Bilan 2011 et perspectives 2012 : des Français de plus en plus pessimistes Etude Harris Interactive pour RTL

Bilan 2011 et perspectives 2012 : des Français de plus en plus pessimistes

Etude Harris Interactive pour RTL

Enquête réalisée par Internet du 26 au 29 décembre 2011. Échantillon de 1119 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Paris, le 2 janvier 2012 – A la demande de RTL, Harris Interactive a réalisé, pour la troisième année consécutive, une étude concernant le bilan que les Français tirent de l’année écoulée ainsi que leurs projections pour l’année à venir, aussi bien au niveau individuel que collectif.

 

Que retenir de cette enquête ?

 

  • A l’instar des années précédentes, les Français sont partagés à l’heure du bilan : pour 49% d’entre eux (stable), cette année 2011 s’est avérée positive à titre personnel (c’est-à-dire pour eux et pour leurs proches) alors que pour 50% le constat est négatif. Ainsi, en dépit du contexte anxiogène de l’année qui vient de s’écouler, la moitié des Français conserve une image personnelle positive de 2011.
  • Cependant, les catastrophes naturelles, les affaires mettant en cause des responsables politiques et surtout la crise de la zone euro qui ont émaillé cette année 2011 semblent avoir affecté la capacité des Français à se projeter positivement dans l’avenir. Ainsi, seuls 44% se déclarent optimistes pour eux et pour leurs proches lorsqu’ils envisagent l’année 2012, soit 9 points de moins que l’année dernière, et même 16 points de moins que par rapport à 2009. Toutes les catégories de population sont concernées par cette baisse.
  • Alors que la récession menace et que le chômage a atteint son niveau le plus haut depuis 1999, les attentes des Français se focalisent sur l’emploi, le système social et le pouvoir d’achat, ces trois domaines d’actions étant érigés en priorités gouvernementales par au moins deux-Français sur trois pour l’année électorale à venir. En quatrième position figurent les déficits publics et la dette (63%, +9 points par rapport à l’année dernière). A l’opposé, la construction européenne ou le nucléaire sont peu perçus comme des priorités, plus d’un tiers jugeant même ces dossiers secondaires.
  • En dépit de fortes attentes dans le domaine économique et social, les Français se montrent très pessimistes quant à la capacité des acteurs à faire bouger les lignes en 2012 sur ces questions. Ainsi, seuls 9% anticipent avec optimisme les évolutions sur le front de l’emploi, 11% en ce qui concerne les inégalités sociales et le pouvoir d’achat, ou encore 13% sur le dossier de la dette. Ce sont sur les thématiques jugées les moins prioritaires que les Français se montrent le plus optimistes, bien que dans des proportions toujours minoritaires : 43% pour le nucléaire, 41% pour la sauvegarde de l’euro, 36% pour l’environnement et 33% pour la construction européenne.

 

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