Les Français face aux enjeux du logement

Sondage Harris Interactive pour Guy Hoquet

Enquête réalisée en ligne du 15 au 17 mai 2018. Échantillon de 1007 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

 

Le réseau Guy Hoquet l’Immobilier diffuse, tous les semestres, un bilan dans lequel l’enseigne analyse les grandes tendances en cours sur le marché de l’immobilier. La publication de ces informations est régulièrement accompagnée d’une enquête réalisée auprès des Français, afin d’enrichir ces données objectives sur les évolutions du marché grâce à un regard complémentaire et plus subjectif.

À l’occasion de son bilan de juin 2018, Guy Hoquet a sollicité Harris Interactive afin de conduire une enquête sur le regard des Français face aux différents enjeux concernant le logement aujourd’hui : que représente aujourd’hui le logement aux yeux des Français ? Comment évoluent ses enjeux à la lumière des évolutions de société ?

 

Que retenir de cette enquête ?

Le logement : une étape indispensable vers l’indépendance, mais de nombreux obstacles à franchir avant d’y accéder

  • Lorsqu’on interroge les Français sur ce qui définit le mieux la notion d’indépendance à leurs yeux, c’est avant tout l’indépendance « financière » qui ressort. Pour 68% d’entre eux, le fait de gagner son premier salaire en constitue en effet un symbole majeur. Après ce volet financier, la notion d’indépendance est également concrétisée par l’accès au premier logement et à la liberté de déplacement : 42% citent ainsi le fait de louer son premier « chez-soi » et 40% celui d’obtenir son permis de conduire.
  • Si l’accession au logement apparaît comme une étape importante dans l’acquisition de son indépendance, 41% des Français déclarent cependant avoir déjà rencontré des difficultés pour se loger, avant tout lors de leurs études ou au moment de se mettre en couple (pour chacune de ces deux situations, 16% déclarent avoir vécu ce type de problème). Dans la plupart des cas, des contraintes d’ordre financier sont avancées en priorité (62% des Français ayant connu ce genre de difficulté avancent « un budget trop élevé par rapport à leur capacité financière »), loin devant les autres types de problèmes rencontrés.
    Certains types de populations sont particulièrement concernés par les difficultés à trouver un logement. Il en est ainsi des plus jeunes, qui disent avoir rencontré ce type de problème notamment lors de leurs études ou dans le cadre d’une colocation. Le fait de vivre avec un ou des enfants augmente par ailleurs les risques d’avoir été confronté à des difficultés pour se loger, en particulier la possibilité de trouver un bien correspondant à ses critères, comme un nombre minimum de chambres. Enfin, les habitants de la région parisienne sont également plus concernés que la moyenne, mettant notamment en avant les conditions d’octroi du logement trop restrictives (43% de ceux qui ont connu des difficultés déclarent avoir rencontré cet obstacle).
  • L’achat d’une résidence principale est l’investissement immobilier qui séduit le plus les Français : 56% d’entre eux déclarent avoir déjà acheté leur résidence principale et 15% envisagent de le faire. Les autres formes d’investissement sont en revanche minoritaires : ainsi, 16% déclarent envisager d’acheter un ou plusieurs logements pour le(s) louer (12% déclarant l’avoir déjà fait), 11% d’acheter une résidence secondaire (11% déclarant l’avoir déjà fait). Notons que, pour près de 2 Français sur 3 (63%), l’âge idéal pour acheter son premier logement se situe entre 25 et 34 ans (ce que les principaux concernés ne contestent d’ailleurs pas, puisque 70% des personnes âgées de moins de 35 ans fixent cet âge idéal de premier achat à ce moment de la vie). Enfin, durement obtenu ou non, le logement reste avant tout considéré un cocon où l’on se ressource (58%), et un lieu de convivialité (34%).

 

Le logement est avant tout perçu comme un patrimoine à conserver, même si le regard sur les usages qu’il est possible d’en faire évolue chez les plus jeunes
  • Le logement est avant tout considéré comme un bien qu’il convient de préserver pour le léguer à ses enfants pour près de 3 Français sur 4 (73%). Il apparaît ainsi, aux yeux d’une majorité, comme un patrimoine familial visant à être transmis d’une génération à l’autre. Les Français ayant aujourd’hui au moins un enfant au foyer se montrent par ailleurs partagés entre l’envie d’accueillir le plus longtemps possible leurs enfants jusqu’à ce qu’ils puissent financer eux-mêmes leur logement (47%), et celle de les aider financièrement pour les aider à se loger quand ils en auront besoin (40%).
  • De manière générale, les Français ont plutôt tendance à penser que la notion de solidarité entre générations – c’est-à-dire le fait de loger des proches chez soi ou de les aider financièrement à se loger – est sur le déclin. Près d’un Français sur deux (47%) partage cette opinion, contre 23% estimant qu’elle est plus importante que par le passé, et 29% ni plus ni moins importante. Pourtant, lorsqu’on interroge les Français de 45 ans et plus sur l’avenir de leurs proches âgés et le risque de dépendance, ils se disent majoritairement prêts, à titre personnel, à financer une aide à domicile et/ou des travaux d’adaptation pour leur permettre de rester le plus longtemps possible chez eux (74%). En revanche, le fait de financer un placement en résidence spécialisée (EHPAD, résidence senior) est accueilli un peu moins favorablement (55%), et encore moins le fait d’adapter son propre logement pour pouvoir les accueillir chez soi (44%).
  • En-dehors de la notion de patrimoine à préserver et à transmettre, les usages plus « souples » du logement ne sont pas encore majoritairement mis en avant par les Français : 41% d’entre eux se représentent ainsi le logement comme un lieu dont les pièces à vivre peuvent changer de fonction au cours de la journée, 40% comme un lieu dans lequel on travaille, et 40% également comme un lieu de cohabitation entre générations. Sa représentation comme un lieu qu’on loue (de façon saisonnière ou à des professionnels en journée) ou un lieu où cohabitent des personnes sans lien de parenté est encore moins répandue.
    Néanmoins, ces nouveaux types d’utilisation du logement, notamment le fait d’en faire une source de revenus complémentaires par la location occasionnelle, présentent un vrai potentiel pour l’avenir : en effet, on peut observer que les plus jeunes sont nettement plus ouverts à ces différents usages que la moyenne. Les personnes de moins de 35 ans sont également plus intéressées par le fait de prêter leur logement à des proches lorsqu’elles sont absentes (60% d’entre elles déclarent l’avoir déjà fait ou envisager de le faire, contre 49% en moyenne au sein de la population française) et de profiter de cette même absence pour louer leur logement (33% disent l’avoir fait ou l’envisager, contre 17% en moyenne).

 

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