Intentions de vote pour l’élection présidentielle

Enquête Harris Interactive – Indeed pour LCP

Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 mai 2017. Échantillon de 4 991 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant :
– un échantillon 2 532 personnes ayant répondu avant le débat d’entre-deux-tours (le soir du 3 mai 2017) représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 2 349 inscrits sur les listes électorales ;
– un échantillon 2 459 personnes ayant répondu après ce débat, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 2 270 inscrits sur les listes électorales.
 Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e) et vote au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017 pour les intentions et motivations de vote.

Dans le cadre de la séquence électorale, l’institut Harris Interactive et Indeed réalisent pour LCP des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielle puis législatives. Les résultats seront diffusés chaque semaine sur LCP-Assemblée Nationale : les données de cette quatrième enquête, portant sur le second tour de l’élection présidentielle, sont diffusées ce vendredi 5 mai.

 

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

 

  • À quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, les intentions de vote restent conformes à ce qui a été mesuré depuis plusieurs semaines, à savoir une nette avance d’Emmanuel Macron (62%) sur Marine Le Pen (38%). Notons que cet écart est dû à l’excellente mobilisation des électeurs de premier tour de l’ex-Ministre de l’Economie, qui sont 98% à indiquer souhaiter participer au scrutin du second tour pour soutenir leur candidat, mais également aux bons reports des électeurs de Benoît Hamon (73%).Dans une moins mesure, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (46%) et François Fillon (44%) sont une majorité, certes relative, à soutenir le candidat d’En Marche. Marine Le Pen, quant à elle, bénéficie bien entendu d’une forte mobilisation de ses électeurs de premier tour (92%, donc une moindre mobilisation de sa base par rapport à celle de son adversaire), du report d’environ 1 électeur de Nicolas Dupont-Aignan sur 2 (46%), et d’une partie des soutiens de premier tour de François Fillon (26%) et de Jean-Luc Mélenchon (13%). Observons que parmi les électeurs de premier tour du leader de la France Insoumise, plus de 4 sur 10 affirment ne pas choisir de candidat au second tour, tout comme 30% de ceux de François Fillon.

 

  • Quels effets le traditionnel débat d’entre-deux-tours a-t-il pu avoir sur ces intentions de vote ? En comparant ces résultats à ceux relevés juste avant cet évènement, il est possible d’identifier une progression d’1 point des intentions de vote en faveur d’Emmanuel Macron suite au débat, et donc un recul d’un point de Marine Le Pen. En termes de reports, les électeurs de premier tour de Benoît Hamon se montrent davantage enclins à voter pour Emmanuel Macron (+4 points) après le débat, alors que ceux de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon le sont moins (respectivement -5 points et -4 points), se tournant davantage qu’auparavant vers l’abstention (+4 points pour les deux candidats). Notons également que qu’une petite partie des électeurs de premier tour de Marine Le Pen s’est détournée de leur candidate (-5 points), y préférant l’abstention, le vote blanc, nul, voire, marginalement, Emmanuel Macron.

 

  • Pour cette dernière étude avant le second tour, ont été analysées les motivations de vote permettant de mieux comprendre l’état d’esprit des électeurs à quelques jours du scrutin. Notons que le vote de rejet apparaît comme la première des motivations des électeurs d’Emmanuel Macron (69% de ses électeurs affirment choisir ce bulletin pour empêcher l’élection de Marine Le Pen), mais également comme une motivation importante parmi les soutiens de l’ex-Présidente du Front National (50%). Parmi ces derniers, la notion de proximité perçue de la candidate arrive en première position des motivations (58%), devant l’adhésion au projet (56%, contre 36% pour les électeurs d’Emmanuel Macron) et le souhait de la voir élue à la tête de l’État (56%, à un niveau proche de celui exprimés par les soutiens du fondateur d’En Marche pour leur candidat, 57%).

 

 

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