ASSOCIATIONS & RESEAUX SOCIAUX

L’observatoire de la communication Solidaire de Communication sans Frontières et Harris Interactive viennent de publier une étude sur les attitudes, perceptions et attentes des internautes français vis-à-vis des associations et ONG sur les réseaux sociaux.

Paris, le 21 janvier 2015 – Dans le contexte inédit d’usage des réseaux sociaux en particulier suite au drame de Charlie Hebdo et où la confiance envers les ONG reste tiède, la question de la transparence et de la finalité de leur usage interroge les Français. Cette étude, réalisée en décembre dernier auprès de 1000 internautes, montre que les socionautes* restent encore assez passifs et se disent gênés de relayer des informations qui pourraient heurter leurs contacts.

DES PRATIQUES PLUTOT PASSIVES

  • S’informer : 64% des personnes concernées déclarent que lors de leur visite, elles ont « visualisé une des vidéos », 61% qu’elles ont « consulté le compte sans y faire d’action particulière ».
  • Aimer et partager : 61% ont déjà « liké » une des actualités, et 51% qu’elles ont déjà « relayé les publications ».

Si un gros quart des socionautes disent avoir « commenté ou donné leur avis » ou « posté des messages positifs », les usages actifs restent encore minoritaires sur les comptes des ONG.

UN MOYEN DE MIEUX CONNAITRE LES ASSOCIATIONS

  • Comprendre : 77% des internautes français estiment qu’en soi, la présence sur les réseaux sociaux ne change pas l’image d’une ONG. Néanmoins, elle permet une meilleure compréhension de leur identité : mieux faire connaitre les causes soutenues (69%), mieux faire connaître l’action (69%) et d’aider à identifier l’ONG (65%).
  • Mobiliser : Près d’une moitié des socionautes déclare que cette présence sur les réseaux sociaux peut les inciter à participer en diffusant de l’information autour d’eux (49%), et à se mobiliser pour les causes soutenues (47%).
  • Faire confiance : Seuls 38% déclarent qu’elle les fait se sentir plus proches des ONG, et qu’elle leur inspire confiance.

LES CRAINTES DES SOCIONAUTES

  • 54% estiment que la présence des ONG sur les réseaux sociaux risque « d’exposer les acteurs sur le terrain à des risques ».
  • 37% des socionautes déclarent avoir déjà « renoncé » à partager un contenu issu d’une ONG car ils avaient peur de choquer leurs contacts.

LE DEFI DES ONG SUR LES RESEAUX SOCIAUX: CONTINUER D’INFORMER TOUT EN SACHANT SUSCITER LA MOBILISATION VOIRE L’ENGAGEMENT

Les principales attentes à l’égard des ONG sur les réseaux sociaux sont :

  • La transparence :
    Expliquer plus précisément ce qui est fait des dons collectés : 68%,
    Publier le bilan annuel de l’association: 45%.
  • L’information :
    Informer en temps réel des actions sur le terrain : 39%,
    Proposer des vidéos, reportages détaillés sur les actions de terrain : 23%.
  • La pédagogie :
    Expliquer en quoi son activité est différente de celle des autres ONG : 22%.

Une participation plus active semble encore difficile à enclencher : les formats plus participatifs comme proposer des conversations en ligne, des espaces de discussion entre abonnés et membres de l’ONG ou encore entre donateurs rencontrent moins d’attentes. Et ce à l’exception du vote participatif : avec 21% des citations, cette possibilité de voter pour choisir le prochain projet entre différentes possibilités recueille les suffrages de plus de 2 socionautes sur 10, se révélant donc aussi attendue que les vidéos de terrain. Reste à déterminer comment mettre en oeuvre efficacement un tel dispositif, en prévenant en amont les risques inhérents.
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