Les Français et le féminisme aujourd’hui : faut-il faire évoluer et renommer le féminisme ?

Etude Harris Interactive pour Grazia

Paris, le 31 octobre 2014 – A la demande de Grazia, Harris Interactive a réalisé une étude auprès d’un échantillon représentatif de Français, hommes comme femmes, afin d’appréhender leur rapport au féminisme : se définissent-ils comme féministes ? Adhèrent-ils à des affirmations féministes ? Considèrent-ils que l’égalité entre les femmes et les hommes est atteinte ou qu’il reste du chemin à parcourir ? Quelles critiques formulent-ils à l’égard du féminisme et comment souhaiteraient-ils le voir évoluer ? Qui peut aujourd’hui incarner le féminisme ?

Voici les principaux enseignements de cette enquête :

  • Un Français sur deux (50%) se définit comme féministe : 42% parmi les hommes et 58% parmi les femmes.
  • Si la moitié des Français ne se qualifient pas de « féministes », ils adhèrent cependant majoritairement à de nombreuses affirmations selon lesquelles l’égalité femmes-hommes n’est pas atteinte en matière de rémunération, de présence aux postes dirigeants, de politique familiale ou encore de répartition des tâches domestiques… 63% des Français considèrent d’ailleurs que l’égalité entre les femmes et les hommes est « assez loin » voire « très loin » d’être atteinte, quand un sur deux craint également que des retours en arrière soient possibles sur le chemin de cette égalité.
  • Comment expliquer ce paradoxe apparent ? Par la mauvaise image dont souffrent les féministes dans la population : 7 Français sur 10 jugent qu’elles n’ont pas les bonnes méthodes, 64% qu’elles en font « trop » ou encore 49% qu’elles nuisent à l’image des femmes.
  • Par conséquent, les Français attendent un féminisme qui se construise davantage « en alliance avec les hommes » (71%), qui soit plus « concret » (63%) mais aussi plus « ludique » (51%). En revanche, ils l’envisagent moins « provocant ». 39% aimeraient également qu’il soit plus « présent médiatiquement, représenté par de fortes figures médiatiques ». Sur ce point, notons que le féminisme aujourd’hui continue d’être avant tout incarné par des figures historiques (Simone Veil, Elisabeth Badinter), et qu’une autre génération peine à émerger (Najat Vallaud-Belkacem, Florence Foresti, Emma Watson…).
  • 38% des Français vont même jusqu’à penser qu’il faudrait changer de vocable et trouver un nouveau nom au féminisme.
  • Sur l’ensemble des questions, hommes et femmes montrent des réponses assez proches, même si la question du féminisme semble être un peu plus aiguë parmi les femmes. Notons d’ailleurs qu’un peu plus d’un Français sur deux estiment que les inégalités entre les femmes et les hommes pénalisent les deux sexes.

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