Baromètre de confiance politique – Septembre 2022

Enquête Harris Interactive x Euros Agency pour LCI

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 27 au 29 septembre 2022. Échantillon de 1 043 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Paris, le 30 septembre,

 

Tous les mois, Harris Interactive / Euros Agency réalisent en partenariat avec LCI un baromètre de confiance politique.

 

Que retenir de cette étude ?

 

– 2 points de confiance à l’égard tant d’Emmanuel Macron (46%) que d’Elisabeth Borne (45%). Telles sont les données marquantes concernant l’exécutif à la veille de la rentrée parlementaire. Celles-ci le sont d’autant plus qu’il n’est nullement fait spontanément référence à la réforme des retraites que ce soit positivement ou négativement. Il s’agit pourtant d’une des seules propositions entendues de la part de nos concitoyens au cours de la dernière élection présidentielle. Entendue mais peu soutenue. On remarque que « les retraites » ne faisaient pas partie des principales motivations de vote à l’égard du candidat Emmanuel Macron alors même qu’elles étaient citées comme troisième motivation de vote des électeurs tant de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le Pen.

Aucun ministre ne dispose d’une confiance supérieure à celle de la tête de l’exécutif. Ce sont Bruno Le Maire et Olivier Véran qui sont en haut du classement. Tous deux progressent de respectivement 1 et 2 points. Il est à noter que – rarement – les porte-parole se situent à un tel niveau. Alors même qu’il est question du budget, le ministre de l’économie comme du budget (Gabriel Attal, 34%, stable) sont mieux « notés » que la plupart des autres ministres. Deux autres thèmes ont été fortement relayés dans les médias : l’écologie et la rentrée. Sur ces deux points, les ministres en charge de ces dossiers connaissent une baisse : Agnès Pannier-Runacher (23%, -1), Christophe Béchu (20%, -3) et Pap Ndiaye (25%, -2) souffrent d’un regard plus critique qu’en août.

Hors gouvernement, quelques personnalités ont été exposées. Jean-Luc Mélenchon (23%, -3), Adrien Quatennens (12%, -6), Julien Bayou (13%, -1) et Sandrine Rousseau (13%, -1) connaissent tous quatre une baisse. Contre-intuitivement, le représentant de la France Insoumise progresse chez les sympathisants de sa formation politique (84%, +5), Sandrine Rousseau comme Julien Bayou également parmi les proches d’EELV (respectivement 32%, +8 et 31%, +12). Seul Adrien Quatennens baisse chez les Insoumis (40%, -6).

Notons, enfin, que François Bayrou dans son plaidoyer pour une méthode de réforme des retraites emprunte de concertation progresse d’un point (25%) mais surtout qu’il bénéficie d’un regard en évolutions positives de la part des proches du centre Gauche (38, +12 chez les sympathisants socialistes, 31%, +10 chez ceux d’EELV) et également de ceux de la majorité présidentielle (56%, +2). Au final, le dirigeant du Modem est la deuxième personnalité – derrière Edouard Philippe – 3 chez les sympathisants d’Ensemble, septième du PS, huitième d’EELV.

Tout ceci s’inscrit dans un contexte où moins de 40% des Français accordent leur confiance à l’exécutif pour faire de bonnes propositions concernant la réforme des retraites et 46% regardent positivement ce qui est dit par les organisations syndicales. Si la hiérarchie est nette, il est à noter que jamais les dirigeants à la tête de l’Etat n’ont bénéficié d’une telle confiance. Dans le cadre de la précédente période de débats (fin 2019, début 2020) jamais ces derniers n’avaient bénéficié d’opinions favorables dépassant les 35%.

De ce qu’ils en savent 59% des Français sont favorables à une réforme des retraites et la même proportion estiment qu’elle est prioritaire. Ces données sont à regarder pas uniquement dans l’absolu mais surtout en relatif : il s’agit des projets jugés les moins prioritaires et auxquels les Français sont le moins favorables. On le repère d’autant mieux que 12% des Français citent spontanément « 65 ans » lorsqu’ils sont invités à dire à quel âge il leur semble opportun de fixer l’âge légal de départ à la retraite.

On le sait certains dossiers sont épidermiques d’un point de vue d’opinion. En l’espèce les retraites constituent un sujet glissant. A l’heure actuelle, les Français ont entendu parler de méthode (71% sont critiques à l’égard de l’usage du 49.3) et d’âge de départ. Pas (encore ?) de prise en compte des carrières longues, de la pénibilité ou encore d’un niveau de pension inférieur à 1 100€ pour les nouveaux retraités. Indéniablement cette réforme aura des incidences sur le jugement à l’égard de l’ensemble des protagonistes.

 

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