Les Français à l’épreuve du certificat d’études

Enquête Harris Interactive pour Historia

Enquête réalisée en ligne du 05 au 07 avril 2017. Échantillon de 1 014 personnes, représentatif de la population française âgée d’au moins 18 ans. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).

 

La revue Historia a sollicité Harris Interactive pour réaliser une étude sur les connaissances en Histoire des Français. L’objectif de cette étude est notamment de voir si les Français auraient le niveau de leurs aînés pour réussir le Certificat d’études, mais également voir dans quelle mesure les différentes catégories de population se situent vis-à-vis de cet examen.

 

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

 

  • De façon générale, les Français se montrent partagés à propos des souvenirs de leur cours d’histoire: 55% d’entre eux déclarent avoir le sentiment de bien se souvenir de leurs cours d’Histoire (dont seulement 9% « très bien ») tandis que 44% font part du sentiment inverse. Cependant, ces chiffres d’ensemble masquent des différences entre d’un côté les hommes (64%), les cadres et les professions libérales (64%) et les plus diplômés (62%) qui déclarent davantage que la moyenne se souvenir de leurs cours d’Histoire et de l’autre côté les femmes (52%), les catégories populaires (55%) et les moins diplômés (62%) qui s’en souviennent moins que la moyenne.

 

  • Si le seuil d’admission du Certificat d’études était de 5/10, 46% des Français pourraient être aujourd’hui admis. Interrogés sur une série de questions d’Histoire générale, les Français obtiennent au global une note moyenne de 4,3/10. Si l’on s’intéresse aux notes moyennes des différentes catégories de populations, plusieurs tendances émergent : les hommes (4,8/10) obtiennent une note moyenne supérieure à celle des femmes (3,9/10) ; plus l’on est âgé, plus la note moyenne obtenue est importante (les 18-24 ans obtiennent une note moyenne de 2,6/10 tandis que les 65 ans et plus obtiennent une note moyenne de 5,9/10) ; les catégories aisées quant à elles (4,6/10) obtiennent une note moyenne supérieure à celle des catégories populaires (3,2/10). Enfin, et de manière relativement logique voire corrélée aux observations précédentes, plus l’on est diplômé, plus la note moyenne obtenue est élevée (les moins diplômés obtiennent une note moyenne de 2,6/10 tandis que les plus diplômés obtiennent une note moyenne de 5,3/10).

 

  • Dans le détail, les connaissances en Histoire des Français se révèlent plus ou moins bonnes selon les questions posées. Ainsi, lorsqu’on les interroge sur le compositeur des 6 premiers couplets de la Marseillaise, les deux tiers des Français l’identifient bien (66% citent spontanément Rouget de Lisle), alors qu’ils sont seulement 7% à citer une réponse erronée, 27% ne se prononcent pas). A l’inverse, la question à laquelle les Français répondent le « moins bien » est celle du lieu où Jeanne d’Arc a été jugée et brûlée : près d’un Français sur deux (49%) déclarent savoir que Jeanne d’Arc a été jugée et brûlée à Rouen, tandis que 38% donnent une réponse erronée (la plus citée étant Orléans). Plus globalement, la part des Français qui ne se prononce pas est toujours relativement importante. Par exemple, lorsqu’ils sont interrogés sur la personnalité du principal ministre d’Henri IV, plus d’un Français sur deux (51%) ne se prononce pas (seuls 27% associent bien le Duc de Sully, 22% donnent une mauvaise personne).

 

  • Enfin, plus d’un tiers des Français (36%) déclarent avoir regardé les bonnes réponses sur Internet ou y avoir pensé lorsqu’ils répondaient au questionnaire, principalement les 18-24 ans (48%), les catégories aisées (42%) et les Français ayant obtenu 8/10 (45%), tandis que 63% d’entre eux déclarent ne même pas l’avoir envisagé.

 

Le rapport

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