Les cadres des grandes entreprises et la digitalisation des Ressources Humaines

Enquête Harris Interactive pour Elia

Enquête réalisée en ligne du 27 septembre au 4 octobre 2016. Échantillon de 802 salariés, représentatif des actifs ayant le statut cadre dans des entreprises de 1 000 salariés et plus en France. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, statut d’activité et région de l’interviewé(e).
Dans ce présent document, le terme « cadre » désigne les cadres travaillant dans une entreprise de plus de 1 000 salariés.

À la demande d’Elia, Harris Interactive a interrogé un échantillon représentatif de personnes disposant du statut cadre et travaillant dans des entreprises de plus de 1 000 salariés. Ces cadres de grandes entreprises ont été interrogés sur leur perception des Ressources Humaines (RH), à la fois sur le métier de façon générale et sur la situation particulière au sein de leur entreprise.

Que retenir de cette enquête ?

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  • Les services RH disposent aujourd’hui d’une image à la fois peu constituée et très mitigée auprès des cadres des grandes entreprises

    56% de ces derniers ont une bonne opinion de ce métier, dont seulement 4% une « très bonne opinion ». Leur regard est plus critique encore envers les services RH au sein de leur entreprise : 48% en ont une bonne opinion (notamment auprès des secteurs du commerce et des services : 74% et 61% de bonne opinion), quand 52% expriment une mauvaise opinion (dont 14% « très mauvaise opinion »).

  • Ce regard mitigé à l’égard des services RH s’explique sans doute par la difficulté qu’ont les cadres à identifier l’utilité de ces services

    les RH sont certes jugées utiles par une majorité de répondants pour certaines fonctions « classiques », telles que recruter de nouveaux salariés (73% utiles), accomplir des démarches administratives (61%) et assurer la formation des salariés (55%).
    Mais seule une minorité de cadres attribue aux RH une utilité pour informer les salariés sur l’actualité interne (40%) ou leur faire découvrir de nouveaux modes de travail (29%). Au final, les cadres sont très partagés sur l’apport économique des services RH à leur structure : 36% estiment qu’ils font gagner de l’argent à leur entreprise, 33% qu’ils lui font en perdre, quand 30% n’identifient aucun impact économique.

  • Et si les cadres ont du mal à identifier les missions de leurs RH, cela est probablement lié à la faible fréquence de contact avec ces services

    seule la moitié (50%) des cadres de grandes entreprises déclare avoir plusieurs échanges par an avec leurs RH, quand 11% affirment n’avoir de contact qu’une fois par an et 38% encore moins souvent. La fréquence de contact est toutefois plus élevée parmi les cadres supérieurs (64% plus d’une fois par an).

    Plus précisément, le motif le plus fréquent de contact avec les RH est la recherche d’informations administratives ou juridiques (51%), devant la mobilité interne (31%), la demande de formations (27%) et l’évaluation annuelle (24%). Aucun autre motif n’est cité par plus de 15% des cadres.

  • Dans un contexte plus global, 80% des cadres ont le sentiment que les outils digitaux prennent une part de plus en plus importante dans leur environnement de travail.

    Mais aux yeux des cadres, les services RH ne constituent pas un support efficace pour appréhender ce phénomène de digitalisation. Ainsi, 67% des cadres ont le sentiment que leurs RH ne les aident pas à s’adapter aux évolutions digitales dans leurs univers professionnels, dont 26% ont même le sentiment que ce n’est « pas du tout » le cas.

    Plus concrètement, les cadres des grandes entreprises ont même le sentiment qu’avec le développement des outils digitaux, leurs contacts avec les RH sont devenus plutôt plus rares (38%) que plus fréquents (15%), même si une majorité relative estime surtout que cela n’a pas eu d’impact particulier.

  • De façon transversale, les jeunes (moins de 30 ans) portent certes un regard légèrement plus bienveillant que la moyenne

    à l’égard des services RH, mais leurs aînés (30-60 ans) se montrent systématiquement plus critiques. Les cadres d’entreprises publiques se démarquent également par leur plus forte demande d’informations administratives auprès de leurs RH (64%, contre 51% en moyenne) et par leur sentiment que les contacts avec ces services se font de plus en plus rares avec la digitalisation (51%, contre 38% en moyenne).

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