Baromètre d’intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2022 – Vague 14

Enquête Harris Interactive pour Challenges

Enquête réalisée en ligne du 17 au 20 septembre 2021 (en grande partie avant l’annonce des résultats du 1er tour de la primaire des écologistes). Échantillon de 1 314 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 022 personnes inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur de l’interviewé(e).

 

Paris, le 21 septembre,

 

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Plus de 120 000 personnes étaient appelées à voter en ligne ce week-end pour désigner le candidat de la formation Europe Ecologie Les Verts à la prochaine élection présidentielle. Alors que le second tour de cette primaire opposera Yannick Jadot et Sandrine Rousseau nous avons testé cette semaine les intentions de vote à l’élection présidentielle avec l’un ou l’autre des candidats écologistes.

 

Que retenir de cette nouvelle vague d’enquête ?

 

  • Yannick Jadot recueillerait 6% des intentions de vote au 1er tour de l’élection présidentielle, arrivant derrière Jean-Luc Mélenchon (11%) et Anne Hidalgo (7%) mais devançant à gauche Fabien Roussel (3%) et Arnaud Montebourg (2%). Si Sandrine Rousseau représentait sa famille politique à l’élection présidentielle, elle recueillerait 2% d’intentions de vote, au profit principalement d’Anne Hidalgo (8% dans cette configuration) et d’Arnaud Montebourg (4%).

 

  • A la droite de la droite, on relève par ailleurs une dynamique négative pour Marine Le Pen, enclenchée depuis le mois de juin. La candidate Rassemblement National recueillerait entre 18% et 19% d’intentions de vote selon les configurations (alors qu’elle frôlait les 30% avant l’été). Ces scores la placent toujours en deuxième position, derrière Emmanuel Macron (23%), mais avec une avance moins nette que par le passé sur ses concurrents à droite, Xavier Bertrand (14-15%) et Valérie Pécresse (12%). Cette tendance baissière est accrue par la présence d’Éric Zemmour qui atteint désormais les 11% d’intentions de vote (+1) en captant notamment une partie non négligeable de l’électorat lepéniste de 2017 (18%).

 

  • Au-delà des intentions de vote, nous avons également interrogé les Français sur les valeurs politiques attendues de la part du prochain Président de la République. Dans un contexte de la primaire écologiste, près de 6 Français sur 10 estiment que ce serait une bonne chose que le prochain Président de la République soit pro-européen (59%), écologiste (58%) et féministe (58%). Plus de la moitié d’entre eux considèrent par ailleurs que ce serait une bonne chose qu’il soit libéral (54%), tandis que les termes socialiste (43%), conservateur (42%) mais aussi anticapitaliste (38%) divisent davantage les Français. Enfin, les qualificatifs souverainiste (31%) et communiste (25%) sont les termes les moins bien accueillis.

 

  • L’attrait pour ces caractéristiques est sous-tendu par de forts clivages générationnels. L’idée d’avoir un Président féministe séduit en effet une majorité de jeunes de moins de 25 ans (70%) et plus des deux tiers des Français de moins de 50 ans aimeraient qu’il soit écologiste. Bien entendu, des clivages politiques sont également à l’œuvre. Notons particulièrement que plus de 6 sympathisants LREM sur 10 verraient d’un bon œil l’élection d’un Président écologiste et féministe et que les sympathisants LR mettent particulièrement en avant leur volonté de voir élu un Président libéral (73%), pro-européen (65%) et conservateur (64%).

 

  • Sujet transverse aux débats entre candidats (notamment écologistes), la place du nucléaire dans la production d’énergie en France divise également les Français. Si 22% souhaiteraient conserver l’équilibre actuel sans rien changer, 62% appellent de leurs vœux une réduction du recours à cette énergie. Dans le détail, ils sont près de la moitié à se positionner pour une réduction de la part du nucléaire sans pour autant en sortir (46%), tandis que 16% souhaitent en sortir rapidement (c’est notamment le cas de 39% des sympathisants LFI/PCF et 22% des proches d’EELV, contre 72% des sympathisants écologistes se prononçant en faveur d’une réduction sans sortie définitive). Enfin, 16% des Français se prononcent plutôt en faveur d’un développement du nucléaire, notamment via la construction de nouveaux réacteurs, une opinion davantage présente parmi les sympathisants LR (37%).

 

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