Baromètre d’intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2022 – Vague 17

Enquête Harris Interactive pour Challenges

Enquête réalisée en ligne du 8 au 11 octobre 2021 (avant l’annonce de Xavier Bertrand de sa participation au Congrès des Républicains). Échantillon de 1 337 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 051 personnes inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur de l’interviewé(e).

 

Paris, le 13 octobre,

 

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Que retenir de cette nouvelle vague d’enquête ?

  • Emmanuel Macron est crédité, au premier tour, de 24% à 27% d’intentions de vote selon les hypothèses. Eric Zemmour quant à lui de 17% à 18% selon les configurations testées. Derrière ces deux candidats, Marine Le Pen recueillerait entre 15% et 16% d’intentions de vote, soit des scores stables par rapport à la semaine précédente.

 

  • Les 3 candidats à la primaire de la droite testés sont en retrait par rapport à Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Eric Zemmour, mais les intentions de vote en leur faveur n’évoluent que peu cette semaine : Xavier Bertrand recueillerait 14% d’intentions de vote (en hausse d’1 point), Valérie Pécresse 11% (stable) et Michel Barnier 7% (stable). Précisons que cette enquête a été réalisée avant l’annonce de la décision de Xavier Bertrand de sa participation au Congrès des Républicains.

 

  • A gauche, Jean-Luc Mélenchon recueille toujours 11% des intentions de vote (même niveau que la semaine dernière), alors que Yannick Jadot semble prendre une légère avance face à Anne Hidalgo. Le candidat écologiste recueillerait entre 7% et 8% des voix, creusant un premier écart avec la maire de Paris (5% d’intentions de vote en sa faveur dans chacune des configurations testées).

 

  • Alors qu’Eric Zemmour maintient un doute sur sa candidature au 1er tour de l’élection présidentielle, nous avons testé cette semaine chacune des 3 hypothèses précédentes de  1er tour (selon le candidat potentiellement désigné par Les Républicains) mais cette fois-ci sans la présence du chroniqueur et écrivain. Il est intéressant de noter que dans chacune des configurations testées, nous retrouvons des niveaux d’intentions de vote similaires à ceux testés lors des dernières vagues sans la présence d’Eric Zemmour. Emmanuel Macron recueillerait entre 25% et 28% d’intentions de vote (entre 24% et 26% il y a un mois). Sans la présence d’Eric Zemmour, Marine Le Pen se place en deuxième position, voire concurrence Emmanuel Macron pour la 1ère place (entre 26% et 27% pour Marine Le Pen, entre 22% et 26% il y a un mois). Les candidats de la droite bénéficieraient également un peu de cette configuration : Xavier Bertrand recueillerait 15% des voix, Valérie Pécresse 11% et Michel Barnier 9%. A noter par ailleurs que Nicolas Dupont-Aignan recueille 4% d’intentions de vote dans cette configuration (contre 2% lorsque Eric Zemmour est candidat) et 1% pour Florian Philippot (contre moins de 0,5% lorsque le polémiste est testé).

 

  • La possible candidature d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle reste en suspens, cette présence du chroniqueur et écrivain dans les médias interroge les Français. Plus de 6 Français sur 10 estiment ainsi que les médias parlent trop d’Eric Zemmour, contre 27% estimant que les médias n’en parlent ni trop ni pas assez, et 10% que les médias ne parlent pas assez d’Eric Zemmour. Sans surprise, plus de 3/4 des sympathisants de gauche et des sympathisants de LREM estiment que l’écho apporté aux déclarations d’Eric Zemmour est trop important, alors que moins de la moitié des sympathisants RN (46%) partagent cette opinion, et un peu plus d’ 1 sympathisant LR sur 2 (53%). Par ailleurs, 1 sympathisant RN sur 5 estime que les médias devraient accorder plus de place encore à Eric Zemmour (20%).

 

  • Comme la semaine précédente nous avons testé plusieurs hypothèses de second tour. Dans le cas d’un duel entre le Président de la République et Eric Zemmour, Emmanuel Macron l’emporterait avec 57% des voix contre 43% pour le chroniqueur, un écart légèrement plus élevé que celui mesuré la semaine dernière (55% contre 45%). Dans le cas d’un duel similaire au second tour de 2017, Emmanuel Macron l’emporterait avec 54% contre 46% pour Marine Le Pen. Par ailleurs, si Xavier Bertrand se qualifiait pour le second tour, le président des Hauts-de-France s’inclinerait de peu face à Emmanuel Macon (52% contre 48%), ce qui serait un score légèrement plus serré qu’un duel entre Valérie Pécresse et Emmanuel Macron (56% contre 44%). Comme mesuré la semaine dernière, Jean-Luc Mélenchon s’inclinerait également face à Emmanuel Macron s’il parvenait au 2nd tour (62% contre 38%). Rappelons que ces dernières configurations, si elles restent possibles au regard du temps qui nous sépare du scrutin, apparaissent aujourd’hui comme moins probables que les premières.

 

  • Enfin, cette enquête testait également l’adhésion des Français à la création d’un revenu distribué à tous les jeunes de 18 à 24 ans quelle que soit leur origine sociale. Cette mesure, principalement portée par les personnalités de gauche parmi les candidats à l’élection présidentielle, comme Yannick Jadot et Anne Hidalgo, est perçue très favorablement par les sympathisants EELV (76% s’y déclarent favorables), et par la grande majorité des sympathisants LFI (85%), tandis que les sympathisants PS se montrent majoritairement favorables mais dans une moindre mesure (62%). A contrario les sympathisants LR et RN se montrent majoritairement opposés (respectivement 73% et 67%) à cette mesure, qui divise par ailleurs les sympathisants LREM (une moitié se déclarant favorable, l’autre moitié y étant opposée). Cette mesure se trouve enfin particulièrement soutenue par le principal public concerné (70% des jeunes de 18 à 24 ans se déclarent favorables contre 33% des Français âgés de 65 ans et plus).

 

  • L’enquête réalisée cette semaine s’inscrit dans le cadre d’un dispositif barométrique hebdomadaire d’intentions de vote dans la perspective de l’élection présidentielle initialisé à la mi-avril. Comme toutes les études Harris Interactive, elle mesure des intentions de vote à un instant T. Les enquêtes n’ont nullement prétention à prévoir l’avenir, à être « en avance de phase » ou encore à anticiper des mouvements d’opinion ou comportements électoraux. Le protocole d’études est validé par la commission des sondages qui a connaissance, avant même la publication, de la méthode à laquelle nous recourrons. Celle-ci est non seulement des plus classiques mais également éprouvée depuis plus de dix ans, période depuis laquelle Harris Interactive réalise des intentions de vote. Et ce en toute indépendance.

 

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