Baromètre sur la lutte contre les discriminations – Octobre 2021

Enquête Harris Interactive pour la Fédération Nationale des Maisons des Potes

Enquête réalisée en ligne les 27 et 28 octobre 2021. Échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 02 novembre,

Depuis près de 6 ans, Harris Interactive accompagne Maison des Potes dans la réalisation d’un baromètre visant à mesurer l’opinion du grand public quant à différentes mesures afin de lutter contre les discriminations. D’abord menée dans plusieurs pays européens en 2015 et 2016, l’enquête se concentre depuis 2017 sur le cas particulier de la France et sur les évolutions de perceptions internes au pays. 2 vagues d’enquêtes ont été réalisées lors de l’année 2021 : la première au mois de mars, la seconde au mois d’octobre. 

 

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Que retenir de cette enquête 

 

  • On constate, depuis le début du baromètre en 2015, une perception à deux vitesses qui distingue les mesures de lutte contre les inégalités, notamment dans le travail – accueillies très favorablement – et les mesures où la citoyenneté et notamment l’accès à la citoyenneté sont mises en jeu – où les Français sont davantage partagés.  

 

  • La vague de mars 2021 avait vu une hausse générale de l’approbation des Français envers les différentes mesures de lutte contre les discriminations. Cette vague d’octobre 2021 marque un léger recul par rapport à mars dernier, tout en se maintenant à des niveaux équivalents voire supérieurs à ceux observés en 2019. En ce qui concerne les deux premières mesures, au moins 8 Français sur 10 se déclarent favorables pour : renforcer les sanctions juridiques en Europe contre les employeurs coupables de discrimination à l’égard de l’origine, de la nationalité, de la couleur de peau ou de la religion (86%, -2 points par rapport à mars) ; garantir à tous la même rémunération et la même retraite à toutes les personnes exerçant le même travail sur le territoire français, quelle que soit leur nationalité (85%, -4 points par rapport à mars). Plus des ¾ des Français se déclarent également en faveur d’une autorisation des recours collectifs en justice pour les victimes d’une même discrimination (77%, -4 points par rapport à mars) et en faveur d’un anonymat des candidatures (CV) examinées par les employeurs (76%, -1 point par rapport à mars). Dans un contexte de crise sanitaire qui s’accompagne d’une crise économique d’envergure, l’égalité d’accès au travail reste un objectif majeur.  

 

  • Les trois mesures suivantes, qui intègrent davantage la notion de citoyenneté, suscitent toujours un peu moins d’adhésion auprès des Français. Les niveaux restent néanmoins proches de ceux mesurés en mars dernier : autoriser les étrangers non-communautaires travaillant légalement en Europe à devenir titulaires de la fonction publique (61%, +1 point par rapport à mars) atteint même un niveau inédit dans l’historique du baromètre. La régularisation des travailleurs étrangers sans papiers disposant d’un contrat de travail (59%, -1 point par rapport à mars) se maintient à un niveau d’adhésion similaire depuis 2018 (59%). Les Français se montrent encore divisés sur la question d’élargir le droit de vote aux élections municipales et européennes aux étrangers non-communautaires (54%). Bien qu’en retrait de 2 points par rapport à mars dernier, cette mesure d’octobre se situe néanmoins au-dessus de toutes les autres années précédentes.  

  

  • Comme à chaque vague, les mêmes catégories de population se distinguent par leur plus grand soutien à toutes ces mesures. Sensibilisées à ces questions sur le plan personnel, les personnes dont les parents ne disposaient pas de la nationalité française à leur naissance sont toujours plus nombreuses à se montrer favorables à ces différentes propositions. C’est également le cas des personnes qui se déclarent proches idéologiquement des formations politiques de gauche. Entre 2019 et mars 2021, les profils les plus jeunes (âgés de 18 à 24 ans) adhéraient sensiblement plus aux différentes mesures : bien que l’adhésion des plus jeunes soit légèrement moins importante en octobre qu’en mars, celle-ci reste toujours supérieure à ce que l’on pouvait observer en 2019.  

 

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