve sa réponse dans leur collaboration avec Uber. La passion de l’automobile, de la conduite (38%) et le travail au contact des clients (33%) apparaissent dans un second temps comme des éléments importants pour plus d’1 chauffeur sur 3.  

 

  • Aujourd’hui, une activité qui tend à se professionnaliser et à permettre aux chauffeurs une plus grande latitude sur leurs sources de revenus. En effet, on observe trois forces qui semblent convergentes : en premier lieu, la moitié des chauffeurs ayant répondu à cette consultation affirment qu’ils utilisent Uber depuis plus de 3 ans, un signe de leur engagement. Conjointement à cet effet, on remarque également que 54% des chauffeurs précisent qu’ils travaillent avec des tiers, que ce soit d’autres applications (43%) ou avec leur propre clientèle privée (28%), une pratique qui se développe avec l’ancienneté. Enfin, 73% ne déclarent pas d’autres activités professionnelles.  

  

Un bilan positif de leur métier et une projection vers l’indépendance 

 

  • Cette « professionnalisation » semble également avoir engendré des soft skills, permettant d’évoluer positivement dans le monde du travail. Ainsi près de 9 chauffeurs sur 10 estiment que le métier de chauffeur avec Uber leur a permis de mieux organiser leurs temps. En second lieu, ils considèrent que la rigueur (78%), le respect (76%) et la politesse (76%) sont des qualités qui ont été renforcées par leur expérience de chauffeurs avec la plateforme. Enfin une majorité d’entre eux déclare que l’envie de se forger un parcours professionnel (74%) et la fierté de leur métier ont pu être renforcées par leur collaboration avec Uber. 

 

  • Sur l’aspect personnel, la confrontation aux discriminations émerge également comme une préoccupation majeure des chauffeurs interrogés. Pour près de 8 chauffeurs sur 10, il existe des discriminations à l’embauche en France (et 41% en sont même fermement convaincus). Ces discriminations sont également perçues au niveau de la façon dont on interagit sur son lieu de travail (67%) et dans sa vie personnelle (65%). Plus concrètement la moitié des chauffeurs partagent qu’ils ont déjà subi des discriminations dans leur vie de tous les jours (51%) et la moitié également (51%) déclarent avoir été confrontés aux discriminations dans de précédentes expériences professionnelles. Notons qu’ils sont un peu moins nombreux à affirmer avoir vécu des discriminations durant leur expérience de chauffeur avec Uber (39%). 

 

  • Outre ce qu’Uber a pu apporter de façon personnelle, les chauffeurs font preuve d’un bilan très positif de leur collaboration avec l’application. 93% des répondants affirment qu’Uber leur a apporté un temps de travail flexible et adapté à leurs besoins et 87% que le travail avec l’application leur a donné le goût du travail indépendant ainsi que le goût de la relation client (87%). On note ici une forte intensité de réponse, les réponses en « tout à fait » regroupant entre 53% et 67% des réponses. Ce goût du travail indépendant est exprimé par 8 chauffeurs sur 10 qui privilégieraient l’indépendance au salariat à l’avenir s’ils avaient le choix. 

 

Pour finir, cette étude nous invite à percevoir ce qu’est le métier de « chauffeurs Uber » 10 ans après l’installation d’Uber en France. Outre un contexte économique, social et juridique différent, le métier semble avoir gagné en stabilité, en professionnalisation pour des chauffeurs ayant une forte appétence pour la liberté et l’indépendance. Dans ce sillage, les chauffeurs dressent un bilan positif de leur collaboration avec Uber, synonyme pour eux d’un apprentissage du monde du travail et d’un cadre de travail un peu moins marqué par les discriminations que ce qu’ils ont pu connaître au cours de leurs activités professionnelles précédentes. 

 

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