Baromètre Assurances deux-roues – Vague 4

Enquête Toluna Harris Interactive pour BPCE

Enquête réalisée en ligne du 12 au 20 mars 2024. Échantillon de 1 015 personnes, représentatif des utilisateurs de deux-roues motorisés (moto ou scooter) au moins une fois par mois. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de l’interviewé(e) et fréquence d’utilisation d’un deux-roues motorisé.

 

Paris, le 16 avril,

 

La sécurité des deux-roues motorisés : quels comportements ? Quelles attentes de la part des conducteurs à l’égard des assurances ?

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Les conducteurs de deux-roues estiment majoritairement faire preuve de prudence

  • Quel que soit le type de route sur laquelle ils roulent, les conducteurs estiment majoritairement qu’ils respectent les limitations de vitesse. 33% affirment néanmoins qu’il leur arrive le plus souvent de dépasser la limite de vitesse autorisée, en particulier sur les routes départementales (19%) et sur l’autoroute (19%). Des résultats en ligne avec ce que nous observons depuis le début de ce baromètre.

 

  • La prudence dont affirment faire preuve les conducteurs de deux-roues s’exprime également à travers les situations qui sont présentées aux répondants. Ainsi 64% déclarent qu’ils réduisent leur vitesse à la vue d’un panneau signalant un « virage dangereux » et 66% qu’ils ralentissent lorsqu’ils arrivent à quelques dizaines de mètres d’un feu qui passe à l’orange. Des pratiques là encore, constantes dans le temps, à l’image de l’utilisation du téléphone (46% affirment passer un appel, lire un sms ou consulter les réseaux sociaux au moins de temps en temps en conduisant, 49% en 2023) ou les pratiques de zigzag entre les files (74%, identique à 2023).

 

  • Concernant les habitudes de conduite en fonction du prix de l’essence, on observe cette année une légère baisse (41%, -4 pts) du nombre de conducteurs expliquant rouler moins vite lorsque le prix de l’essence augmente, alors que 42% (+5 pts) affirment que le prix de l’essence ne change pas leur vitesse. Ainsi, le discours faisant le lien entre la baisse de la vitesse et une plus faible consommation d’essence semble s’être affaibli depuis l’an dernier, un moment qui était marqué par une hausse particulièrement importante du prix à la pompe.

 

  • Concernant les changements météorologiques qui peuvent survenir, les conducteurs font également preuve de prudence puisque plus d’un sur deux déclare être beaucoup plus prudent en cas de neige/verglas, de brouillard, de rafales de vents ou de pluie. Une prudence davantage affirmée par les motards que les scootéristes.

 

En cas d’accident, une meilleure connaissance des pratiques à adopter

  • En termes de perception des risques, les conducteurs de deux-roues expriment, comme l’an dernier, un fort sentiment d’exposition au danger, que ce soit par rapport aux automobilistes (78% estiment être régulièrement mis en danger par ces derniers) ou par rapport à l’augmentation du nombre d’usagers de vélo/trottinette qui rend leur conduite plus compliquée (78%). Parallèlement à ce sentiment de danger ils affirment également être moins bien protégés par l’aménagement des routes (74%) ou par le code de la route (64%).

 

  • Ce sentiment de vulnérabilité est également à mettre au regard de l’expérience des motards motards/scootéristes : 65% déclarent avoir été déjà témoins ou victimes d’un accident de la route. Quand ils ont été victimes, deux tiers affirment que les secours ont été appelés (66%, un score semblable aux années précédentes), que ce soit par eux-mêmes (29%), par l’autre personne impliquée dans l’accident (29%) ou par un témoin (33%). Dans 8% des cas, une application smartphone a détecté la chute et a appelé directement les secours, un score qui reste marginal mais qui est en hausse de 4 points, permettant d’accréditer l’idée d’une utilisation naissante de ce type d’alerte automatique.

 

  • Les conducteurs s’estiment également particulièrement bien informés sur la façon de réagir dans ces cas-là, qu’ils soient impliqués dans un accident (76%) ou témoins (75%) de celui-ci, des résultats en hausse depuis 2021. Ce haut niveau d’information s’exprime par une forte connaissance des gestes à réaliser en cas d’accident : sécuriser les lieux (70%) et prévenir les secours (65%). Par ailleurs, dans 35% des cas, les conducteurs estiment qu’il faut apporter les premiers soins à la victime, un résultat en hausse, porté par les motards les plus expérimentés.

 

Une confiance renforcée envers les acteurs du secours et les assurances, pour lesquels des actions de prévention sont attendues.

  • En termes de prévention sur la route, les Français accordent leur confiance d’abord envers les acteurs du secours comme les sapeurs-pompiers (86%) et les ambulanciers (83%), devant les associations de prévention routière (77%) et les gendarmes (76%) et agents de police (75%). En matière d’évolutions, on observe un léger rebond de la confiance envers les acteurs du secours (+3 pts pour les pompiers et +5 pts pour les ambulanciers) mais également envers les mutuelles (72%, +5 pts) et les compagnies d’assurances (65%, +3 pts), revenant ainsi à des niveaux plus élevés après la baisse observée l’an dernier.

 

  • A propos des assurances plus particulièrement, il apparait prioritaire pour 54% des conducteurs qu’une assurance propose des outils de prévention à ses assurés, notamment la mise en place d’une application d’assistance à la conduite qui prévienne directement les secours en cas d’accident (84%).

 

  • Ainsi, le fait de proposer une application de ce type permet, pour une large majorité de conducteurs, d’enrichir l’image d’une assurance. A ce propos, la notoriété de Liberty Rider évolue peu, observant un rebond de 2 pts en faveur de ceux qui estiment savoir précisément de quoi il s’agit.

 

  • Le souvenir d’une campagne de communication à destination des conducteurs de deux-roues apparait s’éloigner légèrement puisque seuls 55% se souviennent en avoir lu, vu ou entendu une, contre 61% il y a 2 ans.

 

Des évolutions législatives connues et bien accueillies

  • Le financement du permis moto grâce au CPF apparait comme une nouveauté connue par une majorité de conducteurs de moto/scooters puisque 56% d’entre eux déclarent qu’ils le savaient, en particulier ceux qui roulent en cyclomoteur (61%) et en agglomération parisienne (70%).

 

  • Malgré les débats qu’a pu susciter cette mesure il y a quelques mois, force est de constater que la mise en place d’un contrôle technique obligatoire pour les deux-roues est soutenue par 73% des conducteurs, en particulier ceux qui conduisent les plus faibles cylindrés et depuis moins longtemps.
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